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Théâtre : La Tour de la Défense


 Texte de Copi ; mise en scène d'Emmanuel Daumas.
Théâtre des Ateliers. Du 6 au 29 janvier 2006.


« La tour de la défense infernale »

Paris, un 31 décembre 1977. Cinq personnages se retrouvent dans un appartement au sommet d'une tour de la Défense : Jean et Luc, un couple d'homosexuels sur le déclin, Micheline, un travesti mythomane, Daphnée, une jeune femme paumée et camée, et Ahmed, un bel arabe convoité par tout ce petit monde ; des protagonistes non conventionnels pour un spectacle déjanté ! Très vite, dans un décor kitchissime (canapé argenté et fausse vue sur Paris la nuit), ces « gais » convives vont s'en donner à coeur joie : pas de danse, chansonnette improvisée, lancer de gigot, bataille de salade, chasse au serpent... Bref, la soirée vire au délire collectif.


Le divertissement est efficace pendant une bonne heure. Le problème : la pièce dure deux heures et quart. La faiblesse de l'intrigue et le manque de bons mots se font sentir trop rapidement. Le huis clos s'essouffle et ne nous tire plus que quelques sourires dans la deuxième partie. Il semble que tout a été dit de cette extravagante petite bande et que la confrontation des cinq personnages n'apporte plus rien. Seule une affaire de meurtre (nous n'en dirons pas plus) survient, in extremis, afin de relancer la machine dramaturgique, mais trop tard ; nous nous
sommes déjà lassés.



Et pourtant, les comédiens se décarcassent pour nous faire rire. Nazareth Agopian incarne une folle très séduisante, chorégraphiant chacun de ses mouvements à outrance. Eddy Letexier, déjà très apprécié dans Le roi nu cette saison, excelle dans le registre de la nonchalance et de la bougonnerie et nous montre de nouveau son anatomie ! Quant à Radha Valli (Daphnée), Karim Qayouh (Ahmed) et Grégory Gouband (Micheline), rien à redire : ils sont à l'aise dans leurs rôles caricaturaux tout au long de la représentation.


Dommage que la partition qui leur a été impartie soit défaillante. La pièce aurait gagné en intensité en s'achevant plus rapidement ou en ménageant quelques rebondissements. Mais faites quand même le détour par cette « tour infernale » qui joue bien des tours à ses locataires ; vous passerez au moins une heure fort divertissante.
                                    
Caroline Vernisse (en partenariat avec www.theatrotheque.com)



Publié le 13 janvier 2006 à 11:56:21 dans Concert, culture, cinéma | Commentaires (0) |

LE JEU DE L’AMOUR ET DU HASARD

Texte de Marivaux. Mise en scène de Philippe Faure.
Théâtre de la Croix Rousse, novembre 2004. Reprise du
6 au 15 janvier et du 14 au 18 mars 2006.


                    Un standard de l'humour

    Il faut rendre à Marivaux ce qui appartient à Marivaux : tout ce qui nous séduit dans la pièce jouée
en ce moment au théâtre de la Croix Rousse est de son fait. C'est son texte, subtil à souhait, qui nous fait rire. Ce sont aussi les situations qu'il met en place : le quiproquo qui laisse croire à tous les personnages que les maîtres sont des valets et inversement ; les déguisements des uns et des autres, qui les amènent à jouer maladroitement des rôles ; et la duperie de tout ce petit monde. Le comique fonctionne particulièrement bien dans les scènes où les domestiques imitent leurs maîtres ; leur gaucherie et leur excès de zèle pour jouer les grands suscitent un effet burlesque qui ne manque pas son effet sur la salle : les rires fusent.


