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Fait mains



Autour d'activités dans l'air du temps, les organisateurs du salon des plaisirs créatifs attendent 25.000 personnes à EUREXPO ce week end.

Premier détail frappant du salon : le peu d'hommes présents dans les allées. Et si l'on en trouve, bien souvent ils suivent madame paquets à la main . Il s'agit principalement de retraités, mais la génération 25-35 ans est bien représentée, guidée par l'envie de se mettre au travail manuel . Le tricot serait-il en passe de devenir branché ?

Les dernières trouvailles sont présentes. Parmi elles, le Powertex, une pâte avec laquelle on peut customiser des objets et leur donnant un aspect plus ancien . Des pratiques venues des Etats-Unis, comme le scrapbooking, qui permet grace à l'utilisation de bouts de tissu et à un travail de mise en page de mettre en valeur ses photos . C'est aussi l'occasion de participer à l'une des nombreuses initiations proposées ( Art floral, scrapbooking, mosaïque, ... ) . Durant toute la journée les groupes d'initiation ne désemplissent pas .

« Lyon est doté d'un tissu associatif riche », nombre d'associations de l'agglomération ont repondu présentes à l'invitation de NOREXPO, la société organisatrice . Si le salon leur permet de vendre quelques objets, c'est surtout un moyen de faire connaître les activités par le biais d'ateliers (encadrement, sculpture, cartonage, ... ) et également de séduire de nouveaux adhérants .

Les exposants eux sont venus de toute la France, voire de pays frontalier . Fabricants ou  inventeurs, parfois médaillés au concours lépine, ces derniers viennent faire de la vente directe . « C'est la fin du jetable, il y a un changement de mentalité . Les gens cherchent à redonner vie à leurs objets » . On retrouve les grands classiques comme les perles ou la broderie, mais aussi de quoi customiser les vêtements, des machines à travailler le bois et des outils permettant une cuisine créative .

C'est chargée de paquets que ces dames quittent le salon, « Il ne faut pas venir ici pour faire des économies » s'exclame l'une d'elles le sourire aux lèvres, mais elles ont surtout fait le plein d'idées qui n'attendent que d'être mises en oeuvre .



Julien VANDEVOORDE


Du 6 au 9 Avril 2006

Parc des expositions EUREXPO

Ouvert de 10H à 19H

tarif 7,50€     reduit 6,50€  (imprimer un bon de réduction sur le site internet)
gratuit pour les moins de 12 ans

-> http://www.plaisirs-créatifs.com




Publié le 08 avril 2006 à 11:35:55 dans Reportages | Commentaires (0) |

RENOVATION DE FACADE ET DE LOGEMENT SUR NOS PENTES DE LA CROIX ROUSSE


La Communauté urbaine de Lyon et la Ville de Lyon ont engagé, dans le cadre d'un projet urbain global, un vaste processus de requalification du 1er arrondissement. Le Projet de Quartier des pentes de la Croix Rousse vise à préserver la mixité sociale et la qualité de la vie collective d'un quartier emblématique de l'agglomération lyonnaise. 
Ce projet urbain s'articule autour de diverses actions :
            - traitement d'espaces publics (place du Forez, rue des Capucins, place du Griffon, rue de Thou),
            - revitalisation économique des rez-de-chaussée (subvention pour la réhabilitation de locaux d'activités),
            - mise en valeur du patrimoine architectural et de certaines traboules (Périmètre de  Restauration Immobilière),...


                 Petite rue des Feuillants



La réhabilitation des logements anciens, engagée depuis quelques années, sera mise en oeuvre grâce à une nouvelle Opération Programmée pour l'Amélioration de l'Habitat (OPAH).
L'OPAH permettra aux propriétaires privés de bénéficier de subventions et d'une assistance gratuite, les incitant à réaliser des travaux d'amélioration sur leurs biens immobiliers.

