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Charlie et la Chocolaterie,

De Tim Burton, avec Johnny Depp...

 

On a tous lu Charlie et la Chocolaterie de Roald Dahl et fantasmé sur cette visite libre au milieu de piscines de chocolat. D'où une certaine méfiance face à cette adaptation. 

Mais quand Tim Burton s'en mêle, il y a rarement de mauvaises surprises. En effet, la rencontre de l'univers de ce réalisateur américain et de ce best-seller pour enfant a produit un petit objet cinématographique des plus savoureux. 

Rappelons d'abord l'histoire.

Parce que Charlie est issu d'une famille pauvre, il ne peut jamais s'acheter de sucreries. Mais voila qu'un jour, avec quatre autres enfants, il gagne à une loterie organisée par Willy Wonka, le droit de visiter la fabrique de ce curieux personnage. Et justement, c'est une fabrique de chocolat...

 Revenons à cet univers, fait de grandiloquence et de couleurs éclatantes, de noirceur et d'invraisemblances, de naïveté et de méchanceté. Tim Burton aime les monstres et les contes de fées, on a pu le vérifier dans ses précédents films, et celui-ci ne déroge pas à la règle. C'est burlesque et grotesque tout en étant magique. D'ailleurs, le réalisateur nous met presque à taille d'enfant en nous plongeant dans des décors vifs et surdimensionnés.

 Qui plus est, le réalisateur a eu la bonne idée de re-faire appel à Johnny Depp, ridicule et effrayant, balade son sourire d'une blancheur proche de la folie. Il est excellent, comme d'habitude, et guignole avec perfection dans le rôle de Willy Wonka, propriétaire de la Chocolaterie, et pas spécialement admirateur des enfants.

Pour chacun des autres rôles, Tim Burton a choisi des « gueules », dignes d'une distribution de Caro & Jeunet. Les enfants, tous détestables sauf Charlie, ont dû s'en donner à coeur joie. C'est un royaume où les enfants sont méchants et les adultes peu dignes de confiance. Mais où finalement, certains vont se rencontrer et apprendre à s'ouvrir un peu plus.

Et oui, le réalisateur utilise le cynisme, mais il teinte toute son histoire, les relations et les décors d'une poésie enfantine attendrissante.

 C'est clownesque et délicieux, pour tous les âges, et à savourer, même si l'on n'aime pas le chocolat.

 Célia

 





Publié le 12 août 2005 à 15:19:45 dans Concert, culture, cinéma | Commentaires (0) |

Land of the dead : Qui a dit que les morts vivants ne faisaient plus vendre




De George Romero avec Simon Baker, Asia Argento, Denis Hopper, John Leguizamo...

Dans un monde en proie à des morts ambulants assoiffés de chairs fraîches, la vie s'organise tant bien que mal. Les plus riches sont confinés dans une tour au luxe démesuré, administrée par un certain Kaufman, tandis que la classe moyenne tente de survivre dans un environnement hostile. Jusque là protégés par des militaires et des mercenaires, les habitants vont très vite se retrouver piéger par la soudaine intelligence des zombis. Un groupe d'hommes et de femmes devra défendre goutte que goutte le soupçon d'humanité qu'il reste à leur ville...

Ah Romero, pourquoi es-tu Romero?

Après “La nuit des morts-vivants”, “Zombie”, et “Le jour des morts-vivants”, le cultissime réalisateur de série B, George Romero nous revient sur grand écran avec “Land of the Dead”. Bien sûr, l'effet n'est plus le même. On est en 2005 et les avancées technologiques dans l'univers des effets spéciaux sont passées par là. Ne comptez donc pas sur “Le territoire des morts” pour vous faire sursauter toutes les cinq minutes. Malgré tout, les séquences gores  (arrachages de membres, coup de hache, explosion de tête au gros calibre...) ne font pas défaut  (de quoi rassurer les mordus de films d'horreur)
L'innovation de ce long-métrage ne réside donc pas dans le maquillage sanguinaire des zombis. Le spectateur doit plutôt aller voir du côté du message politico-social. En effet, ces morts vivants à l'irrépressible soif de liberté, ne sont-ils pas le reflet de toute une population opprimée? Et l'on est heureux de constater que Romero n'a pas perdu son espérance. Car, dans son film, l'argent et le pouvoir sont loin de mener à la victoire...Enfin un scénario qui réconcilie les âmes délicates avec les films de zombis!