    Rendons alors justice aux acteurs : ils interprètent tous leurs rôles à la perfection. Ils savent dire le texte de Marivaux et toucher le spectateur du 21ème siècle. Ils réussissent à rendre naturel le parler du 18ème siècle, qui pourrait sembler affecté aujourd'hui. La sobriété du jeu de scène qui accompagne ce texte savoureux ne nuit en rien à ses effets humoristiques. La duplicité du langage subsiste, à peine soulignée par les attitudes des protagonistes. Ainsi Alexandre Lachaux / Arlequin se contente-t-il de quelques gestes bien placés (ou plutôt « mal placés ») pour traduire les désirs, très triviaux, de son personnage. Anne Girouard s'en tire tout aussi bien dans le rôle de Lisette, la suivante. Quant aux autres : rien à redire. Mahaut d'Arthuys, François Rabette, Jeremie Chaplain (anciens élèves de l'ENSATT, comme la précédente) et Charles Joris incarnent les héros tels que nous les imaginions à la
lecture de Marivaux.


    Et la mise en scène direz-vous ? Et le travail de Philippe Faure ? Sa discrétion  nous inciterait presque à l'oublier : décor unique et dépouillé, lumières sobres signalant simplement les changements d'acte par de légères nuances et jeux d'ombre, musique de fond modeste... Nous lui reprocherions presque un certain « académisme » : tout est bien fait, des décors aux costumes 18ème siècle, tout est bien dit, le texte est respecté à la lettre... mais rien de plus.
Pas d'innovation, pas de surprise. Le lecteur qui connaît le Jeu de l'amour et du hasard assiste à la représentation sans étonnement, content mais pas transporté. Voilà le seul reproche que nous pouvons adresser à cette énième reprise d'un standard du théâtre. Mais rendons aussi à Faure ce qui lui est dû : il a su s'effacer derrière Marivaux. La simplicité de sa mise en scène laisse la vedette au texte. Alors, vous qui n'avez pas lu (honte à vous !) ce « classique », ce standard de l'amour, de l'humour et du hasard, allez à la Croix Rousse écouter Marivaux.
                      
  Caroline Vernisse



Publié le 08 janvier 2006 à 14:43:42 dans Concert, culture, cinéma | Commentaires (0) |

Bartleby

 D'après la nouvelle d'Herman Melville.


Adaptation et mise en scène de David Géry.
Théâtre des Célestins. Du 3 au 14 janvier 2006.


Le livre de l'étrangeté

Dès l'entrée dans la « petite salle » du théâtre des Célestins, le décor happe notre regard : de hauts
panneaux blancs se trouvent repliés les uns contre les autres sur un côté de la scène. De quoi piquer notre
curiosité. La représentation commence, les panneaux s'animent tels les pages d'un livre. Tournés un à un, ils finissent par dévoiler le décor : un intérieur lisse et blanc qui sera le bureau de l'étude d'un avoué. C'est le livre de Bartleby qui commence.


La nouvelle de Melville présente ce personnage mystérieux : Bartleby est copiste ; engagé par un avoué dans son étude, il effectue un travail soigné mais refuse tout ordre quel qu'il soit. Il « préférerait ne pas... ». Ne pas quoi ? Nous ne le saurons jamais vraiment. Bartleby est un héros de l'opposition, de la résistance. Il s'impose petit à
petit comme le symbole de cette lutte contre toute forme d'autorité. Il s'impose physiquement, refusant
de quitter l'étude. L'intrigue se déroule ainsi à huis clos et repose entièrement sur l'étrange présence de
cet homme quasi irréel. La tension va crescendo avec son mystère. Au lieu de se dévoiler, il se referme toujours plus. Rien ni personne ne peut le déloger de son bureau. Le problème ? Il n'y en a pas vraiment ; si ce n'est que cet homme n'entre pas dans la « norme ». Ce sont les autres, dérangés par sa présence silencieuse, qui sont inquiets et vont finir par abdiquer en quittant les lieux. Les pages tournent et Bartleby reste.



