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Sur la ligne 61



SUR LA LIGNE 61



Créée le 17 mai 71, la circulaire de la Soyeuse est un peu la ligne mythique de la Croix Rousse. Petit visite guidée avec Serge Boyat, chauffeur au TCL depuis 1975.



Ambiance détendue et conviviale ce matin sur la ligne 61. Comme à son habitude, Serge ne passe pas un arrêt sans serrer une main ou dire un petit mot à ses usagers. Il entretient avec eux une relation privilégiée et ces derniers le lui rendent bien. “J'ai commencé à travailler sur cette ligne en 1985. Et depuis je ne l'ai jamais quitté. “ explique le chauffeur, soulignant que cette régularité n'est ni un privilège ni une contrainte. “C'est sûr que parfois le parcours est monotone. Et, il m'arrive de trouver le temps long, surtout l'été lorsqu'il n'y a pas beaucoup de monde. Mais à force de discuter, on connaît pas mal de gens. Et les journées passent plus vite. “ ajoute Serge, tout en concédant à la Soyeuse, un côté sympathique.



Avec 22 arrêts, et un parcours de 30 mn environ, la ligne 61 entoure tout le 4ème arrondissement et propose une vue d'ensemble idéale de la Croix Rousse. En desservant le Boulevard, la Rue Chazière, la rue Hénon, le nord de la Croix Rousse, la Place mais aussi plusieurs lieux déterminants comme le cimetière, l'hôpital, les rues commerçantes, les écoles...la Soyeuse a su devenir une ligne indispensable. “En particulier pour les retraités. Il faut savoir que l'on dessert quatre maisons de retraite”, précise Serge. C'est ainsi que l'usager passe des rues calmes et verdoyantes du nord de la Croix Rousse à l'agitation de la Grande rue en moins de cinq minutes.



Mais la ligne de 2005 est-elle vraiment la même qu'à ses début, en 1971? “Il y a eu pas mal d'évolutions. Déjà, au niveau du public. Avant, il y avait beaucoup plus d'actifs. Mais aujourd'hui avec le déplacement des entreprises à l'extérieur de Lyon et la hausse du Chômage, ils sont devenus très minoritaires. Notre public se compose principalement de retraités et d'écoliers. “

Au delà de ces bouleversement sociologiques, Serge soulève le problème du comportement des usagers. “C'est évident que la clientèle a changé. Aujourd'hui les gens sont beaucoup plus exigeants. Ils n'acceptent pas les retards et ne comprennent pas les difficultés de notre métier. La cohabitation avec les voitures est aussi difficile. Certains sont assez agressifs. Et d'autres n'hésitent plus à stationner sur les arrêts.”, rend compte le chauffeur, qui, en 30 ans, a subit une seule agression physique, mais “ des verbales, un tas!”



Quant aux anecdotes, Serge n'en manque pas. Ce dernier se rappelle avec humour du jour où une de ses usagers a déféqué dans son bus. Mais aussi de l'année où la direction des TCL a pris la décision de changer la taille du bus. “Au départ, nous avions des grands bus. Puis lorsque le parcours s'est agrandi, nous avons dû prendre des bus plus petits pour pouvoir emprunter les rues étroites. Beaucoup de gens ont alors manifesté.”



La visite guidée touche à sa fin. Dernier petit coup de gueule pour le chauffeur : la fraude. “On la ressent énormément et je la voie tous les jours. Même les gens qui auraient les moyens essayent de frauder. Ils ne comprennent pas que tout cela a un coût. Le bus ne peut pas être gratuit.”



Pascale Lagahe






Publié le 16 juin 2005 à 12:13:28 dans Reportages | Commentaires (1) |

POURSUIVRE LA MOBILISATION





Une petite centaine de personnes étaient présentes lundi soir aux Terreaux pour fêter la libération de Florence Aubenas et Hussein Hanoun.


"Des torches enflammées pour que la lumière des journalistes ne s'éteigne pas" Hier soir, place des Terreaux, une poignée de Lyonnais s'était rassemblée pour dire leur soulagement et leur joie face à la libération de la journaliste française Florence Aubenas et de son guide irakien Hussein Hanoun. Mais pas seulement.La mobilisation de ce lundi était aussi l'occasion de ne pas oublier les journalistes Fredérick Nerac (disparu en Irak) et Guy André Kieffer (disparue en Côte d'Ivoire, le 16 avril 2004). Présent lors du rassemblement, le frère de Guy-André, Bernard, s'est exprimé pour que la mobilisation soit toujours plus importante que l'indifférence. "Je suis soulagé pour Florence et Hussein. Mais cette joie est teintée de tristesse." a-t-il souligné. "La mobilisation des français est extrêmement importante pour nous. Nous avons le devoir de s'indigner contre ces enlèvements de journalistes. Ce sont des gens qui disparaissent en faisant leur métier." 
Le club de la presse, à l'initiative de cette soirée, a annoncé un nouveau rassemblement mercredi prochain à la Duchère. "Nous organiserons un match de foot entre journalistes et élus".
Pascale Lagahe 




Publié le 13 juin 2005 à 22:07:26 dans Reportages | Commentaires (0) |

La révolution de velours

 Le troisième opus de SivareeWho's got trouble ? sorti en 2005, à l'origine de leur tournée en France, sera dévoilé sur la scène du Transbordeur aujourd'hui.

