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« Nikito m’a fait éclater »


interview de Jean-Marc Imbert

Jean-Marc Imbert est un artiste reconnu dans le monde du spectacle et du cheval pour ses numéros sensationnels, réalisés...Sans bride.
À l'âge de 23 ans, son fidèle compagnon équin, Nikito, fait ses adieux au public après 13 ans de carrière dans le spectacle équestre.
Il a présenté Nikito le dernier jour d'Équita'lyon, pour la dernière fois, impressions.

Pouvez-vous nous expliquer votre parcours ?

- Au départ mon premier métier est informaticien, c'est le métier qui m'a permis de vivre jusqu'à ce que mes représentations soient suffisamment nombreuses. J'ai commencé dans le monde du cheval à l'âge de cinq ans. Mes parents n'ont jamais monté à cheval, ils avaient un élevage de vaches, mais comme nous étions quatre frères et soeurs et que nous aimions les chevaux, on en a acheté un, puis deux, puis trois jusqu'à monter une ferme équestre, puis un centre équestre que ma soeur dirigeait. Moi je n'aime pas le classique, je ne veux pas rentrer dans une carrière pour faire des ronds et des « patapons ». J'ai toujours préféré la voltige.

C'est de là qu'est venue l'idée de monter sans bride ?

- Un jour j'ai eu besoin de tenir un arc pour une représentation, ayant besoin de mes deux mains, j'ai appris à mon cheval à s'arrêter, puis à tourner, au fur et à mesure j'ai pu monter sans bride. C'était en 1993, et je ne me rendais pas compte que c'était nouveau, personne ne me disait que c'était bien dans les spectacles, c'est sur les salons spécialisés dans le cheval que ça a impressionné, on me disait « mais comment tu fais ? c'est génial tu as appris comment ?... »

Votre réussite semble venir d'une bonne entente. Nikito a-t-il été votre premier cheval?

- J'ai eu deux chevaux avant Nikito, mais pour l'animation. Nikito, c'est lui qui m'a fait éclater ! Il est mon premier cheval de spectacle. Mais on était toujours en conflit, il ne voulait pas travailler, ne voulait rien faire, il est horriblement caractériel. Ce n'est pas le meilleur copain que j'ai pu avoir, c'est pas le « copain câlin », mais c'est très particulier.

Alors d'où vient cette réussite ?

- On a trouvé un compromis, ce n'est pas un cheval soumis, on travaille à deux, il n'y a pas que le chef. Et puis il n'a jamais été suffisamment embêtant pour troubler le spectacle, ça passe toujours bien.

Avec le départ de Nikito en grande pompe à Équita'lyon, quel à été l'événement le plus marquant pour vous deux ?

- A part celui d'Équita'lyon, le jour où il a eu peur de machines fumigènes à une répétition, c'était « nul de chez nul », tout était réduit à néant en deux secondes, j'avais l'impression d'avoir tout perdu, je me suis rendu compte que je pouvais ne pas avoir de pouvoir. Mais sans les machines ça s'est arrangé !
L'hommage à Nikito au salon était émotionnel surtout, et le fait qu'Équita'lyon et Alain (NDLR : Alain Blanquet, ami de Jean Marc et responsable de la carrière animation du salon) aient proposé de donner le nom de Nikito à la carrière animation du salon, un geste comme ça c'est très fort parce que c'est sincère.. De ma carrière je n'ai jamais vu quelque chose d'aussi gentil. Alain a eu la bonne idée un mois avant, et rien n'était prévu, en fait je ne trouvais pas le bon moment, je disais toujours « J'sais pas ».

Nikito rentre chez vous maintenant ?

- Oui il est chez moi à Manosque, isolé de la ville, avec d'autres chevaux, en « vacances » pas en retraite. J'espère avoir du temps un peu à lui consacrer. Il n'a pas l'air en colère, il paraît qu'il regardait l'autre travailler par le rideau sur la carrière. Je me suis demandé comment se passerait sa dernière représentation car ça le tire de partout, mais il a été très bien.

Vous reprenez maintenant le spectacle de l'Indien avec Yelo ?

- Yelo l'a repris cette année, le premier mai, le pauvre a déjà dû remplacer un cheval qui ne pouvait pas partir en Australie, pour la poste en liberté ! Il a été formé à 6 ans en deux mois et trois jours (les jours sont comptés pour remplacer au pied levé !). Il reprend le numéro de Nikito, le premier numéro sans bride qui a pris trois ans.

La représentation de Jean-Marc Imbert (qui se produit tous les ans à Équita'lyon), de Nikito et de Yelo n'était pas prévue au programme d'Équita'lyon. C'est à la surprise de tous et avec grande émotion que le public lyonnais du premier salon de province a fait ses adieux à Nikito.