Incarné par Yann Collette, excellent dans un rôle qui mêle douceur et rigidité, ce héros atemporel nous captive durant toute la représentation. Il est entouré par quatre comédiens, très bons eux aussi, qui apportent une pointe de légèreté et d'humour (grinçant) au sein d'un climat tendu. Tous nous tiennent en haleine jusqu'au bout. Plongés dans cette atmosphère étrange, soulignée par une musique lancinante et omniprésente, nous attendons la chute.
Elle se fait bien attendre ; cependant, la lenteur de l'action est compensée par des effets de mise en scène
qui réjouissent la vue. Le livre géant s'ouvre et se replie sous des jeux de clair-obscur ; des lignes d'écriture défilent par saccades sur ses pages blanches immaculées ; la voix-off du narrateur retentit alors pour les lire. 


Les héros se trouvent ainsi pris entre des feuilles de plâtre mobiles qui figurent l'espace. A leur jeu de s'adapter selon la configuration des lieux : muet derrière la lucarne de la dernière page, dynamique et parlant devant les
panneaux ouverts. Seul Bartleby reste statique et silencieux, figé entre les deux mêmes pages du début à  la fin.
Quand le livre se referme, après une heure cinquante d'effeuillage, le mystère du personnage continue à opérer. L'illusion théâtrale fonctionne.
                   
 Caroline Vernisse (en partenariat avec www.theatrotheque.com)


Publié le 06 janvier 2006 à 14:37:17 dans Concert, culture, cinéma | Commentaires (0) |

2006, l'année de toutes les réussites

RSNews vous souhaite une heureuse année 2006!!!

En ces temps de morosité économique, nous souhaitons vous faire part de notre inquiétude face aux bouleversements que connaissent actuellement la presse et les journalistes.

La presse est muselée, les journalistes emprisonnés ou tués. Ne l'oublions pas. La liberté de la presse d'un pays (ou d'une ville) reflète la liberté de chaque citoyen.

Publié le 05 janvier 2006 à 12:38:38 dans QUI SOMMES NOUS? | Commentaires (0) |

ONDINE

Texte de Jean Giraudoux. Mise en scène de Jacques Weber.
Théâtre des Célestins, du 13 décembre au 1er janvier.


L'affiche est prometteuse : La belle Laetitia Casta en Ondine, dans une mise en scène du célèbre Jacques Weber... Et elle tient toutes ses promesses. L'Ondine de Giraudoux reprend vie au théâtre des Célestins, plus de soixante ans après sa création, avec brio. Décors somptueux, scénographie impeccable, interprètes parfaits.
L'action se déroule en deux temps : dans un village de pécheurs, Ondine rencontre Hans dont elle tombe amoureuse ; à la cour, devenue sa femme, elle découvre l'hypocrisie et la vanité humaine. Deux moments auxquels correspondent deux décors : la cabane des pauvres pécheurs, entourée du bleu intense de l'océan, père d'Ondine ; la salle de réception de la cour, elle aussi ceinte par une toile océane, sombre et menaçante. Sur ces voiles transparents, qui symbolisent l'onde, se projettent des lumières chatoyantes. L'effet est séduisant, surtout lorsque les silhouettes de sirènes apparaissent en ombres chinoises derrière le voile lumineux. Une atmosphère véritablement féerique naît.
Envoûté par la sublime Ondine, le public se laisse séduire irrémédiablement. Laetitia Casta impose sa présence, légère, gracieuse et espiègle à la fois. Elle incarne le personnage de la nymphe à merveille. Son chant est fatal pour les spectateurs, pauvres Ulysse admiratifs. Ils ne sont d'ailleurs pas les seuls à succomber : Hans, interprété parfaitement par Samuel Jouy, sera la victime de la belle sirène. Ne connaissant pas le monde des hommes, elle a voulu parier sur sa fidélité et l'a voué à la mort...
Une belle histoire d'amour fatal et un beau conte onirique à savourer en cette période de fêtes.

                                        Caroline Vernisse (en partenariat avec www.theatrotheque.com)



Publié le 22 décembre 2005 à 10:11:27 dans Concert, culture, cinéma | Commentaires (0) |

Lyon Capitale, le journal des esprits "presque" libres

A tous ceux qui aiment la presse et sa liberté, voici le communiqué du club de la presse de Lyon en soutien au journal Lyon Capitale. 


