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Un transport vers la responsabilité


L'ÉTHIKET'BUS était présent jeudi et vendredi pour concrétiser les idées du forum pour une mondialisation responsable (26 et 27 octobre), en plein coeur de Lyon.

Un déplacement exceptionnel

C'est mercredi après-midi que l'ÉTHIKET'BUS, le « bus de la consommation responsable » unique en France est arrivé sur Lyon pour s'installer Place de la République.
Habituellement basé dans le sud-ouest, ce bus tourne sept jours sur sept dans une boucle entre Bayonne et Pau en passant par Soustons, Orthez, St Palais, Ustaritz et Anglet, sans oublier les villages étapes sans marché.
Le magasin itinérant propose sur deux étages tous les produits de la consommation courante, épicerie, vêtements, qu'ils soient régionaux, issus de commerce équitable, biologiques, ou même de grande marque. Le bus propose aussi des dégustations et roule ponctuellement en France pour divers salons et festivals comme les Vieilles Charrues.

À l'origine : une alternative au chômage

Pierre Marotte, Antoine Poëtte et Pierre Adam étaient tous trois au chômage quand ils ont lancé le projet de l'ÉTHIKET'BUS. Le financement de départ provient de leurs propres fonds, ainsi que d'aides de l'ANPE, de prêts de l'ANEF (une « banque solidaire »), d'un capital-risque d'Errikoa, et d'une aide d'un particulier privé.
Aujourd'hui soutenus par des amis et une styliste modéliste, ils sont toujours à la recherche de subventions pour développer encore plus le projet vers une consommation responsable et monter une association qui sera la « TO GET'EARTH ».
Mais le magasin n'est pas qu'une banale boutique. Pour concrétiser la consommation responsable, un système d'étiquetage IACA (Inform'Action des Consom'Acteur) a été créé pour guider les achats. L'étiquette nous informe sur trois données : les caractéristiques sociales, environnementales, et économique ou financières du produit. La couleur verte indique les meilleures pratiques, la rouge les infractions officielles. Une étiquette orange indique un produit dans la moyenne ou non contrôlé.
Pour résumer, en quelques données, en quelques couleurs le consommateur sait ce qu'il achète, et ce qu'il pourrait consommer pour plus de responsabilisation.

A*Freak*A : le freak c'est chic !

L'ÉTHIKET'BUS propose un nombreux choix de vêtements colorés et originaux. Ceux-ci sont créés par le bus et l'association des villageois de Ndem au Sénégal : A*FREAK*A. « La ligne est de mode européenne et de matière africaine » explique Pierre Adam. En effet le village de Ndem la crée entièrement à la main selon les dessins de l'équipe.
Cérigne Babakar Mbow et Aïssa, sa femme, ont créé cette coopérative afin de relancer l'activité du village de Ndem, et lutter contre l'exode rural. L'activité traditionnelle du tissage, de la teinte et de la confection à la main et sans électricité a ainsi permis de développer le village pour plus de bien-être des habitants. Le savoir-faire de ce village est transmis aux villageoises voisines, et il se décline dans la vannerie, le tannage et l'ébénisterie.
Ce type de coopérative équitable se pratique aussi avec des villages de Guinée comme Ngor, et des villages voisins de Dakar comme Boubacar. Le village Mbao a créé une association JCLTIS, (ONG reconnue par l'État) qui se concentre sur la réinsertion des jeunes en difficulté en confectionnant une collection vestimentaire pour enfants.
Avec un DESS en ingénierie des sports de glisse, l'équipe du bus projette de lancer une ligne de sport alliant « fun et exotisme », une preuve que la mondialisation responsable touche tout le monde et tous les domaines.


Frédérique Roussel

Plus de détails sur l'ÉTHIKET'BUS : HYPERLINK "http://www.a-freak-a.com" www.a-freak-a.com . Le site du forum : HYPERLINK "http://www.forum-lyon.com" www.forum-lyon.com

Publié le 30 octobre 2006 à 15:36:28 dans Reportages | Commentaires (1) |

Enfants sans papiers suite...