Elle vise ainsi à réduire l'inconfort et à améliorer la salubrité des logements, à mettre en conformité et en sécurité les parties communes d'immeubles, à maîtriser les loyers et les charges énergétiques.
L'OPAH est une procédure incitative et non obligatoire, exceptée pour un certain nombre d'immeubles du Bas des Pentes, remarquables pour leur qualité architecturale mais dont l'état général est dégradé. Les propriétaires de logements, mais aussi les locataires vacants sur lesquels les prescriptions de travaux s'imposent peuvent prétendre aux subventions, s'ils répondent aux conditions requises.
L'OPAH est scindée en deux phases :
-une phase étude "pré-opérationnelle" qui définit les objectifs quantitatifs et qualitatifs ainsi que les moyens à mettre en oeuvre.
-une phase opérationnelle de 3 ans. Elle fait l'objet d'une convention de 3 ans qui précise le périmètre géographique de l'opération et le montant des aides financières accordées aux propriétaires par les partenaires financiers , Etat, ANAH, Communauté Urbaine et Ville de Lyon.?             



                                                                                                  Anais Sainz




Publié le 06 avril 2006 à 08:20:33 dans Reportages | Commentaires (0) |

PARTI SOCIALISTE : LE RHONE A LE VENT EN POUPE


On connaît les difficultés du Parti Socialiste ces derniers mois. Face à une UMP qui gravit à la tête des sondages, le PS est en perte d'influence.Néanmoins, le parti de François Hollande parvient à redresser la barre avec  sa campagne nationale d'adhésion. Bilan des courses :  14 000 nouveaux adhérents.


Nouvelles méthodes

Le Parti socialiste est divisé au niveau territorial en fédérations (qui correspondent généralement à une division par départements). Chaque fédération est divisée en section. Le département du Rhône en compte 50, représentées par des secrétaires de section qui sont élus lors du Congrès national.
L'UMP avait lancé sa propre campagne par Internet, il y a quelques mois, les sarcasmes avaient fusé. Même méthode pour le PS qui a choisi un marketing qui porte sur un recrutement de masse. «Adhérer, c'est décider» c'est le slogan que le PS a choisi pour sa campagne de recrutement de militants. Et ce slogan a su convaincre, en effet dans le Rhône, 500 nouvelles adhésions ont été recensées grâce à cette campagne nationale, auxquelles on peut rajouter 140 adhésions demandées directement auprès de la Fédération.

Et le Rhône dans tout ça?

Le Rhône compte 2008 adhérents et 4000 sympathisants, des résultats convaincants pour cette fédération qui mène très bien son rôle d'intermédiaire entre les élus socialistes nationaux et locaux, au regard des autres fédérations. Mis à part ces campagnes nationales, la fédération rhodanienne tient à ce que les adhérant mais aussi les sympathisants soient informés des activités locales de leur parti, et ce par le biais d'un journal le Socialiste.Rhône.  Il est également important pour la fédération d'organiser des conférences dans lesquelles sont conviées des personnalités politiques : la cohésion du parti en est davantage confirmée.
Le Parti Socialiste semble reprendre du poil de la bête après des derniers mois difficiles  (la crise des banlieues avait permit à l'UMP de se démarquer). Avec cette technique d'adhésion en ligne, il y a eu 5000 nouveaux militants enregistrés dès le premier week-end. Alors à quand le vote par Internet ?                                
                                                                                                         Anaïs Sainz                                     
          



Comparaison des sites internet du PS et de l'UMP

ps : le parti socialiste dispose d'un site clair et attractif.
Les + : bonne disposition des thématiques et des informations. Mise en valeur de la photo de une
Bon rubricage
Blog pour la section adhésion (avec commenatires non filtrés en apparence du moins)
Pas de pub, pod cast, trombinoscope des élus. Dossiers bien fournis

Les - : lien pour adhérer au parti pas assez visible sur la page d'accueil
Trop d'infos en page d'accueil

Tarif adhésion : 20 euros pour tous


UMP : Le parti de la majorité dispose lui aussi d'un site clair et attractif
Les + : charte du parti, lien très visible pour adhérer, devenir bénévole ou faire un don
Newsletter, agenda, portfolio, offre de stage, liste des élus, vidéo clip du parti, les archives, le paiement par carte bancaire

Les - : les textes et images défilants, dossiers pas assez fournis, vitrine du président du parti

Tarif adhésion : 50 euros adhésion simple, 70 euros pour deux, 20 euros pour les moins de trente ans, les chomeurs...

www.u-m-p.org
www.parti-socialiste.fr



Publié le 30 mars 2006 à 11:39:26 dans Reportages | Commentaires (0) |

mouvement anti-CPE

Retour sur la manifestation de mardi. Ils étaient 17600 d'après la police et 40000 selon les manifestants . La plus forte mobilisation contre la CPE à Lyon . Le fin de semaine risque d'être décisive. Avec à la clef, une prochaine maniestation annoncée pour le 4 avril si le premier ministre persiste.