Pascale





Publié le 10 août 2005 à 15:46:47 dans Concert, culture, cinéma | Commentaires (0) |

Un week-end sous les étoiles

Rendez-vous vendredi soir dès 20h30 au parc de la cerisaie (rue chazière) pour célébrer la nuit des étoiles 2005.

Organisée par le club d'astronomie de Lyon Ampère, la soirée, placée sous le signe des étoiles, est ouverte gratuitement à tous les amoureux d'espace, de voie lactée, et autres constellations. Cette quinzième édition de la nuit des étoiles se composera de conférences, d'expositions mais aussi de rencontres avec des astronomes amateurs confirmés. Espérons que les nuages et la pluie ne viendront pas gâcher cette excellente iniative.

Programme de la soirée (source http://web.cala.asso.fr/)
 4 petites conférences sur l'astronomie
Présentées par des amateurs confirmés permettent de partager les connaissances sur notre Univers et les dernières découvertes sur notre système solaire.

*    21h00 Exploration spatiale : les robots Spirit et Opputunity sur Mars
*    22h00 Physique : pourquoi le soleil brille t'il ?
*    23h00 Exploration spatiale : Titan et Saturne, la mission Deep Impact
*    24h00 Univers : pourquoi le zodiaque des astronomes a t'il disparu ?

Exposition sur les instruments d'observation astronomique amateur
Comment observe t'on le ciel, quelle est la différence entre les lunettes et télescopes astronomiques, comment cela fonctionne, qu'est ce qu'il y a dedans, à quoi sert une monture, toutes les réponses sont dans cette exposition !

  Atelier de découverte des constellations
Vous savez repérer la Grand Ourse dans le ciel, mais saurez vous retrouver le Cygne, l'Aigle, la Lyre, Pégase ? Une ballade didactique dans le bestiaire céleste !

 observation du ciel avec des lunettes et télescopes
Nos télescopes et lunettes seront installés dans ce magnifique parc et nos animateurs vous permettront d'observer les chefs-d'oeuvre de notre univers : en début de soirée, Vénus, Jupiter et la Lune, puis place au ciel profond, galaxies, nébuleuses et amas... Un émerveillement toujours renouvelé !




Publié le 09 août 2005 à 14:07:44 dans Concert, culture, cinéma | Commentaires (0) |

Critique ciné : LA MOUSTACHE


?D'Emmanuel Carrère?Avec Vincent Lindon, Emmanuelle Devos, Mathieu Amalric, Hippolyte Girardot, Cylia Malki...


La moustache c'est l'histoire d'un homme,Marc, qui se rase la moustache. Rien de particulier, si ce n'est que personne ne le remarque, ni ses collègues de bureau, ni même, sa propre femme ...
Pourtant, il s'en souvient, il en avait une, de moustache ; sur les photos de Bali, également, il la porte "sa moustache".
Croyant à une blague, Marc est de plus en plus effaré devant les faits : il n'aurait donc jamais eu de moustache, et Bali n'aurait pas existé ? il commence alors à se demander s'il n'est pas en proie à des problèmes psychiatriques. Puis si ce ne serait pas sa femme, qui sombrerait dans la folie, ou dans la manigance... Devant des situations qu'il ne maîtrise plus, il s'enfuit à Hong-Kong, mais est-ce qu'à l'autre bout du monde, ces phénomènes terrifiants vont-ils encore se produire ?

La moustache, c'est l'histoire d'un homme qui ne sait plus où il en est, et qui perd, outre sa moustache, sa raison. Et c'est exactement autour de cette question que le film se porte : est-ce que cet homme est fou ? ou est-ce sa femme ?
Bien sûr, le scénario ne va jamais nous le révéler explicitement, ce qui laisse le spectateur dans un doute déconcertant.
Mais tout l'intérêt du film réside en ce scénario, écrit en mode subjectif : nous sommes dans la peau de Marc, nous voyons ce qu'il voit, nous entendons ce qu'il entend, et nous vivons ce qu'il vit. Et c'est là le piège. Parce que comme lui, nous commençons à nous égarer, et finissons par nous demander si oui ou non, il a eu une moustache, si oui ou non, nous avons bien entendu son père sur le répondeur. Que se passe-t-il quand il ferme les yeux ou quand il tourne le dos, nous ne le savons pas. 
 Qui a raison, qui ment, qui sombre ? Est-ce que ce que nous avons vu a vraiment existé, est-ce que nous ne nous souvenons plus de ce que nous avons vécu ?
On se perd comme dans de l'eau trouble, comme un aller-retour sans fin, même quand il nous semble atterrir à nouveau sur nos pieds, c'est pour retomber du plus haut de nos certitudes.