Après le rassemblement du 11 octobre organisé place Sathonay dans le troisième arrondissement, le soutien lyonnais pour la régularisation des sans papiers a manifesté samedi 21 octobre devant le centre de rétention de St Exupéry.

Un rassemblement interrégional de taille : « Nous ne laisserons pas faire ! »
Ce n'est pas uniquement le Réseau Éducation Sans Frontières de Lyon et les lyonnais qui ont manifesté samedi dernier. En effet c'est toute une délégation de soutien rassemblant entre autres les départements du Rhône, de l'Ain, de Loire, de Saône et Loire, et de Haute-Savoie qui s'est réunie pour lutter contre l'exclusion des sans-papiers.
Parmi la foule de drapeaux, mélange d'associations et de partis politiques, on pouvait reconnaître Attac, Éducation Sud, Les Alternatifs, LCR, les Solidaires, les Verts, le Parti Communiste Français, le Parti Socialiste, le FSN, la Ligue Des Droits de l'Homme et aussi les Réseaux Éducation et Universitaires Sans Frontières.
Selon Mireille Peloux, enseignante et membre du RESF, le rassemblement a atteint de correctes proportions avec environ 600 personnes rassemblées. Bien entendu les Forces de l'Ordre ont décompté en revanche 250 à 300 personnes face à eux.

Protection collective
« Nous les protègerons de sorte qu'on ne puisse pas venir les chercher » est le mot d'ordre qu'ont fait passer les militants. Les haut-parleurs ont transmis de nombreux messages de soutien aux sans-papiers de la « zone de non droit ».
Les militants ont dénoncé le silence de la préfecture face aux quatre grèves de la faim et aux problèmes de santé de certains détenus. Les quatre grévistes estiment que c'est leur dernier moyen de se faire entendre. De plus, ne pouvant se déplacer, ils espèrent repousser la date de leur reconduite. En effet une prolongation de rétention de cinq jours pour problèmes de santé peut être décidée, et à son expiration et sans reconduction, selon la loi, le détenu doit être libéré. C'est cette motivation qui pousserait les grévistes à laisser leur santé se dégrader.
Citoyens et militants se rassemblent aussi en ville pour lutter contre ce qu'ils nomment les « rafles » et empêcher l'application de la circulaire Sarkozy. Selon RESF, le gouvernement est « sur la défensive » et la lutte doit continuer.
Les dénonciations se sont portées aussi sur le centre lui-même jugé sordide aux vues des barbelés et des préfabriqués qui dominent. Le centre est nommé aussi « centre pouponnière » par les manifestants car il permet d'accueillir des familles avec des enfants en bas âges dans des conditions suspectes. L'idée qu'un enfant puisse passer sa jeunesse dans ce centre est jugé « honteux » par les manifestants.

Des propos modérés par la police
Didier Martin qui dirige la police aux frontières était présent pour veiller à la sécurité du rassemblement. Accompagné de la gendarmerie mobile, ils représentaient un groupement d'une centaine de personnes. Didier Martin précise qu'il se trouve actuellement une centaine de personnes à l'intérieur du centre. « Tous les jours se déroulent des reconductions à la frontières » explique-t-il « par avion ou par bateau ». Il exécute avec son équipe de police aux frontières de l'aéroport les ordres sous contrôle de la Préfecture. Il suffit « d'établir la procédure » selon les arrêtés pour reconduite à la frontière (APRF).
Monsieur Martin déclare qu'il n'y a pas d'enfant à l'intérieur du centre, et modère les propos diffusés par haut-parleurs. Le centre ne serait pas une pouponnière, mais permet d'accueillir des familles, « il ne contient pas de crèche ou de salle d'accouchement » ajoute Didier Martin. D'autre part, malgré sa discrétion il semblerait que la vérité ne soit pas faite à propos des grèves de la faim.
Les revendications restent les mêmes, la régularisation globale de tous les sans papiers, et l'avancement du plan froid par la DDASS toujours prévu pour le 16 novembre sont de rigueur. Bien entendu il est exigé que les grévistes soient soignés et libérés.