Cortège sous la pluie

La pluie au départ de la Manufacture des Tabacs n'a pas entamé la motivation des manifestants, ils sont venus nombreux pour exprimer leur opposition au CPE . Aux premiers rangs on retrouvait les étudiants . Certaines étudiantes de Lyon 2 formaient une section de clowns voulant éviter des affrontements avec les forces de l'ordre . Les étudiants des trois universités lyonnaise étaient présent en masse .

Les Lycéens leur emboîtaient le pas . Nombre d'entre eux provenant de l'agglomération avaient fait le déplacement . Certains scandant : "A ceux qui veulent précariser la France ...  Résistance !" . Ils étaient parfois accompagnés de leurs professeurs, ou de leurs parents .

Le long du parcours la plupart des commerces avaient fermés leur porte ou leur rideau de fer . Mais pour la police : "la manifestation était calme", il n'y a pas eu d'arrestation . Un important dispositif de sécurité était mit en place . Les forces de l'ordre étaient présente en nombre tout en restant à distance . De leur coté, les services d'ordre des syndicats de travailleur, rodés,  géraient le flux afin qu'il reste sur la chaussée .

Jeunes et moins jeunes mobilisés

Les syndicats de travailleurs fermaient la marche . La tête de cortège était déjà arrivée place Bellecour, que tous n'avaient pas encore prit le départ . C'est la CGT qui a mobilisé le plus . Il étaient venus soutenir les jeunes, mais aussi la perspective d'une généralisation du CPE, "Le CPE est une atteinte au droit du travail" . Les salariés de grand groupe du privé on également repondu à l'appel lancé par leur syndicats (Bouygues, Eiffage, ... ) .

A l'arrivée les parapluies étaient rangés et la foule s'aglutinait autour de la statue de Louis XIV . Un groupe de jeunes partant à l'assaut du pouvoir absolue . Un lycéen s'insugeait : "le recours au 49.3 est inadmissible". Tous ne sont pas opposés aux réformes, certains sont lucides, mais ils n'acceptent ni le projet ni la manière de le présenter . La manifestation permettait de reclamer la suppression du CNE concernant les petites entreprises, mais aussi de l'ensemble du projet pour l'égalité des chances dont fait partie le CPE.

La manifestation s'est terminée dans une ambiance plutôt festive avec de la musique et la possibilité de se restaurer à un stand de la CGT . Dans l'attente d'un retrait, les protagonistes se préparent à d'autres manifestations .

Julien VANDEVOORDE


Publié le 30 mars 2006 à 11:31:14 dans Reportages | Commentaires (0) |

Contrat de Précarité Extrême ?

« ON NE SE LAISSERA PAS FAIRE

Parce qu'ils pensent qu'on va la fermer et marcher au pas

Parce que nous avons le droit de rêver à de vraies carrières

Parce qu'il y en a marre que les jeunes soient toujours la cible du gouvernement

DEMANDONS TOUS ENSEMBLE LE RETRAIT DU CPE »*





L' UNEF [Union Nationale des Etudiants de France] expose ironiquement une jeune femme « en solde », un « jeune jetable » corvéable à merci que les entreprises peuvent désormais s'offrir. Le ...., De Villepin a fait passer sa proposition de Contrat Première Embauche. Mais de quoi s'agit-il finalement ? Pourquoi ce déferlement de mouvements contestataires ? Revenons sur ce qu' Hélène Pasquier, présidente de l'UNEF à Lyon, juge être « une affaire de tous les salariés ».