Manifeste pour le respect de l©ˆindépendance de la presse

Le journal Lyon Capitale a sorti des enquêtes sur des anomalies dans l'attribution des marchés publics du
Grand Lyon. Depuis lors, des pressions exercées par le maire de Lyon et certains acteurs économiques concernés, ont eu pour but de déstabiliser le journal. Résultat : l'actionnaire majoritaire de Lyon Capitale, Bruno Rousset, président du groupe April, a limogé Jean-Olivier Arfeuillère, P-dg et fondateur du journal. Cette éviction s'accompagne de menaces sur les salariés et sur l'avenir du titre. Nous signataires de cette pétition, déclarons que :
La liberté de la presse est garantie par la législation française et européenne. Notre démocratie a besoin d©ˆune presse indépendante des pouvoirs quels qu©ˆils soient. Il est indispensable que la presse exerce librement
des fonctions de contre-pouvoir.
 
En conséquence,
- Les pressions exercées par le maire de Lyon, élu de la république et à ce titre garant de la démocratie et
du pluralisme, sont inacceptables.
- Les tentatives de certains dirigeants économiques pour museler la presse sont inadmissibles. De telles pratiques sont antirépublicaines et contreviennent gravement à notre conception de la démocratie et de la liberté d©ˆopinion.
Nous soutenons les salariés de Lyon Capitale dans leur lutte pour l'indépendance de la presse.
Prénom
Nom
Profession
Accord pour Signature 
   
ATTENTION
Pétition à renvoyer à
presse.libre@free.fr 


Publié le 19 décembre 2005 à 19:24:04 dans Métiers, emploi | Commentaires (0) |

Mais où vont les TCL?

Les rumeurs des derniers mois ont laissé place à l'annonce officielle : "A partir de l'été 2006, les usagers des TCL devront obligatoirement monter par l'avant des bus" Ainsi, les fraudeurs (occasionnels ou habitués) devraient, sous le coup d'une "certaine gêne", acheter et valider leur titre de transport. C'est tout du moins ce qu'avance la direction des TCL. Cette nouvelle mesure donnerait elle un nouveau pouvoir (et donc une nouvelle tâche) au chauffeur de bus en leur faisant endosser la casquette de controleur? Evidemment non. En revanche, le dit conducteur devra gérer, dans certains cas, l'affluence des usagers. (Imaginez la situation, sur la ligne 61, à la sortie de l'école, avec les personnes agées, les enfants et les parents avec poussettes se bousculant afin de trouver une place) Que de temps perdu! 

Source  : site www.tcl.fr
Le réseau TCL, 2ème réseau de transports en commun de France, dessert les 62 communes du « Grand Lyon », soit 1,2 million d'habitants répartis sur un périmètre de 606 km©˜.

Il est composé de :
4 lignes de métro, dont 1 ligne automatique (ligne D) et 1 ligne
à crémaillère (ligne C),
2 lignes de tramway, mode réintroduit à Lyon en 2001,
plus de 100 lignes de bus (à moteurs thermiques)
et de trolleybus (à propulsion électrique),
2 lignes de funiculaire.
Parallèlement à ces lignes régulières, une centaine de lignes
« Junior Direct » sont spécifiquement affectées aux scolaires
et desservent quelque 70 établissements de l'agglomération.
En 2002, le réseau TCL a enregistré un trafic de 1,25 million
de voyages quotidiens dont plus de 70% sur des modes
non polluants.

Le réseau TCL est organisé et géré par deux principaux acteurs :
         

Le SYTRAL (Syndicat Mixte des Transports pour le Rhône et l'Agglomération Lyonnaise),
Autorité Organistarice composée d'élus (Grand Lyon et Conseil Général du Rhône), réunis autour d'un Président (Bernard Rivalta) et d'un Bureau Exécutif.

Ses principales missions sont :

d'élaborer et de mettre en oeuvre
la politique de transport de l'agglomération,
de réaliser les investissements correspondants ( infrastructures et matériels roulants ),
de déterminer la politique tarifaire
et les adaptations de l'offre de transport.
Le SYTRAL est propriétaire de la marque « TCL », marque commerciale du réseau de transport de l'agglomération lyonnaise.
        