Frédérique Roussel

Un rassemblement est organisé mercredi 25 octobre à 15h30 sur la Place des Martyrs de la Résistance proche de la DDASS dans le troisième arrondissement.

Publié le 25 octobre 2006 à 08:18:48 dans Reportages | Commentaires (0) |

Révolte solidaire

Un rassemblement de soutien aux familles sans papiers pour le premier et le quatrieme arrondissement a protesté contre la non régularisation de treize familles.

RESF entame le tout début des revendications, « Nous sommes avec ces familles. ».
Le Réseau Éducation Sans Frontière, ainsi que Madame le maire du premier arrondissement, Nathalie Perrin Gilbert, ont organisé mercredi 11 octobre une conférence et un rassemblement place Sathonay près de la mairie du premier. Ils soutiennent trois écoles (Michel Servet, Victor Hugo et Paul Chenavard) qui comptabilisent onze familles sans papiers, auxquelles s'ajoutent deux familles du quatrième arrondissement.


Ces différentes familles sont résidentes depuis de nombreuses années à Lyon, certaines depuis cinq ans, et sont en attente de papiers. Elles ont déjà procédé à plusieurs demandes de régularisation dans le cadre de la circulaire de Nicolas Sarkozy.
Actuellement, quatre familles sont à la rue ou hébergées de façon très provisoire. Et les solutions sont malheureusement peu nombreuses : dormir dehors et téléphoner au 115, en espérant trouver une place, avoir le courage de contacter des amis, ou dormir à Perrache. Mireille Peloux, enseignante à Michel Servet et membre du RESF fait remarquer que dans les onze familles du premier, 26 enfants doivent dormir dehors, dont 4 bébés. La situation est impossible, « on touche aux scolarisés » dit-elle. Mireille ajoute que « la régularisation sera longue » et que ce n'est pas « le bout de la galère », mais ce ne sont que les tout débuts des revendications.
Le rassemblement devait selon Madame le maire « dénoncer ce qui existe dans la ville de Lyon », sachant qu'il n'y a pas eu d'expulsion dans le premier arrondissement depuis un an.

« L'État ne devrait pas compter sur la bonté des citoyens », « nous ne sommes pas les Pièces Jaunes ! »
Cette régularisation est « un devoir que l'État a à assumer aujourd'hui », le RESF, fondé en juin 2005, est passé de 6 à 300 dossiers en juillet 2005. Selon Mireille Peloux, il est « inconcevable » de dire « repartez chez vous » à ces familles alors qu'elles résident ici depuis plusieurs années.
Il est honteux, selon les participants, que l'État ne prévoit aujourd'hui aucun budget en faveur de ces régularisations et pour aider les familles en attente de papiers. L'État compterait sur les citoyens , mais comme le dit Nathalie Perrin-Gilbert, les « Pièces Jaunes » ne sont pas la solution, les citoyens ne sont pas dupes à propos du durcissemernt général européen sur la régularisation.
Les acteurs du rassemblement exigent donc de la DDASS l'avancement du plan froid initialement prévu pour la mi-novembre, les bébés et jeunes enfants ne pouvant tenir actuellement plus de deux nuits à l'exterieur sans tomber malade. Il est aussi revendiqué l'ouverture des chambres d'hôtel libres.
Enfin, il faudrait cesser le « cas par cas » et mener, pour ces arrondissements, une régularisation globale. Par ailleurs l'OFPRA a refusé toutes les demandes d'asile effectuées par les familles concernées.
Les participants souhaitent faire remarquer qu'ils n'ignorent pas pour autant les français dans la misère, mais que les étrangers restent en dehors des dossiers d'aide et qu'il faut alors rester solidaire.

