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Critique ciné : LA MOUSTACHE


?D'Emmanuel Carrère?Avec Vincent Lindon, Emmanuelle Devos, Mathieu Amalric, Hippolyte Girardot, Cylia Malki...


La moustache c'est l'histoire d'un homme,Marc, qui se rase la moustache. Rien de particulier, si ce n'est que personne ne le remarque, ni ses collègues de bureau, ni même, sa propre femme ...
Pourtant, il s'en souvient, il en avait une, de moustache ; sur les photos de Bali, également, il la porte "sa moustache".
Croyant à une blague, Marc est de plus en plus effaré devant les faits : il n'aurait donc jamais eu de moustache, et Bali n'aurait pas existé ? il commence alors à se demander s'il n'est pas en proie à des problèmes psychiatriques. Puis si ce ne serait pas sa femme, qui sombrerait dans la folie, ou dans la manigance... Devant des situations qu'il ne maîtrise plus, il s'enfuit à Hong-Kong, mais est-ce qu'à l'autre bout du monde, ces phénomènes terrifiants vont-ils encore se produire ?

La moustache, c'est l'histoire d'un homme qui ne sait plus où il en est, et qui perd, outre sa moustache, sa raison. Et c'est exactement autour de cette question que le film se porte : est-ce que cet homme est fou ? ou est-ce sa femme ?
Bien sûr, le scénario ne va jamais nous le révéler explicitement, ce qui laisse le spectateur dans un doute déconcertant.
Mais tout l'intérêt du film réside en ce scénario, écrit en mode subjectif : nous sommes dans la peau de Marc, nous voyons ce qu'il voit, nous entendons ce qu'il entend, et nous vivons ce qu'il vit. Et c'est là le piège. Parce que comme lui, nous commençons à nous égarer, et finissons par nous demander si oui ou non, il a eu une moustache, si oui ou non, nous avons bien entendu son père sur le répondeur. Que se passe-t-il quand il ferme les yeux ou quand il tourne le dos, nous ne le savons pas. 
 Qui a raison, qui ment, qui sombre ? Est-ce que ce que nous avons vu a vraiment existé, est-ce que nous ne nous souvenons plus de ce que nous avons vécu ?
On se perd comme dans de l'eau trouble, comme un aller-retour sans fin, même quand il nous semble atterrir à nouveau sur nos pieds, c'est pour retomber du plus haut de nos certitudes.

Qui plus est, les dialogues sont très rares et succincts, le film est presque muet,. On ne peut même pas se raccrocher aux commentaires de Marc, il n'en fait pas. Tout est en fausse transparence, comme dans l'appartement du couple, c'est une nouvelle dimension dans laquelle je défie quiconque de ne pas se perdre. Vous en ressortirez d'ailleurs à vous poser des questions sur chacun de vos gestes, de vos dires, voire sur votre existence passée. Mais ce film, lui, a-t-il d'ailleurs existé ?

Célia

Horaires Lyon


UGC Astoria (6 ème)
tous les jours 10h50, 14h, 16h, 18h, 20h, 21h50,

AMBIANCE (rue de la république)
14h, 16h15, 19h20, 21h40

Publié le 05 août 2005 à 15:08:50 dans Concert, culture, cinéma | Commentaires (0) |

Chronique sur le toit d'un bus

Ils sont à Barcelone, à Paris, et les voilà à Lyon, ces bus à double étage qui permettent de sillonner la ville cheveux au vent (prévoir un jour où il fait beau, de préférence, ça va de soi...). Le début du périple commence place Bellecour, à l'angle de la rue Victor Hugo. Vous ne pourrez pas les manquer, ils se remarquent, dans leur bel habillage vert et blanc. Il est 17h15, le trajet ne coûtera que 10 euros.* Le pass est valable un ou deux jours et permet de descendre à chacun des 9 arrêts du parcours pour visiter, et prendre le prochain pour continuer la balade. Je choisis d'être en hauteur, pour en avoir plein la vue. Il n'y a pas grand monde, au départ à 17h15, seule horaire où l'on ne peut pas descendre pour visiter, sauf si l'on se sent d'attaque pour rentrer à pied, comme le fait remarquer le chauffeur. Des gens seuls, une famille et un couple de touristes...Tiens, deux Japonaises débarquent au sommet, l'appareil numérique au poing.

Départ. Lyon le grand Tour propose alors une visite guidée d'une heure quinze sur la presqu'île, les quais de Saône, Fourvière, Vaise, Vieux-Lyon. Perché sur le toit, on peut donc admirer un panorama que la circulation en voiture ne permet pas. Attention cependant, avant la montée de Fourvière, aux branches joueuses des platanes...ça fait mal quand même, pensez à vous pencher sur votre voisin. On doit avoir l'air drôle, juchés à trois mètres de hauteur, ébouriffés. Les gamins nous font des signes, des passants sourient. Ah, les Japonaises ont du prendre leur 214ème photo...c'est dingue la capacité de mémoire de ces petits appareils. Les organisateurs n'ont pas oublié le côté pédagogique de la promenade. Des commentaires historiques et anecdotiques sont fournis en 6 langues de façon individuelle (sélectionnez la 4 pour le Français). Des gens s'inquiètent, ça ne marche pas. Pas de panique, les explications ne sont pas débitées en continu, il faut parfois attendre d'être proche d'un site touristique pour entendre la suite. Pour les touristes pressés, c'est un bon moyen d'en apprendre le minimum sur Lyon ; citons par exemple les incontournables bouchons lyonnais, les canuts et autres traboules. Pour les "autochtones", ça ressemble à un devoir de vacances où l'on révise ses classiques et où l'on s'aperçoit peut-être que finalement, on n' en connaît pas tant que ça. Munis de petits écouteurs vert fluo, vous pourrez ainsi apprendre que Lyon s'est dévéloppée vers -43 avant JC sur la colline de Fourvière, sous le nom de Lugdunum qui signifie la colline aux corbeaux ou la colline du Dieu Lug. Ou que la presqu'île n'était au départ qu'une petite île et que c'est l'ingénieur Perrache qui lui a donné sa forme actuel en asséchant les marécages. Ou encore que la Croix-Rousse doit son nom à une croix de couleur placée sur une de ses grands carrefours...C'est ludique, instructif, et en tout cas, ça enchante les Japonaises.