KEOLIS LYON, société privée filiale du groupe Keolis, à qui le SYTRAL confie la gestion du réseau TCL dans le cadre d'une Délégation de Service Public.

KEOLIS LYON :


exploite le réseau TCL,
rend compte de l'exploitation
assume le risque d'exploitation,
s'engage sur des objectifs annuels de recettes,
assiste le SYTRAL dans son rôle de maître d'ouvrage,
gère le patrimoine du SYTRAL.

Cette mission est définie contractuellement par un cahier des charges qui prévoit d'une part les services à assurer (lignes, fréquences, amplitudes de service et modes de transport) et précise, d'autre part, le niveau de qualité des services apportés aux clients sur les registres de la propreté, de la ponctualité, de l'information des voyageurs, de la lutte contre la fraude, du respect de la production, de la disponibilité des équipements, de la conduite, de la sécurité, du respect de l'environnement et de l'accueil. KEOLIS LYON emploie plus de 4 200 personnes. Elle est, à ce titre, l'un des plus importants employeurs du département.

Publié le 16 décembre 2005 à 15:32:43 dans Toute l'info decalée | Commentaires (0) |

théâtre : LE ROI NU


Texte d'Evguéni Schwartz ; mise en scène de Laurent Pelly.
Théâtre de la Croix Rousse. Du 7 au 18 décembre 2005.

Des tiroirs enchanteurs

Des tiroirs, rien que des tiroirs sur scène ; oui, mais des tiroirs magiques ! A leur ouverture, des personnages hauts en couleur surgissent et le spectacle prend place. Un spectacle avec lequel le théâtre de la Croix Rousse finit l'année 2005 en beauté. Le Roi nu, écrit en 1934 par Evguéni Schwartz, relève de ces grandes mises en scène populaires et réjouissantes. Le dramaturge russe convoque trois contes d'Andersen : Les Habits neufs de l'empereur, La Princesse et le porcher et La Princesse au petit pois. De cet étrange mélange, il tire une oeuvre originale, à mi-chemin entre le conte de fées et la satire politique.

La Princesse Henriette est amoureuse du porcher Henri (!) mais doit être mariée au roi du pays voisin. Voilà pour le conte de fées. Le roi du pays voisin est un « méchant » dictateur aux faux airs de Staline, Hitler ou autre Mussolini (Schwartz pensait apparemment à Hitler, porté au pouvoir un an avant l'écriture du texte), qui impose la tonte des chats et les petits pâtés au déjeuner. Voilà pour la satire politique. Comment le gentil porcher arrivera-t-il à soustraire la belle et naïve princesse à ses obligations matrimoniales ? C'est encore une autre histoire. Suspense ! Relisez bien le titre et peut-être devinerez-vous le stratagème d'Henri...

Mais, si vous tremblez déjà pour la princesse et que vous ne pouvez plus soutenir ce suspense terrible, courez au théâtre assister au dénouement de cette formidable histoire. Elle est mise en scène de manière remarquable par Laurent Pelly, directeur du Centre dramatique national des Alpes. Du décor aux costumes, en passant par les lumières et la musique, tout est parfait. Les comédiens aussi. Leur jeu, sur le mode burlesque, déclenche des vagues de rires incessantes pendant les deux heures de représentation. La magie opère et nous transporte dans un univers féerique et grotesque à la fois. Cependant, nous n'en dirons pas plus sur le grotesque. Il faut voir de ses propres yeux les accoutrements des dames de compagnie, courtisans, chambellans, gouvernantes, cochons et, surtout, les atours du Roi... A moins que vous ne soyez trop bêtes pour les contempler !... Suspense...
                                       
 Caroline Vernisse       (en partenariat avec le site www.theatrotheque.com)





Publié le 09 décembre 2005 à 11:55:55 dans Concert, culture, cinéma | Commentaires (0) |

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