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Révolte solidaire

Un rassemblement de soutien aux familles sans papiers pour le premier et le quatrieme arrondissement a protesté contre la non régularisation de treize familles.

RESF entame le tout début des revendications, « Nous sommes avec ces familles. ».
Le Réseau Éducation Sans Frontière, ainsi que Madame le maire du premier arrondissement, Nathalie Perrin Gilbert, ont organisé mercredi 11 octobre une conférence et un rassemblement place Sathonay près de la mairie du premier. Ils soutiennent trois écoles (Michel Servet, Victor Hugo et Paul Chenavard) qui comptabilisent onze familles sans papiers, auxquelles s'ajoutent deux familles du quatrième arrondissement.


Ces différentes familles sont résidentes depuis de nombreuses années à Lyon, certaines depuis cinq ans, et sont en attente de papiers. Elles ont déjà procédé à plusieurs demandes de régularisation dans le cadre de la circulaire de Nicolas Sarkozy.
Actuellement, quatre familles sont à la rue ou hébergées de façon très provisoire. Et les solutions sont malheureusement peu nombreuses : dormir dehors et téléphoner au 115, en espérant trouver une place, avoir le courage de contacter des amis, ou dormir à Perrache. Mireille Peloux, enseignante à Michel Servet et membre du RESF fait remarquer que dans les onze familles du premier, 26 enfants doivent dormir dehors, dont 4 bébés. La situation est impossible, « on touche aux scolarisés » dit-elle. Mireille ajoute que « la régularisation sera longue » et que ce n'est pas « le bout de la galère », mais ce ne sont que les tout débuts des revendications.
Le rassemblement devait selon Madame le maire « dénoncer ce qui existe dans la ville de Lyon », sachant qu'il n'y a pas eu d'expulsion dans le premier arrondissement depuis un an.

« L'État ne devrait pas compter sur la bonté des citoyens », « nous ne sommes pas les Pièces Jaunes ! »
Cette régularisation est « un devoir que l'État a à assumer aujourd'hui », le RESF, fondé en juin 2005, est passé de 6 à 300 dossiers en juillet 2005. Selon Mireille Peloux, il est « inconcevable » de dire « repartez chez vous » à ces familles alors qu'elles résident ici depuis plusieurs années.
Il est honteux, selon les participants, que l'État ne prévoit aujourd'hui aucun budget en faveur de ces régularisations et pour aider les familles en attente de papiers. L'État compterait sur les citoyens , mais comme le dit Nathalie Perrin-Gilbert, les « Pièces Jaunes » ne sont pas la solution, les citoyens ne sont pas dupes à propos du durcissemernt général européen sur la régularisation.
Les acteurs du rassemblement exigent donc de la DDASS l'avancement du plan froid initialement prévu pour la mi-novembre, les bébés et jeunes enfants ne pouvant tenir actuellement plus de deux nuits à l'exterieur sans tomber malade. Il est aussi revendiqué l'ouverture des chambres d'hôtel libres.
Enfin, il faudrait cesser le « cas par cas » et mener, pour ces arrondissements, une régularisation globale. Par ailleurs l'OFPRA a refusé toutes les demandes d'asile effectuées par les familles concernées.
Les participants souhaitent faire remarquer qu'ils n'ignorent pas pour autant les français dans la misère, mais que les étrangers restent en dehors des dossiers d'aide et qu'il faut alors rester solidaire.

Refus :  « absence d'éléments nouveaux », des décisions « complètement arbitraires et aléatoires » ?

Selon les personnes suivant les dossiers, les amis, le RESF, l'école et la mairie, la plupart des dossiers sont censés rentrer dans le cadre de la circulaire Sarkozy. Quand certains sont d'ailleurs acceptés alors que le doute subsiste, ceux dont les critères sont remplis dans le cadre de la circulaire sont refusés.
Les enfants ont tous été scolarisés pour ceux qui sont en âge de l'être concernant ces familles. Certains sont jeunes et fragiles mais cela ne joue pas forcément en faveur d'une régularisation au titre par exemple de « parent d'enfant malade ». Des familles ont fuis leur pays par danger mais les demandes d'asiles sont pour la plupart refusées ou en réexamination.
La majorité des dossiers sont suivis et la volonté des familles leur permet de ne pas abandonner. Malgré tout le délai d'attente pour une réexamination ou une simple réponse est longue. D'autant plus que la réponse standard « absence d'éléments nouveaux » semble vouloir dire que sans relancer continuellement l'État pour garder son dossier « en haut de la pile » le refus est certain.