Qui plus est, les dialogues sont très rares et succincts, le film est presque muet,. On ne peut même pas se raccrocher aux commentaires de Marc, il n'en fait pas. Tout est en fausse transparence, comme dans l'appartement du couple, c'est une nouvelle dimension dans laquelle je défie quiconque de ne pas se perdre. Vous en ressortirez d'ailleurs à vous poser des questions sur chacun de vos gestes, de vos dires, voire sur votre existence passée. Mais ce film, lui, a-t-il d'ailleurs existé ?

Célia

Horaires Lyon


UGC Astoria (6 ème)
tous les jours 10h50, 14h, 16h, 18h, 20h, 21h50,

AMBIANCE (rue de la république)
14h, 16h15, 19h20, 21h40

Publié le 05 août 2005 à 15:08:50 dans Concert, culture, cinéma | Commentaires (0) |

Entrez dans la sorenosphère



Découvrez en exclusivité la première interview de SOREN


ENTRER DANS L'UNIVERS SOREN

Un artiste de la région lyonnaise réinvente l'univers musical français. Avec "La Sorenité", titre de son premier album, Soren nous ouvre les premières pages d'un livre musical inédit.
Des textes poétiques aux métaphores mythologiques, une voix envoûtante alliée à une musique épurée aux sonorités pop, c'est tout ça, l'univers de Soren. Un interprète hors du temps derrière qui se cache un passionné de littérature fantastique et d'histoire, accompagné de toute une équipe de musiciens et particulièrement de Pascal : le directeur musical.

« Mes chansons illustrent les aventures de ma vie sur Terre... » explique le chanteur

LES MOTS AVANT TOUT

Avec ce premier album d'introspection, reflet d'une "quête de sérénité", la littérature prend une dimension nouvelle. Le concept de livre musical vient de naître. D'ailleurs, les musiciens ne parlent pas d'album mais de Tome. "Avec Soren, c'est un projet qui s'effeuille.", soulève Pascal. En mettant l'écrit au premier plan, les artistes n'en ont pas oublié la force de l'arrangement musical. "Quand Soren arrive avec un texte, il y a une telle poésie dans ses mots que la musique me vient automatiquement. Au final, mes arrangements sont assez purs et lumineux", souligne Pascal, guitariste et pianiste sur le premier opus.
Depuis le début du projet, les membres de l'équipe avouent avoir beaucoup simplifier les chansons. "On est arrivé à obtenir l'essentiel".

INDEPENDANCE ET MATURITE

Signe d'une certaine maturité et aussi d'un esprit d'indépendance, ces derniers n'aiment pas se définir un style.
« Nous sommes dans un créneau de diversités françaises. Avec une musique qui peut se révéler très "pop"ulaire. Mais notre idée, c'était surtout de créer une façon de faire musicale, de proposer une vision un peu différente ».
Totalement indépendant, l'équipe de Soren a travaillé durant de long mois sur ce premier opus. Aidés, le plus souvent bénévolement, par des musiciens d'horizons musicaux très divers. Aujourd'hui, ils ont créer leur association "La Sorénosphère" et travaille sur l'aspect promotionnel : Vidéos clips, spectacle, nouvel album, passage de leurs singles sur les ondes...les projets ne manquent pas. Avec comme challenge, l'écriture de huit albums "livres", Ils ne partent ni gagnant, ni perdant, ils souhaitent avant tout créer du rêve et plonger les gens dans l'univers de cet artiste atypique.

« L'aventure Soren ne fait que commencer... »


© 2006 - Interview réalisée par Pascal Lagahe pour RCS news e-tV




www.sorenosphere.com

Publié le 30 juillet 2005 à 22:09:04 dans Concert, culture, cinéma | Commentaires (0) |

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