On ne cessera pas de le rappeler : le taux de chômage chez les jeunes est de 23% en France (11% en Allemagne). La durée moyenne pour entrer et s'ancrer dans le marché du travail est de 8 à 11 ans. Pour le reste de l'Europe, c'est deux fois moins. Tels sont les premiers arguments mis en avant par le gouvernement : « il y a quelque chose qui s'impose à nous tous, c'est l'urgence de la situation à laquelle les jeunes sont confrontés » déclare De Villepin le 31 janvier, sur France 2. Personne ne peut le nier effectivement. Mais pour le Premier Ministre la réponse semble passer par l'autorisation du travail de nuit chez les jeunes dès 15 ans, l'apprentissage dès 14 ans au lieu de 16 et... par le CPE. Pour beaucoup, cette réponse est inacceptable. Plusieurs mesures ont été présentées dans le projet de loi sur l'égalité des chances, pour lutter contre le chômage des jeunes :



promouvoir l'alternance : « la première étape d'un vrai parcours d'embauche »
la mise en place d'un Contrat Première Embauche qui concerne les jeunes de plus de 20ans et de moins de 26ans, dans une entreprise de plus de 20 salariés.
l'exonération des charges patronales pendant trois ans pour les entreprises qui décident un CDI (classique ou CPE ou encore CNE), pour un jeune de moins de 26 ans au chômage.
un nouveau statut pour les stagiaires : tout stage de plus de 3 mois devra être indemnisé, les plus longs devront être reconnus comme « un élément du cursus universitaire ».


www.juritravail.com/chomage



En ce qui concerne le Contrat Première Embauche, la principale cause du mécontentement est la période d'essai imposée pendant deux ans (le droit du travail prévoit normalement 1 à 3 mois d'essai pour les CDI), période durant laquelle l'employeur peut à tout moment licencier le salarié, sans motif ni préavis. Ce dernier ayant droit à une allocation forfaitaire de 460 € pendant 2mois, soit 27 € de plus que le RMI. « Devant tant de largesses, c'est sans trop d'états d'âme que les entreprises pourront donc multiplier les CPE avec des salariés différents... » juge Charlie Hebdo (1/02/06), fidèle à lui-même. Une mesure injuste qui privilégie le seul employeur ? Pour l'UNEF, syndicat étudiant de gauche, le CPE est purement et simplement une façon d'entretenir les jeunes, main d'oeuvre malléable et à moindre coût, dans une situation de dépendance. Ces jeunes n'ayant pas les même droits que les autres salariés, peut-on parler d'une discrimination par l'âge ?

« Avec ce contrat, on revient à l'état du droit du travail d'avant 1973. L'employeur n'avait pas à motiver le licenciement, à donner de cause réelle et sérieuse pour se séparer d'un salarié », résume Philippe Masson, secrétaire générale de la CGT.

Pour ajouter au scandale généré par le projet, le gouvernement a fait accélérer sa procédure d'adoption en le faisant « passer en force » selon l'opinion de la majorité. En effet, pour Jean-Marc Ayrault, député PS, comme pour beaucoup d'autres, De Villepin aurait avancé les débats d'une quinzaine de jours et décrété l'urgence, par « peur de voir se lever un grand mouvement de contestation » contre le CPE, comme lorsque Balladur avait dû reculer face aux manifestations contre le CIP [contrat d'insertion professionnelle]. D'autre part, lorsque le 16 janvier, le Premier Ministre annonce son projet, de nombreux étudiants sont encore en partiels ou bien en vacances... Et pourtant ! « la mèche de la mobilisation est allumée », affirme Bruno Julliard, président de l'UNEF. C'est ainsi que le 31 janvier, les députés commencent à examiner le texte, examen initialement prévu mi-février, alors qu'une mobilisation nationale se met en place. Le mardi 7, c'est entre 9000 et 10 000 étudiants, lycéens et salariés qui partent de l'université (Manufacture des Tabacs/ 8ème) jusqu'à la place Bellecour (2ème). Le 20minutes compte entre 218 000 et 400 000 manifestants dans 187 villes de France. « la jeunesse n'est pas une maladie » crie t-on à tue-tête.