Refus :  « absence d'éléments nouveaux », des décisions « complètement arbitraires et aléatoires » ?

Selon les personnes suivant les dossiers, les amis, le RESF, l'école et la mairie, la plupart des dossiers sont censés rentrer dans le cadre de la circulaire Sarkozy. Quand certains sont d'ailleurs acceptés alors que le doute subsiste, ceux dont les critères sont remplis dans le cadre de la circulaire sont refusés.
Les enfants ont tous été scolarisés pour ceux qui sont en âge de l'être concernant ces familles. Certains sont jeunes et fragiles mais cela ne joue pas forcément en faveur d'une régularisation au titre par exemple de « parent d'enfant malade ». Des familles ont fuis leur pays par danger mais les demandes d'asiles sont pour la plupart refusées ou en réexamination.
La majorité des dossiers sont suivis et la volonté des familles leur permet de ne pas abandonner. Malgré tout le délai d'attente pour une réexamination ou une simple réponse est longue. D'autant plus que la réponse standard « absence d'éléments nouveaux » semble vouloir dire que sans relancer continuellement l'État pour garder son dossier « en haut de la pile » le refus est certain.


Voici deux cas totalement différents et pourtant rejetés, les raisons restent mystérieuses :
You Wang a été confiée à 16 ans au foyer pour jeunes de l'ANEF dans le 6ème arrondissement sous la tutelle de M. Mercier du Conseil Général. Elle ne parlait pas un mot de français à cette époque où sa famille l'abandonne. Aujourd'hui, à 18 ans, You parle français couramment et est scolarisée en bac pro d'Hôtellerie où ses notes sont loin d'être décevantes. Mais à 18 ans You ne peut plus rester au foyer malgré le soutien de Mmes Bertrand et Raymond-Teyssieux qui y participent. Elle reçoit donc une invitation à quitter le territoire et son dossier est refusé. Le dernier espoir de cette jeune fille, française de coeur, reste le recours en grâce et la médiatisation.
Kafia Bénaissa et sa maman sont en France depuis 2002, Kafia a 9 ans et demi, elle est au CM1 où elle s'est liée d'amitié avec de nombreux élèves. Elle aime la France, elle se dit « heureuse de vivre ici » et craint l'Algérie mais le refus supplémentaire de leur demande pour « manque d'élément nouveaux » la blesse profondément.

La mobilisation continue, le groupe de soutien attend toujours plus de monde et de journalistes pour médiatiser la situation : rendez-vous samedi 21 octobre sur le Parking de Cusset à 13h30 pour être à 14h30 au Centre de rétention.

Le site de RESF pour tout renseignement: HYPERLINK "http://www.educationsansfrontieres.org" http://www.educationsansfrontieres.org et leur contact : HYPERLINK "mailto:resflyon@aol.com" resflyon@aol.com
Pour comprendre le rôle de l'OFPRA : HYPERLINK "http://www.ofpra.gouv.fr/" http://www.ofpra.gouv.fr/
Circulaire Sarkozy :
HYPERLINK "http://www.fil-info-france.com/actualites-monde/sarkozy_arrete_30_juillet_2006.htm" http://www.fil-info-france.com/actualites-monde/sarkozy_arrete_30_juillet_2006.htm


Frédérique Roussel

Publié le 14 octobre 2006 à 10:12:24 dans Question de famille | Commentaires (0) |

Rencontre avec Mary Poppins



Suzanne Gaume nous livre quelques confidences après sa représentation à la Vogue Croix-Roussienne samedi soir. Portrait d'une « recordwoman » du dynamisme et de la bonne humeur.

Un personnage haut en couleurs
Comme elle le dit si bien « je voie toujours la vie en rose ». Et c'est sur cette trame de fond que s'est déroulée toute la soirée passée en compagnie de Suzanne.

