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Cherche blogueur désespérément


Un soir de novembre, après une journée de dur labeur (pas si dure que cela en fait ), j'allume mon mac et découvre dans ma boite mail un message bien étrange :

Bonjour,

A Marseille, lors des Universités d'été de l'UMP, j'ai eu pour la première fois l'occasion de rencontrer des blogueurs, notamment Loïc Le Meur.

Depuis, j'ai véritablement pris conscience de l'importance du média Internet, et de la richesse de la blogosphère.

J'ai dit aux blogueurs présents à Marseille qu'il fallait faire craquer le système car le système traditionnel d'information n'existe plus.

J'aimerais pouvoir poursuivre ces échanges avec des blogueurs, c'est pourquoi je prends l'initiative de vous inviter, en tant que blogueur lyonnais, pour une rencontre informelle le samedi 25 novembre à 18h30 au café 203, 9 rue Garet, 69001 Lyon.
 
Cette rencontre sera l'occasion d'échanger sur la réalité de la blogosphère lyonnaise, mais aussi d'évoquer un sujet qui me tient à coeur : la ville numérique.

Je vous remercie de me confirmer votre présence en répondant à ce mail (dominique@perben.com).

En espérant vous rencontrer le samedi 25 novembre, et ainsi pouvoir discuter librement avec vous.

Bien cordialement,

Dominique Perben
 
www.perben.com
 
Mince alors, un ministre ( et pas des moindres) s'intéresse à mon point de vue. Le rendez vous est pris. Je suis curieuse de savoir ce qu'un ministre et surtout futur candidat à la mairie de Lyon recherche de si précieux auprès de la blogosphère lyonnaise

C'est donc sans a priori que je me suis rendue ce week end au café 203 pour échanger sur l'internet, les blogs et la fibre optique. L'assemblée, composée d'une vingtaine de blogueurs, avaient l'air aussi impatiente que moi de savoir pourquoi Perben se lançait soudain dans le blogging.

Loic Le meur était donc passé par là?

Et bien oui! " Lors de l'université d'été de l'UMP à Marseille, j'ai pu rencontrer plusieurs bloggueurs, dont le Loic le Meur. Depuis j'ai ouvert un blog et j'ai le sentiment que c'est un moyen de faire bouger le système d'information et de communication qui est très figé. Vous savez bien qu'aujourd'hui les personnalités invités au 20h de TF1 sont celles qui font montées l'audience." Dénonçant les débats creux et superficiels, le manque de média explicatif, Dominique Perben assure que les blogs peuvent "faire péter le système" "Ils sont un élément d'ouverture."

Concernant son blog, le ministre avoue manquer de temps pour écrire lui même ses billets. "Mais tout les billets de mon blog sont validé par moi"

Et d'en arriver à nous demander s' il ne serait pas plus intéressant pour les internautes que les hommes politiques "se lâchent un peu plus " dans leur blog. "Qu'on soit plus humain, qu'on y parle un peu plus de nos émotions"

Les réactions ne se font pas attendre "Franchement en tant que ministre, ça vous décridibiliserait." "Ca serait pourtant audacieux" "Pourquoi pas utiliser votre blog pour expliquer en profondeur certaines réformes du gouvernement" "Ou bien tout simplement nous parler d'une de vos passions"

Perben a l'air doucement convaincu. Après tout, il n'est qu'un bleu dans l'univers du blog. Et comme beaucoup d'élus, il essaye de capter un électorat. (et puis à l'UMP on ne plaisante pas avec la "puissance d'internet et de la blogosphère":)

Alors récupération politique ou sincère besoin d'ouverture? Sans doute un peu des deux.

LYON VILLE DE L'INTERNET

Une fois les échanges sur le blog terminés, les invités ont voulu en savoir un peu plus sur les projets du futur candidat au municipale de 2008 (ps : l'information a été dite et redite, les municipales auront bien lieu en 2008 et pas avant !)

"Si vous êtes élu maire de Lyon, quelle serait la 1er mesure que vous prendriez pour le développement de l'internet?"

"Et bien, je ne sais pas encore. Il faut bien réfléchir avant de faire un choix sur un investissement technique. Faut il le wifi, la fibre optique, davantage d'accès gratuit?"

Beaucoup ce soir là on défendu la fibre optique.
Certains ont fait aussi part de leur désir que Lyon soit plus reconnue au niveau national et international en matière d'internet.
Sans oublier néanmoins, l'important travail qu'a réalisé la municipalité avec son plan lyonnais pour la société de l'information. La ville a d'ailleurs reçu récemment le label @@@@ ville Internet et son site internet a été élu meilleur site municipal.