Pour plus d'information, le site de Jean-Marc Imbert : HYPERLINK "http://www.imbertjeanmarc.com" http://www.imbertjeanmarc.com

Publié le 16 novembre 2006 à 14:12:51 dans Portrait de quartier | Commentaires (0) |

Rencontre avec Mary Poppins



Suzanne Gaume nous livre quelques confidences après sa représentation à la Vogue Croix-Roussienne samedi soir. Portrait d'une « recordwoman » du dynamisme et de la bonne humeur.

Un personnage haut en couleurs
Comme elle le dit si bien « je voie toujours la vie en rose ». Et c'est sur cette trame de fond que s'est déroulée toute la soirée passée en compagnie de Suzanne.

Une soirée en compagnie de Suzanne, c'est comme revoir le film Mary Poppins. D'ailleurs ce n'est pas un hasard si elle est considérée comme le sosie de la charmante britannique. Le costume de fine dentelle, sans oublier les gants, l'ombrelle ou le parapluie, la classe au naturel fait de notre Mary Poppins un personnage inoubliable à Croix-Rousse.

« L'univers Suzanne » est simple : faire ses déplacements à pieds ou à vélo pour mieux pouvoir rencontrer les gens. Prendre le temps que nous offre la vie pour partager les plaisirs, pousser la chansonnette au détour d'une rue. Bref mordre la vie à pleines dents.

Un parcours « professionnel » impressionant
Suzanne a étudié aux Beaux Arts avant de travailler, jeune, chez Bianchini Férier, une maison de Haute Couture qui a collaboré avec Yves Saint Laurent, Dior, Coco Chanel. Ce qui explique son goût pour les beaux vêtements comme sa tenue de représentation .

Elle avoue faire la plupart des castings de Lyon afin de rencontrer des gens, jouer des rôles divers et variés dans des films, assister à des émissions...C'est de cette manière qu'elle participe en 1999 aux Cent Ans du Cinéma à Montplaisir. Son grand intérêt pour la télévision lui permet de connaître Michel Drucker, Arthur, de jouer dans un film avec Trintignant. En 2001 elle participe à l'émission « spéciale sosies » de C'est Mon Choix animée par Évelyne Thomas, pour ne citer que quelques exemples.

La carrière de Mary Poppins est donc loin de se terminer puisque, actuellement, elle pose pour des artistes peintres comme Georges Damin et sort juste de trois jours de tournage entre Limonest et Sainte Irènée pour le film En Visite.

Savoir varier les plaisirs
Mais Suzanne Gaume n'est pas qu'un sosie « so british ». C'est une artiste accomplie qui chante, joue de l'orgue de Barbarie, et anime la vie des personnes agées en maison de retraite. Petit plus naturel, cette Croix-Roussienne est « recordwoman siffleuse ». Elle allie la grace et la beauté du sifflement d'un oiseau de paradis.

Suzanne Gaume nous emmène dans un voyage, au centre d'une carte postale de la Croix-Rousse, à l'époque où Joe Patrick animait encore la place Tabareau et où Suzanne discutait avec les oiseaux. Heureusement, nous confie-t-elle, son mari est là pour lui remettre les pieds sur Terre !

Frédérique Roussel

Retrouvez le book de Suzanne :
HYPERLINK "http://www.starway-agency.com/fr/book/suzanne-gaume/#" http://www.starway-agency.com/fr/book/suzanne-gaume/#



Publié le 10 octobre 2006 à 20:45:12 dans Portrait de quartier | Commentaires (0) |

L'association PESD en quelques mots


Itv4pesd
Vidéo envoyée par paslag


Publié le 07 septembre 2006 à 15:46:56 dans Portrait de quartier | Commentaires (0) |

“Ils sont beaux mes journaux!”


On ne le répétera jamais assez : la presse payante est en crise. Reste à savoir qui en sont les premières victimes...

A Lyon, ils sont au nombre de sept. A Marseille, l'on en dénombre plus de soixante. Quant à notre chère capitale, il y en aurait près de 280. Tour à tour marchands de canards et acteurs de quartier, il s'agit bien sûr des....kiosquiers. Quelque soit leur implantation, un constat les rassemble : la difficulté de tenir, d'être tout simplement rentable.