Pour justifier les qualités du CPE, Dominique de Villepin met en avant son Contrat Nouvel Embauche lancé cet été pour les entreprises de moins de 20 salariés, également assorti d'une période dite « de consolidation » (2ans). « A priori, on serait tenté de penser que le bilan de l'opération ne peut s'analyser qu'au bout de deux ans et qu'en moins de 6 mois on peut difficilement comptabiliser le nombre des véritables créations d'emploi à durée véritablement indéterminée... » ironise Charlie Hebdo.

Quels avantages pour le CPE ? Tandis que le blog « oui au CPE ! » (*1) propose l'équation : le CPE = un vrai salaire = un vrai CDI = droit à la formation = vrai progrès, Jean-Michel Dubernaud, député à la 3ème circonscription du Rhône, expose sur internet, l'inventaire ci-dessous :



- le CPE permet d'entrer directement sur le marché du travail avec un CDI (la période d'essai étant considérée comme un moyen de faire ses preuves), au lieu d'enchaîner les CDD et les périodes de chômage.

- Les stages, les CDD et le travail en alternance qui auraient pu être effectués auparavant dans la même entreprise, sont décomptés de la période de deux ans.

- La Fédération des Banques françaises ayant pris des engagements, les salariés en CPE auront accès à des cautions pour le logement et au crédit bancaire.

- Le chômage sera indemnisé au bout de 4 mois

- Le salarié bénéficie d'un droit à la formation pour combler ses lacunes dès la fin des premiers mois d'activité, alors qu'il faut compter un an pour un CDI classique ; cette formation n'existe pas pour les CDD. Exemple : maîtrise insuffisante de l'informatique ou d'une langue étrangère.





Le CPE va t-il créer des emplois ? a t-on demandé à Gérard Larcher, ministre délégué à l'emploi, dès le lendemain de la présentation du nouveau contrat. Cette question est plus que jamais d'actualité, le Contrat Première Embauche étant bientôt applicable.

Pour certains le CPE reste une opportunité, une porte de sortie à la situation de chômeur ; pour d'autres, il est un risque et même une menace. Profiter de ce contrat sans se bercer d'illusions semble être la position moyenne à adopter : le chômage reste en effet la vraie précarité, mais les bénéficiaires du CPE n'en sortiront pas pour autant.

Sur Internet comme partout les débats font rage. On se propose d'envisager un contrat unique, égalitaire des deux côtés où l'employé peut licencier n'importe quand et le salarié partir lorsqu'il le souhaite. On se demande si la France va bientôt adopter des contrats adaptables avec autant de contrats que d'employeurs...

Quels effets peut-on imaginer, à la suite de l'application de ce nouveau contrat ? Eventuellement moins de stagiaires et d'apprentis et plus d'embauches de débutants ? Donc un emploi, oui, mais sans perspective d'évolution ni salaire intéressant ? « Deux ans soumis à l'arbitraire patronale, dans l'impossibilité de réclamer un meilleur salaire, de se battre pour ses conditions de travail, ou de refuser de faire des heures supplémentaires », dénonce un prospectus (*2). Tous souhaiteraient au moins une garantie d'embauche à la fin des deux ans d'essai.





« C'est toujours mieux de se faire exploiter que de galérer à trouver un boulot en ayant pas une thune », résume amèrement un internaute. Malheureusement le premier emploi détermine plus que largement la place que l'on occupera tout au long de sa vie de salarié ; nous sommes dès lors confrontés à une précarisation durable. Un effet tout autre peut être la création d'une concurrence entre « jeunes et vieux », car un employeur aura plus tendance à embaucher un jeune qu'il pourra licencier facilement sans justification. Un fossé se creuse.

Enfin, à quinze mois de l'élection présidentielle, le texte du CPE reste un enjeu politique majeur, alors que Laurent Fabius fait la promotion de la contre proposition PS : le Contrat Sécurité Formation...







Emilie Drugeon













* tract du FIDL, syndicat lycéen

(*1) http://ouiaucpe.blogmilitant.com

(*2) www.stpcpe.net/69

Publié le 16 février 2006 à 09:58:06 dans Reportages | Commentaires (0) |

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