Voici les adresses des bloggeurs présents lors de cette rencontre :
Nicolas : http://www.69006.com
Géraldine : http://gesspace.over-blog.com
Eric : http://www.presse-citron.net
Sylvie : http://stupeurettremblement.hauetfort.com
Eveline : http://juillev.20six.fr
Gérald : http://geraldetsonblog.free.fr
Henri : http://www.2803.com
Dominik : http://www.fusina.net
Daniel: http://danielbroche.typepad.com





Publié le 26 novembre 2006 à 12:05:56 dans Reportages | Commentaires (0) |

« Nikito m’a fait éclater »


interview de Jean-Marc Imbert

Jean-Marc Imbert est un artiste reconnu dans le monde du spectacle et du cheval pour ses numéros sensationnels, réalisés...Sans bride.
À l'âge de 23 ans, son fidèle compagnon équin, Nikito, fait ses adieux au public après 13 ans de carrière dans le spectacle équestre.
Il a présenté Nikito le dernier jour d'Équita'lyon, pour la dernière fois, impressions.

Pouvez-vous nous expliquer votre parcours ?

- Au départ mon premier métier est informaticien, c'est le métier qui m'a permis de vivre jusqu'à ce que mes représentations soient suffisamment nombreuses. J'ai commencé dans le monde du cheval à l'âge de cinq ans. Mes parents n'ont jamais monté à cheval, ils avaient un élevage de vaches, mais comme nous étions quatre frères et soeurs et que nous aimions les chevaux, on en a acheté un, puis deux, puis trois jusqu'à monter une ferme équestre, puis un centre équestre que ma soeur dirigeait. Moi je n'aime pas le classique, je ne veux pas rentrer dans une carrière pour faire des ronds et des « patapons ». J'ai toujours préféré la voltige.

C'est de là qu'est venue l'idée de monter sans bride ?

- Un jour j'ai eu besoin de tenir un arc pour une représentation, ayant besoin de mes deux mains, j'ai appris à mon cheval à s'arrêter, puis à tourner, au fur et à mesure j'ai pu monter sans bride. C'était en 1993, et je ne me rendais pas compte que c'était nouveau, personne ne me disait que c'était bien dans les spectacles, c'est sur les salons spécialisés dans le cheval que ça a impressionné, on me disait « mais comment tu fais ? c'est génial tu as appris comment ?... »

Votre réussite semble venir d'une bonne entente. Nikito a-t-il été votre premier cheval?

- J'ai eu deux chevaux avant Nikito, mais pour l'animation. Nikito, c'est lui qui m'a fait éclater ! Il est mon premier cheval de spectacle. Mais on était toujours en conflit, il ne voulait pas travailler, ne voulait rien faire, il est horriblement caractériel. Ce n'est pas le meilleur copain que j'ai pu avoir, c'est pas le « copain câlin », mais c'est très particulier.

Alors d'où vient cette réussite ?

- On a trouvé un compromis, ce n'est pas un cheval soumis, on travaille à deux, il n'y a pas que le chef. Et puis il n'a jamais été suffisamment embêtant pour troubler le spectacle, ça passe toujours bien.

Avec le départ de Nikito en grande pompe à Équita'lyon, quel à été l'événement le plus marquant pour vous deux ?

- A part celui d'Équita'lyon, le jour où il a eu peur de machines fumigènes à une répétition, c'était « nul de chez nul », tout était réduit à néant en deux secondes, j'avais l'impression d'avoir tout perdu, je me suis rendu compte que je pouvais ne pas avoir de pouvoir. Mais sans les machines ça s'est arrangé !
L'hommage à Nikito au salon était émotionnel surtout, et le fait qu'Équita'lyon et Alain (NDLR : Alain Blanquet, ami de Jean Marc et responsable de la carrière animation du salon) aient proposé de donner le nom de Nikito à la carrière animation du salon, un geste comme ça c'est très fort parce que c'est sincère.. De ma carrière je n'ai jamais vu quelque chose d'aussi gentil. Alain a eu la bonne idée un mois avant, et rien n'était prévu, en fait je ne trouvais pas le bon moment, je disais toujours « J'sais pas ».

Nikito rentre chez vous maintenant ?

- Oui il est chez moi à Manosque, isolé de la ville, avec d'autres chevaux, en « vacances » pas en retraite. J'espère avoir du temps un peu à lui consacrer. Il n'a pas l'air en colère, il paraît qu'il regardait l'autre travailler par le rideau sur la carrière. Je me suis demandé comment se passerait sa dernière représentation car ça le tire de partout, mais il a été très bien.