Une soirée en compagnie de Suzanne, c'est comme revoir le film Mary Poppins. D'ailleurs ce n'est pas un hasard si elle est considérée comme le sosie de la charmante britannique. Le costume de fine dentelle, sans oublier les gants, l'ombrelle ou le parapluie, la classe au naturel fait de notre Mary Poppins un personnage inoubliable à Croix-Rousse.

« L'univers Suzanne » est simple : faire ses déplacements à pieds ou à vélo pour mieux pouvoir rencontrer les gens. Prendre le temps que nous offre la vie pour partager les plaisirs, pousser la chansonnette au détour d'une rue. Bref mordre la vie à pleines dents.

Un parcours « professionnel » impressionant
Suzanne a étudié aux Beaux Arts avant de travailler, jeune, chez Bianchini Férier, une maison de Haute Couture qui a collaboré avec Yves Saint Laurent, Dior, Coco Chanel. Ce qui explique son goût pour les beaux vêtements comme sa tenue de représentation .

Elle avoue faire la plupart des castings de Lyon afin de rencontrer des gens, jouer des rôles divers et variés dans des films, assister à des émissions...C'est de cette manière qu'elle participe en 1999 aux Cent Ans du Cinéma à Montplaisir. Son grand intérêt pour la télévision lui permet de connaître Michel Drucker, Arthur, de jouer dans un film avec Trintignant. En 2001 elle participe à l'émission « spéciale sosies » de C'est Mon Choix animée par Évelyne Thomas, pour ne citer que quelques exemples.

La carrière de Mary Poppins est donc loin de se terminer puisque, actuellement, elle pose pour des artistes peintres comme Georges Damin et sort juste de trois jours de tournage entre Limonest et Sainte Irènée pour le film En Visite.

Savoir varier les plaisirs
Mais Suzanne Gaume n'est pas qu'un sosie « so british ». C'est une artiste accomplie qui chante, joue de l'orgue de Barbarie, et anime la vie des personnes agées en maison de retraite. Petit plus naturel, cette Croix-Roussienne est « recordwoman siffleuse ». Elle allie la grace et la beauté du sifflement d'un oiseau de paradis.

Suzanne Gaume nous emmène dans un voyage, au centre d'une carte postale de la Croix-Rousse, à l'époque où Joe Patrick animait encore la place Tabareau et où Suzanne discutait avec les oiseaux. Heureusement, nous confie-t-elle, son mari est là pour lui remettre les pieds sur Terre !

Frédérique Roussel

Retrouvez le book de Suzanne :
HYPERLINK "http://www.starway-agency.com/fr/book/suzanne-gaume/#" http://www.starway-agency.com/fr/book/suzanne-gaume/#



Publié le 10 octobre 2006 à 20:45:12 dans Portrait de quartier | Commentaires (0) |

« Vogue la galère » : retrouver les jeux d’antan

Comme vous l'avez sûrement vu et surtout entendu, la Vogue des marrons s'est installée comme chaque année depuis 150 ans place de la Croix Rousse, pour six semaines. Elle entraîne comme à son habitude le mécontentement de certains, suscité par le bruit et l'absence de places de parking. La Vogue occupe tout le plateau ! Tout ? Non...une petite place n'a toujours pas cédé à l'envahisseur, une petite place occupée par une tribu de joyeux lurons et luronnes, membres ou sympathisants du Ministère des rapports humains. Cette année, ce ministère donne l'occasion aux croix-roussiens de se réapproprier et de réapprendre à aimer cette fête par l'organisation d'une manifestation parallèle requérrant leur participation. Vogue des marrons et Vogue la galère ne sont pas pour autant en opposition puisqu'une vraie complicité s'est créée entre membres du ministère et forains, et que les deux travaillent à faire du mois d'octobre un moment festif qui fera plaisir à tous. A côté des manèges en tout genre, du petit train aux bras articulés en tous sens qui font vomir, siègeront cette année une dizaine de jeux à l'ancienne sur la place Tabareau.