Place de la république, le kiosque d'Armand Rodet bénéficie d'un emplacement de choix. Malheureusement, le lieu, qui voit défiler chaque jour des centaines de badauds, n'est pas synonyme de gloire commerciale. “Depuis que la presse se porte mal c'est de plus en plus dur” Kiosquier depuis l'âge de 17 ans, Armand a suivi les traces de ses parents. Cela fait aujourd'hui près de 24 ans qu'il exerce sa profession dans le quartier Cordelier-République. En duo avec son épouse, le couple réalise des horaires contraignants. Le métier est ainsi. Le commerce doit être ouvert dès 5h30 pour fermer quatorze heures plus tard, aux alentours de 19h. Qu'il pleuve ou qu'il vente, les commerçants répondent présents toute l'année. “Nous tenons le coup mais après, qui prendra notre place? Ce n'est pas un métier d'avenir pour les jeunes.” Actuellement en contrat avec le groupe publicitaire de presse AAP (administration d'affichage et de publicité) Armand ne se fait guère d'illusion sur l'avenir. Difficile pour lui de trouver encore des avantages à son métier, même si, dans un regain d'optimisme, l'homme souligne les bons côtés du contact avec la population. “Contrairement au buraliste, nous ne sommes pas enfermés.” ajoute t-il. Les inconvénients se sont logiquement les horaires, le climat, l'irrespect de certains passants à leur égard. “Nous sommes un vrai syndicat d'initiatives. Et si l'on était payé 50 centimes pour chaque renseignement donné, les fins de mois seraient plus confortables. Mais bon, quand c'est demandé gentiment, nous répondons avec plaisir.” explique Armand, avec un soupçon d'ironie.

Au-delà de ses conditions professionnelles, Armand Rodet pose un regard éclairé sur l'univers de la presse. Pour lui, le doute n'est plus permis : la presse gratuite plombe la vente des quotidiens payants. “Certains ont beau affirmer le contraire, je peux vous dire que l'arrivée de ces titres gratuits a eu un véritable impact. Auparavant, j'avais des clients qui m'achetaient le journal juste pour les gros titres. Aujourd'hui, le contenu d'un Métro ou d'un Lyon+ leur suffit largement.” Quelque peu désabusé, le kiosquier avance des chiffres édifiants. “En quelques années, les ventes du quotidien national Le Monde sont passés, à Lyon, de 6000 à 2000!” 

Entre deux coup de gueule, habitués ou gens de passage sortent quelques euros de leur portes monnaies pour acheter leur titre favori. Ce matin là, Le Progrès et Le Figaro semblent figurer en tête du classement. Notons cependant la vente d'un “Hockey magazine”. Et soulignons que “non”, les kiosquiers ne distribuent pas le guide 2006 du “Petit paumé”. “Actuellement, les meilleures ventes sont Le Progrès, les magazines Télé et people, et puis la presse féminines et les news comme Le Point, l'Express...” Parmi le florilège de titres que compte son kiosque, certains ne seront jamais vendus. “Nous sommes livrés par la SAD (société de diffusion de presse) qui nous impose les titres.”, rend compte Armand. Bilan des opérations : pour les clients qui savent ce qu'ils veulent, cette multiplication de papiers n'est pas un handicap. En revanche, pour les gens qui n'ont pas fais leur choix, le temps de réflexion peut être fatal. “ Aujourd'hui, ça pullule de nouveaux magazines.”

Mais le vrai défi pour la presse ne serait -il pas de séduire les consommateurs de demain? Sans être réactionnaire, Armand a son petit avis sur la question. “Les jeunes d'aujourd'hui aiment le “vite fait, le vite jeté”. Ils n'ont pas appris à conserver les choses. Et puis, il y a internet...”
Le temps de la lecture au petit déjeuner est-il révolu dans les foyers français? Pourtant, quel parent n'a jamais observé son rejeton lire le dos de sa boite de céréales devant son bol de chocolat chaud...

P.L



Publié le 26 octobre 2005 à 10:43:28 dans Portrait de quartier | Commentaires (0) |

Les tags à Lyon

Cette semaine, Pierre et Francine, des septuagénaires de Mézieu, nous parlent d'un phénomène urbain présent dans chaque quartier : les tags.

"Nous ne comprenons pas vraiment la signification de ces tags. Il y en a partout aujourd'hui. C'est devenu insupportable. Est-ce une provocation, est-ce que ces tags veulent dire quelque chose? En tout cas, pour nous, c'est juste sale, dégradant,malsain et parfois même effrayant. Les gens ont beau nettoyer, repeindre, deux jours après les murs des immeubles sont de nouveau taguer. Cela concerne même les monuments historiques. Ca ne nous dérangerait pas que la ville donne des autorisations à certains jeunes pour faire de belles oeuvres murales. Mais là, il n'y a rien d'artistique. Y-a t-il au moins une revendication? Selon nous c'est un manque de respect. Mais pas seulement. Il y a un vrai laisser aller, de la part des parents notamment. Et peut-être aussi un manque de sanction des pouvoirs publics.

C'est aussi pour la réputation de la ville. Lorsque des amis viennent nous voir à Lyon, je n'ai pas envie de leur montrer cette image sale de la ville. Alors , on essaye d'éviter les endroits où les tags sont trop présents. Sans oublier que le fait de nettoyer ces inscriptions a un coût. Un coût qui se répercute forcément sur nos impôts locaux. Nous n'avons pas de solutions mais peut-être que les associations de quartiers auraient un vrai rôle à jouer..."

Publié le 05 mai 2005 à 12:02:36 dans Portrait de quartier | Commentaires (0) |

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