Vous reprenez maintenant le spectacle de l'Indien avec Yelo ?

- Yelo l'a repris cette année, le premier mai, le pauvre a déjà dû remplacer un cheval qui ne pouvait pas partir en Australie, pour la poste en liberté ! Il a été formé à 6 ans en deux mois et trois jours (les jours sont comptés pour remplacer au pied levé !). Il reprend le numéro de Nikito, le premier numéro sans bride qui a pris trois ans.

La représentation de Jean-Marc Imbert (qui se produit tous les ans à Équita'lyon), de Nikito et de Yelo n'était pas prévue au programme d'Équita'lyon. C'est à la surprise de tous et avec grande émotion que le public lyonnais du premier salon de province a fait ses adieux à Nikito.

Pour plus d'information, le site de Jean-Marc Imbert : HYPERLINK "http://www.imbertjeanmarc.com" http://www.imbertjeanmarc.com

Publié le 16 novembre 2006 à 14:12:51 dans Portrait de quartier | Commentaires (0) |

Équita’Lyon : individus actifs identifiés !


Reportage décalé sur le salon Equita Lyon organisé récemment à Eurexpo


Qui remarque les petites mains qui s'activent pour le bonheur de tous, chevaux comme cavaliers ou visiteurs lambda à Équita'lyon ? Qui sont ces inconnus à casquette, qui courent partout et se ressemblent tous ?

À l'origine : deux passions

Alain Blanquet est prestataire de services et speaker. Responsable de la carrière animation et de l'espace enfant d'Équita'lyon, c'est lui qui recherche, choisit et produit les troupes. Frédéric Moity travaille avec Alain Blanquet en tant que speaker animateur au Salon du Cheval.
Mais Frédéric est aussi moniteur à la Maison Familiale et Rurale de St Flour, dans le Cantal, centre de formation aux métiers du cheval en équitation classique. Cela fait douze ans que Alain Blanquet et Frédéric Moity travaillent ensemble à Équita'lyon sur la carrière animation et c'est de cette association qu'est né le lien entre l'école de St Flour et Équita'Lyon.
Ainsi s'est développé il y a dix ans le projet de collaboration bénévole des élèves de la MFR St Flour au Salon du Cheval. Le bénévolat à Equita' nécessitait 51 élèves, choisis au volontariat et aussi à l'expérience et supervisés par quatre moniteurs dont Frédéric Moity et Emmanuelle Salesse. Les jeunes sont surtout concentrés autour de la carrière de saut d'obstacle mais en réalité on les retrouve dans tout le salon et sur toutes les carrières.
La MFR de St Flour est la seule école en France à posséder un centre équestre privé, et s'honore de 96% de réussite dans toutes ses filières. Elle propose à 180 élèves une formation en alternance par quinze jours, chez des maîtres de stage renommés dans l'équitation tels qu'Éric Navet, Michel Rozier, Martinot... Les autres jours à l'école sont consacrés à l'entretien du centre équestre et à étudier les matières des programmes scolaires, de la quatrième au BP JEPS (monitorat) en passant par le Bac Pro.

Sur le salon, partout, tout le temps, chapeau les jeunes !
« On est là parce qu'on est amoureux de cheval tout simplement » explique Aurélie Faurot élève en monitorat. Le bénévolat est du loisir, les élèves, même si le travail demandé est fatigant, se font surtout plaisir, en côtoyant les professionnels hippiques, leurs idoles, ou en observant l'art de l'équitation western originale et différente de leur enseignement habituel...
Benjamin Dussart vient de réussir son monitorat à la MFR, et compte par la suite ouvrir un centre d'équithérapie, « convaincu que le cheval peut aider à la rééducation ». Il a six ans de Salon à son actif, trois années en tant que chef d'équipe avant de devenir stagiaire speaker puis organisateur aux côtés d'Alain Blanquet et de Fred Moity.
« Ca s'est toujours bien passé et ça va de mieux en mieux » confie cet ancien élève qui s'investit pendant cinq jours sans relâche dans l'organisation. Il aime diriger les acteurs et aussi les équipes de la MFR, comme il dit « on ne change pas une équipe qui gagne ! ».
Les 51 élèves de St Flour représentent sur le Salon le quart des bénévoles qui s'activent et méritent d'être remarqués pour leur investissement. Dispatchés en équipes de six ou sept avec le chef d'équipe, ils sont chargés de nourrir les chevaux, monter les parcours, gérer les programmes, nettoyer les carrières de cinq heures et une heure du matin le lendemain... Tout cela pour satisfaire l'impatience et l'exigence des spectateurs comme des acteurs d'Équita'lyon.