Voici deux cas totalement différents et pourtant rejetés, les raisons restent mystérieuses :
You Wang a été confiée à 16 ans au foyer pour jeunes de l'ANEF dans le 6ème arrondissement sous la tutelle de M. Mercier du Conseil Général. Elle ne parlait pas un mot de français à cette époque où sa famille l'abandonne. Aujourd'hui, à 18 ans, You parle français couramment et est scolarisée en bac pro d'Hôtellerie où ses notes sont loin d'être décevantes. Mais à 18 ans You ne peut plus rester au foyer malgré le soutien de Mmes Bertrand et Raymond-Teyssieux qui y participent. Elle reçoit donc une invitation à quitter le territoire et son dossier est refusé. Le dernier espoir de cette jeune fille, française de coeur, reste le recours en grâce et la médiatisation.
Kafia Bénaissa et sa maman sont en France depuis 2002, Kafia a 9 ans et demi, elle est au CM1 où elle s'est liée d'amitié avec de nombreux élèves. Elle aime la France, elle se dit « heureuse de vivre ici » et craint l'Algérie mais le refus supplémentaire de leur demande pour « manque d'élément nouveaux » la blesse profondément.

La mobilisation continue, le groupe de soutien attend toujours plus de monde et de journalistes pour médiatiser la situation : rendez-vous samedi 21 octobre sur le Parking de Cusset à 13h30 pour être à 14h30 au Centre de rétention.

Le site de RESF pour tout renseignement: HYPERLINK "http://www.educationsansfrontieres.org" http://www.educationsansfrontieres.org et leur contact : HYPERLINK "mailto:resflyon@aol.com" resflyon@aol.com
Pour comprendre le rôle de l'OFPRA : HYPERLINK "http://www.ofpra.gouv.fr/" http://www.ofpra.gouv.fr/
Circulaire Sarkozy :
HYPERLINK "http://www.fil-info-france.com/actualites-monde/sarkozy_arrete_30_juillet_2006.htm" http://www.fil-info-france.com/actualites-monde/sarkozy_arrete_30_juillet_2006.htm


Frédérique Roussel

Publié le 14 octobre 2006 à 10:12:24 dans Question de famille | Commentaires (0) |

Les petits boulangers




Cette semaine, le pain est à l'honneur. Et à la Croix Rousse aussi, les boulangers sortent la tête du pétrin un instant pour vanter les mérites de leur métier.


Il y a de l'animation en ce mercredi matin, à la boulangerie Bouvier. Et pour cause. Une classe de maternelle a été conviée à un cours sur la fabrication du pain. Dans le rôle du professeur, M. Bouvier, boulanger pâtissier, installé à la Croix Rousse depuis près de deux ans. Avant d'entamer sa démonstration, l'artisan interroge ses petits apprentis d'un jour : “Qui sait comment on fait du pain?”
Les réponses ne se font pas attendre : “Du sel”, “De l'eau!”, “De la farine aussi”
Sans oublier, bien évidemment, la levure, précise M. Bouvier. Après cette petite introduction théorique, place à la pratique. Les enfants ont pu, durant près d'une heure, s'essayer à la technique du roulage, pétrir la pâte, fabriquer leur petit pain, observer la cuisson et découvrir le pétrin.
Ils ont aussi pu se rendre compte du temps que nécessite la fabrication du pain. “Pour que le pain soit bon il faut le laisser gonfler près d'une journée avant de le faire cuire.” Une fois le travail terminé, les petits boulangers en herbe ont profité du savoir faire de M. Bouvier en dégustant des viennoiseries.
En bref, une excellente initiative qui suscitera, pourquoi pas, quelques vocations chez les enfants.

Pour en savoir un peu plus sur le pain et la fête du pain, voici quelques sites à visiter :



www.fetedupain.com

www.espace-pain-info.com/
www.boulangerie.org



Publié le 17 mai 2006 à 12:18:40 dans Question de famille | Commentaires (2) |

Soierie vivante





Au début du XXe Siècle la Croix-rousse  comptait près d'un metier à tisser par habitation. Aujourd'hui l'association Soierie Vivante lutte pour la sauvegarde du dernier patrimoine lyonnais du tissage .

