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Bartleby

 D'après la nouvelle d'Herman Melville.


Adaptation et mise en scène de David Géry.
Théâtre des Célestins. Du 3 au 14 janvier 2006.


Le livre de l'étrangeté

Dès l'entrée dans la « petite salle » du théâtre des Célestins, le décor happe notre regard : de hauts
panneaux blancs se trouvent repliés les uns contre les autres sur un côté de la scène. De quoi piquer notre
curiosité. La représentation commence, les panneaux s'animent tels les pages d'un livre. Tournés un à un, ils finissent par dévoiler le décor : un intérieur lisse et blanc qui sera le bureau de l'étude d'un avoué. C'est le livre de Bartleby qui commence.


La nouvelle de Melville présente ce personnage mystérieux : Bartleby est copiste ; engagé par un avoué dans son étude, il effectue un travail soigné mais refuse tout ordre quel qu'il soit. Il « préférerait ne pas... ». Ne pas quoi ? Nous ne le saurons jamais vraiment. Bartleby est un héros de l'opposition, de la résistance. Il s'impose petit à
petit comme le symbole de cette lutte contre toute forme d'autorité. Il s'impose physiquement, refusant
de quitter l'étude. L'intrigue se déroule ainsi à huis clos et repose entièrement sur l'étrange présence de
cet homme quasi irréel. La tension va crescendo avec son mystère. Au lieu de se dévoiler, il se referme toujours plus. Rien ni personne ne peut le déloger de son bureau. Le problème ? Il n'y en a pas vraiment ; si ce n'est que cet homme n'entre pas dans la « norme ». Ce sont les autres, dérangés par sa présence silencieuse, qui sont inquiets et vont finir par abdiquer en quittant les lieux. Les pages tournent et Bartleby reste.



Incarné par Yann Collette, excellent dans un rôle qui mêle douceur et rigidité, ce héros atemporel nous captive durant toute la représentation. Il est entouré par quatre comédiens, très bons eux aussi, qui apportent une pointe de légèreté et d'humour (grinçant) au sein d'un climat tendu. Tous nous tiennent en haleine jusqu'au bout. Plongés dans cette atmosphère étrange, soulignée par une musique lancinante et omniprésente, nous attendons la chute.
Elle se fait bien attendre ; cependant, la lenteur de l'action est compensée par des effets de mise en scène
qui réjouissent la vue. Le livre géant s'ouvre et se replie sous des jeux de clair-obscur ; des lignes d'écriture défilent par saccades sur ses pages blanches immaculées ; la voix-off du narrateur retentit alors pour les lire. 


Les héros se trouvent ainsi pris entre des feuilles de plâtre mobiles qui figurent l'espace. A leur jeu de s'adapter selon la configuration des lieux : muet derrière la lucarne de la dernière page, dynamique et parlant devant les
panneaux ouverts. Seul Bartleby reste statique et silencieux, figé entre les deux mêmes pages du début à  la fin.
Quand le livre se referme, après une heure cinquante d'effeuillage, le mystère du personnage continue à opérer. L'illusion théâtrale fonctionne.
                   
 Caroline Vernisse (en partenariat avec www.theatrotheque.com)


Publié le 06 janvier 2006 à 14:37:17 dans Concert, culture, cinéma | Commentaires (0) |

2006, l'année de toutes les réussites

RSNews vous souhaite une heureuse année 2006!!!

En ces temps de morosité économique, nous souhaitons vous faire part de notre inquiétude face aux bouleversements que connaissent actuellement la presse et les journalistes.

La presse est muselée, les journalistes emprisonnés ou tués. Ne l'oublions pas. La liberté de la presse d'un pays (ou d'une ville) reflète la liberté de chaque citoyen.

Publié le 05 janvier 2006 à 12:38:38 dans QUI SOMMES NOUS? | Commentaires (0) |

ONDINE

Texte de Jean Giraudoux. Mise en scène de Jacques Weber.
Théâtre des Célestins, du 13 décembre au 1er janvier.


L'affiche est prometteuse : La belle Laetitia Casta en Ondine, dans une mise en scène du célèbre Jacques Weber... Et elle tient toutes ses promesses. L'Ondine de Giraudoux reprend vie au théâtre des Célestins, plus de soixante ans après sa création, avec brio. Décors somptueux, scénographie impeccable, interprètes parfaits.
L'action se déroule en deux temps : dans un village de pécheurs, Ondine rencontre Hans dont elle tombe amoureuse ; à la cour, devenue sa femme, elle découvre l'hypocrisie et la vanité humaine. Deux moments auxquels correspondent deux décors : la cabane des pauvres pécheurs, entourée du bleu intense de l'océan, père d'Ondine ; la salle de réception de la cour, elle aussi ceinte par une toile océane, sombre et menaçante. Sur ces voiles transparents, qui symbolisent l'onde, se projettent des lumières chatoyantes. L'effet est séduisant, surtout lorsque les silhouettes de sirènes apparaissent en ombres chinoises derrière le voile lumineux. Une atmosphère véritablement féerique naît.
Envoûté par la sublime Ondine, le public se laisse séduire irrémédiablement. Laetitia Casta impose sa présence, légère, gracieuse et espiègle à la fois. Elle incarne le personnage de la nymphe à merveille. Son chant est fatal pour les spectateurs, pauvres Ulysse admiratifs. Ils ne sont d'ailleurs pas les seuls à succomber : Hans, interprété parfaitement par Samuel Jouy, sera la victime de la belle sirène. Ne connaissant pas le monde des hommes, elle a voulu parier sur sa fidélité et l'a voué à la mort...
Une belle histoire d'amour fatal et un beau conte onirique à savourer en cette période de fêtes.