Site officiel d'Équita'Lyon : HYPERLINK "http://equitalyon.com" http://www.equitalyon.com de la MFR St Flour : HYPERLINK "http://mfr15.free.fr" http://mfr15.free.fr



Publié le 10 novembre 2006 à 13:40:11 dans Reportages | Commentaires (0) |

Un transport vers la responsabilité


L'ÉTHIKET'BUS était présent jeudi et vendredi pour concrétiser les idées du forum pour une mondialisation responsable (26 et 27 octobre), en plein coeur de Lyon.

Un déplacement exceptionnel

C'est mercredi après-midi que l'ÉTHIKET'BUS, le « bus de la consommation responsable » unique en France est arrivé sur Lyon pour s'installer Place de la République.
Habituellement basé dans le sud-ouest, ce bus tourne sept jours sur sept dans une boucle entre Bayonne et Pau en passant par Soustons, Orthez, St Palais, Ustaritz et Anglet, sans oublier les villages étapes sans marché.
Le magasin itinérant propose sur deux étages tous les produits de la consommation courante, épicerie, vêtements, qu'ils soient régionaux, issus de commerce équitable, biologiques, ou même de grande marque. Le bus propose aussi des dégustations et roule ponctuellement en France pour divers salons et festivals comme les Vieilles Charrues.

À l'origine : une alternative au chômage

Pierre Marotte, Antoine Poëtte et Pierre Adam étaient tous trois au chômage quand ils ont lancé le projet de l'ÉTHIKET'BUS. Le financement de départ provient de leurs propres fonds, ainsi que d'aides de l'ANPE, de prêts de l'ANEF (une « banque solidaire »), d'un capital-risque d'Errikoa, et d'une aide d'un particulier privé.
Aujourd'hui soutenus par des amis et une styliste modéliste, ils sont toujours à la recherche de subventions pour développer encore plus le projet vers une consommation responsable et monter une association qui sera la « TO GET'EARTH ».
Mais le magasin n'est pas qu'une banale boutique. Pour concrétiser la consommation responsable, un système d'étiquetage IACA (Inform'Action des Consom'Acteur) a été créé pour guider les achats. L'étiquette nous informe sur trois données : les caractéristiques sociales, environnementales, et économique ou financières du produit. La couleur verte indique les meilleures pratiques, la rouge les infractions officielles. Une étiquette orange indique un produit dans la moyenne ou non contrôlé.
Pour résumer, en quelques données, en quelques couleurs le consommateur sait ce qu'il achète, et ce qu'il pourrait consommer pour plus de responsabilisation.

A*Freak*A : le freak c'est chic !

L'ÉTHIKET'BUS propose un nombreux choix de vêtements colorés et originaux. Ceux-ci sont créés par le bus et l'association des villageois de Ndem au Sénégal : A*FREAK*A. « La ligne est de mode européenne et de matière africaine » explique Pierre Adam. En effet le village de Ndem la crée entièrement à la main selon les dessins de l'équipe.
Cérigne Babakar Mbow et Aïssa, sa femme, ont créé cette coopérative afin de relancer l'activité du village de Ndem, et lutter contre l'exode rural. L'activité traditionnelle du tissage, de la teinte et de la confection à la main et sans électricité a ainsi permis de développer le village pour plus de bien-être des habitants. Le savoir-faire de ce village est transmis aux villageoises voisines, et il se décline dans la vannerie, le tannage et l'ébénisterie.
Ce type de coopérative équitable se pratique aussi avec des villages de Guinée comme Ngor, et des villages voisins de Dakar comme Boubacar. Le village Mbao a créé une association JCLTIS, (ONG reconnue par l'État) qui se concentre sur la réinsertion des jeunes en difficulté en confectionnant une collection vestimentaire pour enfants.
Avec un DESS en ingénierie des sports de glisse, l'équipe du bus projette de lancer une ligne de sport alliant « fun et exotisme », une preuve que la mondialisation responsable touche tout le monde et tous les domaines.


Frédérique Roussel

Plus de détails sur l'ÉTHIKET'BUS : HYPERLINK "http://www.a-freak-a.com" www.a-freak-a.com . Le site du forum : HYPERLINK "http://www.forum-lyon.com" www.forum-lyon.com

Publié le 30 octobre 2006 à 15:36:28 dans Reportages | Commentaires (1) |

Enfants sans papiers suite...