Un travail collectif
Chat bouletout, ping tong, pulse puce...une dizaine de jeux traditionnels ont été revisités, fabriqués avec des objets de récupération et peints par des bénévoles et artistes. Ce mercredi, J-2 avant l'installation de la fête place Tabareau, ils étaient une vingtaine à assurer les dernières finitions dans l'atelier loué rue Dumont Durville. Petits et grands s'affairaient pour mettre la touche finale. Un labyrinthe de salles, des décors dans les couloirs, des pots de peinture et des pinceaux dans chaque recoin, des gens rafistolant des bouts de tuyaux, peignant des cagettes...difficile d'imaginer le résultat final. On comprend mieux avec une petite explication et le jeu terminé sous les yeux. Après un moment de détente autour d'un thé, il s'agit de s'organiser. Des plannings sont établis, on demande des volontaires pour tenir les stands de jeux et la buvette. On s'applaudit pour s'encourager et se féliciter du travail collectif accompli depuis des mois. Le ministère des rapports humains, qui comprend 6 salariés et une centaine de membres, a fait appel au bon vouloir des gens et à quelques artistes et concepteurs de jeux pour mettre au point cette fête de 3 jours, les 6, 7 et 8 octobre (voir programme ci bas).



Valeur Ajoutée en Rapports Humains
Le Ministère des rapports humains (association de la loi de 1901 à but non lucratif), a été créé en 2004 à l'initiative du crieur public de la Croix-rousse et avec le soutien des Croix-Roussiens. L'association a pour but de promouvoir le « vivre ensemble », la bonne humeur, les rencontres et le partage dans notre société de plus en plus individualiste. Il organise ainsi des événements socio-culturels et crée des rencontres. Tous les dimanche à 11h sur la place, le crieur Gérald Rigaud invite les passants et les aficonados à venir augmenter leur VARAHU (valeur ajoutée en rapports humains) en participant à une séance de génuflexion collective et surtout en venant écouter les messages déclamés depuis son perchoir en bois. Depuis deux ans et demi, des centaines de messages ont ainsi été lus en public, du message personnel aux annonces en tout genre en passant par les poèmes ou les coups de gueule. Chacun peut déposer son message (manuscrit de préférence) dans des boîtes aux lettres situées chez des commerçants (voir liste sur le site) et venir l'écouter ensuite en public. Tous les dimanche matin, c'est une dose d'humain que l'on se met en poche pour attaquer la semaine. C'est un moment de partage, de sourires complices avec des inconnus, à applaudir un bon mot ou une parole touchante, c'est une heure à rire et s'émouvoir avec l'autre, une heure à s'écouter, à se respecter.
Jasmine Sorgues



Programme
6 oct 
19h : cabaret croix-roussien (Bar'Hoc, Manuel laveur de mains, Dadi & Charlie, Le Cri du chat, U-Gomina, Zizi Merlette, Alyne l'aérienne...)


7 oct 
14h30 : départ de la parade
15h30 : attractions foraines
19h30 : concours de cris d'animaux
20h : bal

8 oct
11h : criée des messages
12h : caravanes internationales
14h : attractions, spectacles et concerts
19h : fin
Plus d'infos sur www.ministere-des-rapports-humains.com


Publié le 07 octobre 2006 à 11:49:55 dans Reportages | Commentaires (0) |

Dix caravanes dans le vent des mots


Lumière sur la francophonie dans le monde, le premier forum international des caravanes francophones se déroule à Lyon du 5 au 8 octobre.