Résumer Shivaree au tube Good night moon, étendard du premier album et démocratisé par la BO de Kill Bill 2, serait une première erreur à ne pas commettre. La deuxième serait d'assimiler Who's got trouble ? à la production rock actuelle. En effet, on peut entendre sur Someday des teintes surannées de jazz et de blues. C'est là que réside la magie de leur musique. La troisième serait de résumer le groupe à la frimousse charismatique de la chanteuse Ambrosia Parkley. Duke Mc Vinnie et Danny Mc Gough, les deux musiciens qui l'accompagnent ont déjà roulé leur bosse au côté de Tom Waits, et fait preuve de leur talent auprès de J.J. Cale. Ces deux-là lui permettent d'égrener de sa voie suave, discrètement glissée à l'oreille, la révolte que lui inspire son pays, les Etats-Unis. C'est par l'héritage musical américain, empruntant au gospel, au music-hall, toujours imprégné de ces rythmes jazzy et de la nostalgie propre au blues, que sur scène la révolution s'opère. Mais toujours en finesse et dans la délicatesse, souvent l'apanage de la gent féminine... Vous me dîtes qu'en plus Ambrosia Parkley est très jolie ? N'en rajoutez plus, Shivaree est le groupe à aller voir en live cette semaine.

Thomas Picaud.

Publié le 10 juin 2005 à 11:18:01 dans Concert, culture, cinéma | Commentaires (0) |

SIN CITY

 De frank Miller et Robert Rodriguez

Sin City, la ville du péché et du vice, n'a pas volé son nom. Dans cette cité sombre, les malfrats, les prostitués, les flics et les politiciens véreux cohabitent tant bien que mal. Au cours d' histoires successives, trois hommes, “hors normes”, Marv, Dwight et Hartigan, se révéleront comme les antihéros féroces (mais néanmoins humains) d'une ville où règne la violence et les crimes. Afin de venger ou sauver la femme qu'ils aiment, ces trois forces de la nature feront face (sans état d'âme) aux psychopathes les plus dangereux.

 Adapté de la BD de Frank Miller et rappelant les films noirs des années 40, Sin City n'est définitivement pas un film comme les autres. D'une part par son aspect esthétique jamais vu dans le cinéma. Avec un rendu noir et blanc somptueux (contrasté ponctuellement d'éclats de rouge, de jaunes et de vert), Sin City hypnotise et donne une autre dimension à la violence, omniprésente dans le film. Du côté des dialogues, même originalité. En associant leur talent, Frank Miller et le réalisateur Robert Rodriguez ont réussi leur pari : transposer fidèlement l'écrit et le dessin de la BD au cinéma. Le tout avec un casting de rêve : Mickey Rourke, Bruce Willis, Clive Owen, Jessica Alba, Elijah Wood, Rosario Dawson, Bénicio Del Toro... Présenté en compétition officielle au festival de Cannes, Sin City n'avait raflé aucun prix.

Pascale Lagahe

Publié le 10 juin 2005 à 11:15:20 dans Concert, culture, cinéma | Commentaires (0) |

Les lycéens Croix Roussiens face au bac

Hier matin, les terminales des lycées de la Croix Rousse passaient leur première épreuve du bac : la philosophie.

Il est 12h et le soleil est au rendez-vous devant le centre d'examen des Chartreux. Les futurs bacheliers (tout du moins pour près de 80% d'entre eux) sortent peu à peu de l'établissement. Quelques parents inquiets attendent leurs enfants devant la sortie. Adrien et Yassin viennent de rendre leur copie et semblent plutôt satisfaits. “C'était assez facile. Pour notre section, les sujets traités surtout de la liberté mais aussi de l'art. Pour ma part, j'ai choisi la dissertation et Yassin l'explication de texte.”, explique, confiant, Adrien. Après avoir planché près de quatre heures, les deux lycéens pensent récolter “la moyenne” à cette première épreuve. Mais la route est encore longue pour décroché le fameux diplôme. “On reprend les épreuves mercredi avec l'histoire. Nous avons donc encore un peu de temps pour réviser. On stresse surtout pour les maths et la SVT.” Pour eux, tout sera terminé le 18 juin. Jusqu'à l'annonce des résultats le 4 juillet. “Honnêtement, on pense avoir notre bac”, soulignent les jeunes hommes. Quant à leur projet d'études, les réponses restent évasives. “Pour moi, ce sera sans doute, une fac de bio”, précise Yassin. “Mais dans l'immédiat, c'est le bac et les vacances” conclut Adrien.

Pascale Lagahe

 Sujets de Philo.

Voici quelques uns des sujets proposés aux différentes sections : -Série L, “Le juste et l'injuste ne sont-ils que des conventions?” -Série S “Etre libre est ce ne rencontrer aucun obstacle? -Série ES “Qu'attendons nous de la technique?”

Publié le 10 juin 2005 à 11:13:24 dans Reportages | Commentaires (0) |

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