Après le rassemblement du 11 octobre organisé place Sathonay dans le troisième arrondissement, le soutien lyonnais pour la régularisation des sans papiers a manifesté samedi 21 octobre devant le centre de rétention de St Exupéry.

Un rassemblement interrégional de taille : « Nous ne laisserons pas faire ! »
Ce n'est pas uniquement le Réseau Éducation Sans Frontières de Lyon et les lyonnais qui ont manifesté samedi dernier. En effet c'est toute une délégation de soutien rassemblant entre autres les départements du Rhône, de l'Ain, de Loire, de Saône et Loire, et de Haute-Savoie qui s'est réunie pour lutter contre l'exclusion des sans-papiers.
Parmi la foule de drapeaux, mélange d'associations et de partis politiques, on pouvait reconnaître Attac, Éducation Sud, Les Alternatifs, LCR, les Solidaires, les Verts, le Parti Communiste Français, le Parti Socialiste, le FSN, la Ligue Des Droits de l'Homme et aussi les Réseaux Éducation et Universitaires Sans Frontières.
Selon Mireille Peloux, enseignante et membre du RESF, le rassemblement a atteint de correctes proportions avec environ 600 personnes rassemblées. Bien entendu les Forces de l'Ordre ont décompté en revanche 250 à 300 personnes face à eux.

Protection collective
« Nous les protègerons de sorte qu'on ne puisse pas venir les chercher » est le mot d'ordre qu'ont fait passer les militants. Les haut-parleurs ont transmis de nombreux messages de soutien aux sans-papiers de la « zone de non droit ».
Les militants ont dénoncé le silence de la préfecture face aux quatre grèves de la faim et aux problèmes de santé de certains détenus. Les quatre grévistes estiment que c'est leur dernier moyen de se faire entendre. De plus, ne pouvant se déplacer, ils espèrent repousser la date de leur reconduite. En effet une prolongation de rétention de cinq jours pour problèmes de santé peut être décidée, et à son expiration et sans reconduction, selon la loi, le détenu doit être libéré. C'est cette motivation qui pousserait les grévistes à laisser leur santé se dégrader.
Citoyens et militants se rassemblent aussi en ville pour lutter contre ce qu'ils nomment les « rafles » et empêcher l'application de la circulaire Sarkozy. Selon RESF, le gouvernement est « sur la défensive » et la lutte doit continuer.
Les dénonciations se sont portées aussi sur le centre lui-même jugé sordide aux vues des barbelés et des préfabriqués qui dominent. Le centre est nommé aussi « centre pouponnière » par les manifestants car il permet d'accueillir des familles avec des enfants en bas âges dans des conditions suspectes. L'idée qu'un enfant puisse passer sa jeunesse dans ce centre est jugé « honteux » par les manifestants.

Des propos modérés par la police
Didier Martin qui dirige la police aux frontières était présent pour veiller à la sécurité du rassemblement. Accompagné de la gendarmerie mobile, ils représentaient un groupement d'une centaine de personnes. Didier Martin précise qu'il se trouve actuellement une centaine de personnes à l'intérieur du centre. « Tous les jours se déroulent des reconductions à la frontières » explique-t-il « par avion ou par bateau ». Il exécute avec son équipe de police aux frontières de l'aéroport les ordres sous contrôle de la Préfecture. Il suffit « d'établir la procédure » selon les arrêtés pour reconduite à la frontière (APRF).
Monsieur Martin déclare qu'il n'y a pas d'enfant à l'intérieur du centre, et modère les propos diffusés par haut-parleurs. Le centre ne serait pas une pouponnière, mais permet d'accueillir des familles, « il ne contient pas de crèche ou de salle d'accouchement » ajoute Didier Martin. D'autre part, malgré sa discrétion il semblerait que la vérité ne soit pas faite à propos des grèves de la faim.
Les revendications restent les mêmes, la régularisation globale de tous les sans papiers, et l'avancement du plan froid par la DDASS toujours prévu pour le 16 novembre sont de rigueur. Bien entendu il est exigé que les grévistes soient soignés et libérés.

Frédérique Roussel

Un rassemblement est organisé mercredi 25 octobre à 15h30 sur la Place des Martyrs de la Résistance proche de la DDASS dans le troisième arrondissement.

Publié le 25 octobre 2006 à 08:18:48 dans Reportages | Commentaires (0) |

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