L'origine du projet des Caravanes des « dix mots »
La semaine de la langue française et de la francophonie (17-26 mars) est un événement annuel à l'initiative du ministère de la Culture et de la Communication. À cette occasion sont choisis dix mots variés de la langue française autour desquels s'organise la semaine de la langue française.
Le théâtre des Asphodèles, porteur du projet des Caravanes des « dix mots », s'est donné pour mission depuis 2005 de faire connaitre au monde la francophonie. Il est soutenu par l'Organisation Internationale de la Francophonie et par le ministère de la Culture et de la Communication.
Trois caravanes expérimentales ont adhéré au projet de l'équipe Rhône-Alpes : le Sénégal, l'Italie (Région de la Vallée d'Aoste) et la Pologne.
En 2006 s'ajoute la Belgique, la Suisse, le Québec, la Roumanie ainsi que le Maroc et Madagascar.

XIème semaine de la francophonie en hommage à Senghor
Le ministère de la Culture et de la Communication rend hommage, à Léopold Sédar Senghor pour le centième anniversaire de sa naissance.
La sélection des « dix mots » fête le poète et chef d'Etat Sénégalais, symbole de la francophonie, en incluant un mot provenant de sa propre imagination : outre-ciel.

Les principes de 2006
Les dix mots de l'année sont : accents, badinage, escale, flamboyant, outre-ciel, soif, tresser, masques, hôte, kaléidoscope.
Dans le but de l'internationalisation du projet, les équipes d'habitants des pays et régions francophones ou francophiles ont adhéré.
Quelques conditions devaient cependant être respectées : s'autofinancer, respecter les « dix mots », réaliser un moyen-métrage de 26 minutes et pouvoir venir à Lyon dans le cadre du forum.

Le forum, partage avec le public
Le moyen-métrage retrace l'aventure de chaque équipe et se compose en véritable scénario. À ceci s'ajoutent d'autres productions toujours inspirées des « dix mots », réalisées lors d'ateliers et avec des personnalités francophones locales.
Le travail des caravanes met en valeur l'aspect cinématographique et artistique, mais surtout l'aspect humain du projet. Le périple de chacun montre que les mots sont différemment interprétés selon les diverses cultures francophones.
Malgré un planning chargé, les caravanes ont réalisé une démarche culturelle et relationnelle riche en rencontres. Le forum permet une confrontation des cultures et des interprétations.
La finalité du projet est de donner une dimension universelle au périple des caravanes des « dix mots ». Elles vont ainsi participer au XIeme sommet de la francophonie 2006 à Bucarest (10-12 octobre) accompagnées des 63 Etats francophones membres de l'OIF et possibles futurs caravanniers.

Programme du 5 au 8 octobre (entrée gratuite)
Jusqu'au 7octobre : exposition des oeuvres des caravanes, Galerie Marchande de la Part Dieu
Projection des moyens-métrages : à l'Institut Lumière, 25 rue du premier film, Lyon 8 vendredi 6 de 14h à 15h30 et de 16h30 à 18h, samedi 7 et le dimanche 8 de 14h à 15h30
Rencontres débat : au Théâtre des Asphodèles, 84 av. Félix-Faure Lyon 3, le 7 de 15h à 18h
Soirée « voix d'ici, voix d'ailleurs » au Théâtre des Ateliers, 5 rue Petit-David Lyon 2, le 7 à 20h30
Criées publiques avec le Crieur de la place de la Croix Rousse, Lyon 4 le 8 de 11h à 12h

Pour tout renseignement et réservation : http:// HYPERLINK "http://www.asphodèle.com" www.asphodèle.com, prochaine escale des caravanes : HYPERLINK "http://bucarest.francophonie.org/" http://bucarest.francophonie.org/

Frédérique Roussel

Publié le 06 octobre 2006 à 09:43:21 dans Concert, culture, cinéma | Commentaires (0) |

l'ALCR tennis de table en vidéos


Itv2
Vidéo envoyée par paslag


Publié le 07 septembre 2006 à 15:57:22 dans Concert, culture, cinéma | Commentaires (0) |

L'association PESD en quelques mots


Itv4pesd
Vidéo envoyée par paslag


Publié le 07 septembre 2006 à 15:46:56 dans Portrait de quartier | Commentaires (0) |

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