L'atelier municipal de la passementerie, où ont lieu les visites, compte 4 métiers à tisser dont 3 en état de fonctionnement . C'est face à ces machines que Madame Letourneau, a passé la majeure partie de sa vie . En cessant son activité elle ne s'est pas résolue à voir disparaître ses métiers, et a pendant des années fait visiter son atelier .

Les deux salariés de l'association, soutenus et accompagnés par environ 200 adhérants, se mobilisent pour préserver le patrimoine « Notre combat : maintenir les machines en état et dans le lieu » . Il y a une recherche d'authenticité mais il ne s'agit pas d'un musée, les machines sont en état de marche ou vont être restaurées . Ce qui permet d'éviter la mort de la soierie à Lyon en conservant le savoir faire .

Les visites ont pour but d'exposer les conditions de vie des canuts et leur conditions de travail qui se déroulaient dans le même local . Pour les lyonnais, c'est l'occasion de voir ce qu'ils ont pu imaginer en lisant Claudine de Lyon . Certains visiteurs viennent de la région mais on y croise aussi des étrangers venus découvrir les spécificités de la ville . Chaque année entre 8000 et 9000 visiteurs font le tour de l'atelier .

Les métiers à tisser ont une mécanique complexe . Ceux équipés de la mécanique Jacquard permettent de réaliser des motifs grace à des cartes perforées, avec un système binaire que l'on retrouve aujourd'hui adapté dans l'informatique.

Les enfants de 6 à 12 ans peuvent participer à des ateliers spécifiques qui durent de 2H30 . Grace à des métiers à tisser adaptés, les plus petits pourront tisser eux même. Par l'expérimentation ils comprennent plus facilement le fonctionnement des métiers plus imposants qu'ils découvrent durant leur visite .

La ville soutient l'association, mais celle tire principalement ses ressources des adhérants, de dons, des visites et de la boutique qui commercialise des articles 100% soie provenant de la région lyonnaise .



Les visites ont lieu le mardi de 14H00 à 18H30
et du mercredi à samedi de 9H00 à 12H00
14H00 à 18H30

21 rue Richan 69004 Lyon
au 1er étage

adulte: 3€
étudiant: 2€

Tel: 04 78 27 17 13

www.soierie-vivante.asso.fr




Julien Vandervoorde

Publié le 18 avril 2006 à 21:08:08 dans Question de famille | Commentaires (1) |

Quelqu'un à qui parler



A Lyon, depuis plus de trente cinq ans, l'association « la porte ouverte » est un lieu d'écoute pour les personnes dans l' adversité .

Chaque jour, cinq à six personnes franchissent "la porte ouverte" . Il s'agit d'un lieu d'écoute où les personnes en détresse morale et ayant besoin de se confier peuvent le faire sans crainte du jugement. La discussion n'est pas guidée, chacun est libre de dire ce qu'il ressent, mais l'accueillant peut toutefois aider à trouver les mots. Le tout de façon anonyme et confidentielle. Ce contrat de confiance établie par les bénévoles permet à l'association de recevoir de nombreux habitués depuis plusieurs années.

S' il est possible d'avoir recours à un entretien téléphonique, la rencontre physique est privilégiée . Toute personne est accueillie sans a priori et peut éventuellement être rédirigée vers d'autres associations spécialisées (dépendance à l'alcool, suicide, ...) .

Avec une trentaine de bénévoles à son actif, l'association, est en perpétuelle recherche de nouveaux volontaires. Elle  mène pour cela  une campagne de communication dans le métro . Le bénévole doit pouvoir assumer une permanence de 3 heures et demi par semaine. L'âge minimum requis pour postuler est de 25 ans mais la majeure partie des bénévoles est constituée de retraités . Un excellent moyen pour eux de rester actifs tout en ayant la possibilité de rencontrer des personnes variées .

Pour Chantale, bénévole depuis plus de sept ans : « C'est un engagement à long terme . » « Après avoir été séléctionnée par l'association, on reçoit une formation de trois jours avec un psychologue . » « Au bout de trois mois on est opérationnel et on peut acceuillir les personnes . »  « On a régulièrement des reunions avec des professionnels pour parfaire la formation . »

Hébergée dans un local des TCL situé dans la station Bellecour,  la porte ouverte reçoit également le soutient de la caisse primaire d'assurance maladie et des collectivités territoriales qui assurent la majeure partie de ses ressources . Reconnue d'utilité publique, elle bénéficie de l'agrément du Ministère de la Jeunesse, de l'Education et de la Recherche .