                                        Caroline Vernisse (en partenariat avec www.theatrotheque.com)



Publié le 22 décembre 2005 à 10:11:27 dans Concert, culture, cinéma | Commentaires (0) |

Lyon Capitale, le journal des esprits "presque" libres

A tous ceux qui aiment la presse et sa liberté, voici le communiqué du club de la presse de Lyon en soutien au journal Lyon Capitale. 


Manifeste pour le respect de l©ˆindépendance de la presse

Le journal Lyon Capitale a sorti des enquêtes sur des anomalies dans l'attribution des marchés publics du
Grand Lyon. Depuis lors, des pressions exercées par le maire de Lyon et certains acteurs économiques concernés, ont eu pour but de déstabiliser le journal. Résultat : l'actionnaire majoritaire de Lyon Capitale, Bruno Rousset, président du groupe April, a limogé Jean-Olivier Arfeuillère, P-dg et fondateur du journal. Cette éviction s'accompagne de menaces sur les salariés et sur l'avenir du titre. Nous signataires de cette pétition, déclarons que :
La liberté de la presse est garantie par la législation française et européenne. Notre démocratie a besoin d©ˆune presse indépendante des pouvoirs quels qu©ˆils soient. Il est indispensable que la presse exerce librement
des fonctions de contre-pouvoir.
 
En conséquence,
- Les pressions exercées par le maire de Lyon, élu de la république et à ce titre garant de la démocratie et
du pluralisme, sont inacceptables.
- Les tentatives de certains dirigeants économiques pour museler la presse sont inadmissibles. De telles pratiques sont antirépublicaines et contreviennent gravement à notre conception de la démocratie et de la liberté d©ˆopinion.
Nous soutenons les salariés de Lyon Capitale dans leur lutte pour l'indépendance de la presse.
Prénom
Nom
Profession
Accord pour Signature 
   
ATTENTION
Pétition à renvoyer à
presse.libre@free.fr 


Publié le 19 décembre 2005 à 19:24:04 dans Métiers, emploi | Commentaires (0) |

Mais où vont les TCL?

Les rumeurs des derniers mois ont laissé place à l'annonce officielle : "A partir de l'été 2006, les usagers des TCL devront obligatoirement monter par l'avant des bus" Ainsi, les fraudeurs (occasionnels ou habitués) devraient, sous le coup d'une "certaine gêne", acheter et valider leur titre de transport. C'est tout du moins ce qu'avance la direction des TCL. Cette nouvelle mesure donnerait elle un nouveau pouvoir (et donc une nouvelle tâche) au chauffeur de bus en leur faisant endosser la casquette de controleur? Evidemment non. En revanche, le dit conducteur devra gérer, dans certains cas, l'affluence des usagers. (Imaginez la situation, sur la ligne 61, à la sortie de l'école, avec les personnes agées, les enfants et les parents avec poussettes se bousculant afin de trouver une place) Que de temps perdu! 

Source  : site www.tcl.fr
Le réseau TCL, 2ème réseau de transports en commun de France, dessert les 62 communes du « Grand Lyon », soit 1,2 million d'habitants répartis sur un périmètre de 606 km©˜.

Il est composé de :
4 lignes de métro, dont 1 ligne automatique (ligne D) et 1 ligne
à crémaillère (ligne C),
2 lignes de tramway, mode réintroduit à Lyon en 2001,
plus de 100 lignes de bus (à moteurs thermiques)
et de trolleybus (à propulsion électrique),
2 lignes de funiculaire.
Parallèlement à ces lignes régulières, une centaine de lignes
« Junior Direct » sont spécifiquement affectées aux scolaires
et desservent quelque 70 établissements de l'agglomération.
En 2002, le réseau TCL a enregistré un trafic de 1,25 million
de voyages quotidiens dont plus de 70% sur des modes
non polluants.

Le réseau TCL est organisé et géré par deux principaux acteurs :
         

Le SYTRAL (Syndicat Mixte des Transports pour le Rhône et l'Agglomération Lyonnaise),
Autorité Organistarice composée d'élus (Grand Lyon et Conseil Général du Rhône), réunis autour d'un Président (Bernard Rivalta) et d'un Bureau Exécutif.

Ses principales missions sont :

d'élaborer et de mettre en oeuvre
la politique de transport de l'agglomération,
de réaliser les investissements correspondants ( infrastructures et matériels roulants ),
de déterminer la politique tarifaire
et les adaptations de l'offre de transport.
Le SYTRAL est propriétaire de la marque « TCL », marque commerciale du réseau de transport de l'agglomération lyonnaise.
        

KEOLIS LYON, société privée filiale du groupe Keolis, à qui le SYTRAL confie la gestion du réseau TCL dans le cadre d'une Délégation de Service Public.

KEOLIS LYON :


exploite le réseau TCL,
rend compte de l'exploitation
assume le risque d'exploitation,
s'engage sur des objectifs annuels de recettes,
assiste le SYTRAL dans son rôle de maître d'ouvrage,
gère le patrimoine du SYTRAL.

Cette mission est définie contractuellement par un cahier des charges qui prévoit d'une part les services à assurer (lignes, fréquences, amplitudes de service et modes de transport) et précise, d'autre part, le niveau de qualité des services apportés aux clients sur les registres de la propreté, de la ponctualité, de l'information des voyageurs, de la lutte contre la fraude, du respect de la production, de la disponibilité des équipements, de la conduite, de la sécurité, du respect de l'environnement et de l'accueil. KEOLIS LYON emploie plus de 4 200 personnes. Elle est, à ce titre, l'un des plus importants employeurs du département.

Publié le 16 décembre 2005 à 15:32:43 dans Toute l'info decalée | Commentaires (0) |

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