Née à Lyon, la porte ouverte est présente, au sein d'une fédération, dans de nombreuses  villes de France (Rouen, Paris, Besançon, Nîmes et Toulouse) .

Station de métro Bellecour
Entrée coté Victor Hugo direction L. Bonevay

Entretient gratuit, sans rendez vous

ouvert du lundi au vendredi de 10H à 19H
    samedi et dimanche de 15H à 19H
-> HYPERLINK "http://laporteouverte.fede.free.fr/"laporteouverte.fede.free.fr/

Julien Vandervoorde




Publié le 04 avril 2006 à 09:06:17 dans Question de famille | Commentaires (0) |

Le Son dans tous ses états




A l'occasion de la fête des Sciences, l'association Groupe Musiques Vivantes Lyon organise une exposition entièrement dédiée au son. Ne ratez pas la journée porte ouverte de samedi, à la Villa Gillet, 25 rue Chazière.


Elles peuvent être grandes ou petites. Pendantes ou décollées. Poilues ou décorées. Il s'agit bien sûr...de nos oreilles. Cette semaine, le Groupe Musiques Vivantes de Lyon, rend hommage à cette partie complexe de notre anatomie, et plus généralement au son et à ce sens, si précieux, qu'est l'ouie. Un hommage modeste mais bien mérité, qui prend ici la forme d'une exposition ludique et interactive. Présentée dans les salons de la Villa Gilet, cette initiative originale fait voyager le public dans l'univers du son et de la musique électroacoustique. Ce mercredi, c'est un petit groupe d'adolescentes, accompagné de leur animatrice sociale, qui a tenté l'expérience. Première surprise de l'exposition : une écoute sonore dans le noir le plus complet. Miaulements de chat, chants d'oiseaux, bruit de cascades...de droite à gauche, de haut en bas, le son sollicite l'ouie au maximum. Et les réactions étonnées des jeunes filles ne se font pas attendre : “C'est la jungle ou quoi?” Faux.“C'est ce que l'on appelle la spacialisation du son” explique notre guide. La suite de l'exposition sera plus informative mais néanmoins tactile. Essai à la variation de la vitesse du son, explication sur sa propagation, test de la capacité auditive...En bref, pas de panneau laborieux et de schéma ennuyeux, mais des objets concrets et interactifs. C'est aussi l'occasion  de prévenir le groupe sur les risques qu'engendre l'utilsation prolongée d'écouteurs. "Cela abîme vos oreilles et plus tard vous serez peut être obligées de porter un appareil." "Comme Jacques Chirac?", s'amuse l'un des jeunes filles. 
La visite s'achève par un détours dans le studio d'enregistrement. Bernard Fort, l'und des fondateurs du GMVL, initie son public à l'analyse des sons, à l'emprunte vocale, au micro, et même au scratch! A partir d'une phrase, ce dernier, grâce à son ordinateur, met en avant les multiples possibilités qu'offre un extrait sonore de trois secondes. Malheureusement pour les adolescentes, pas le temps de chanter devant le micro. “Mais vous savez, pour faire un album en studio, il nous parfois une année entière.”, souligne Monsieur Fort, soucieux de casser les clichés véhiculés par la télévision et notamment par des émissions comme la Star Académy.
Pascale Lagahe

Préserver ses oreilles, au même titre que ses dents, ses yeux ou ses cheveux
“Actuellement, des études ont montré que 18% des enfants de moins de 18 ans avaient perdu 20 décibels de capacité auditive. Autrement dit, près d'un jeune sur cinq a une oreille d'un adulte de quarante ans. C'est dire si dans les années à venir, notre société connaîtra des problèmes de surdité importants. Nous aurons à faire à des gens de plus en plus sourds. Et le piège sera alors d'augmenter le son en permanence. Nous vivons dans un monde de plus en plus bruyant même si les notions de silence sont relatives”  Bernard Fort.

Petit mot sur l'association
Le GMVL promouvoit toutes les activités culturelles ayant attrait aux techniques électroacoustiques, et ce, dans les domaines de la création, la production, la formation, l'édition et la recherche. Il s'agit d'un travail musical basé sur l'utilisation des nouvelles technologies du son. Durant toute l'année, ses organisateurs reçoivent les scolaires.
contact : 04 78 28 69 10
www.gmvl.fr.st





Publié le 13 octobre 2005 à 14:10:49 dans Question de famille | Commentaires (0) |

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