Jasmine

*Tous les jours

Avril à octobre : départs toutes les 45 min à partir de 10h. Dernier départ à 17h15.

Hors saison : de 10h45 à 16h15

Durée : 1h15

Tarif : 16€. Réduit : 13€. Dernier départ : 10€.

Pass 2 jours : 20 euros.

Publié le 05 août 2005 à 11:44:01 dans Reportages | Commentaires (0) |

Lyon tisse sa toile



Avec 4 @@@@ au label national des villes internet, Lyon se place largement en tête des meilleures cités numériques françaises. Et ce n'est pas les Lyonnais qui diront le contraire. En effet, de plus en pus de sites consacrés à la ville voient le jour sur la toile. Presse, associations, institutions, emplois, logement, commerce, divertissement, gastronomie...aucun secteur n'est épargné par la déferlante du net. Difficile donc d'établir un catalogue complet de tous ces sites qui se comptent par centaines. ( le site annuaire Lyon web en répertorie déjà une bonne partie) 
Preuve en est, le nombre de résultats obtenus à partir du terme “LYON” sur un moteur de recherche : 51 600 000. Loin derrière Paris (avec 406 000 000 résultats) Lyon se place tout de même en deuxième position, devant Marseille, Bordeaux,Toulouse ou Lille.

Autre chiffre clef, le nombre de lieux d'accès à internet. Actuellement le grand Lyon en compte près de 300. Gratuits ou payant, ces points d'accès permettent aux habitants sans connexion privée de surfer occasionnellement.
(Guide sur http://www.internet-lyon.org/ )






Publié le 04 août 2005 à 15:34:37 dans Reportages | Commentaires (0) |

Le tabac, c'est tabou, on en viendra tous à...?



Selon les écrits du journal Libération, le député Yves Bur entend bien déposer très prochainement une proposition de loi visant à abolir tout usage de tabac dans les lieux collectifs. Et qui dit lieu collectif, dit aussi bars, restos et boites de nuit...Après l'Irlande, l'Italie, la Norvège et la Suède, la France pourrait devenir le prochain pays “sans tabac” (ou presque)
Pour le moment, à Lyon, les non fumeurs (mais aussi tous ceux qui peinent à le devenir) peuvent se délecter d'un bon repas sans fumée de cigarette au CAFE 100 TABAC, 23 rue de l'arbre sec.




Publié le 01 août 2005 à 17:23:00 dans Toute l'info decalée | Commentaires (2) |

Entrez dans la sorenosphère



Découvrez en exclusivité la première interview de SOREN


ENTRER DANS L'UNIVERS SOREN

Un artiste de la région lyonnaise réinvente l'univers musical français. Avec "La Sorenité", titre de son premier album, Soren nous ouvre les premières pages d'un livre musical inédit.
Des textes poétiques aux métaphores mythologiques, une voix envoûtante alliée à une musique épurée aux sonorités pop, c'est tout ça, l'univers de Soren. Un interprète hors du temps derrière qui se cache un passionné de littérature fantastique et d'histoire, accompagné de toute une équipe de musiciens et particulièrement de Pascal : le directeur musical.

« Mes chansons illustrent les aventures de ma vie sur Terre... » explique le chanteur

LES MOTS AVANT TOUT

Avec ce premier album d'introspection, reflet d'une "quête de sérénité", la littérature prend une dimension nouvelle. Le concept de livre musical vient de naître. D'ailleurs, les musiciens ne parlent pas d'album mais de Tome. "Avec Soren, c'est un projet qui s'effeuille.", soulève Pascal. En mettant l'écrit au premier plan, les artistes n'en ont pas oublié la force de l'arrangement musical. "Quand Soren arrive avec un texte, il y a une telle poésie dans ses mots que la musique me vient automatiquement. Au final, mes arrangements sont assez purs et lumineux", souligne Pascal, guitariste et pianiste sur le premier opus.
Depuis le début du projet, les membres de l'équipe avouent avoir beaucoup simplifier les chansons. "On est arrivé à obtenir l'essentiel".

INDEPENDANCE ET MATURITE

Signe d'une certaine maturité et aussi d'un esprit d'indépendance, ces derniers n'aiment pas se définir un style.
« Nous sommes dans un créneau de diversités françaises. Avec une musique qui peut se révéler très "pop"ulaire. Mais notre idée, c'était surtout de créer une façon de faire musicale, de proposer une vision un peu différente ».
Totalement indépendant, l'équipe de Soren a travaillé durant de long mois sur ce premier opus. Aidés, le plus souvent bénévolement, par des musiciens d'horizons musicaux très divers. Aujourd'hui, ils ont créer leur association "La Sorénosphère" et travaille sur l'aspect promotionnel : Vidéos clips, spectacle, nouvel album, passage de leurs singles sur les ondes...les projets ne manquent pas. Avec comme challenge, l'écriture de huit albums "livres", Ils ne partent ni gagnant, ni perdant, ils souhaitent avant tout créer du rêve et plonger les gens dans l'univers de cet artiste atypique.

« L'aventure Soren ne fait que commencer... »


© 2006 - Interview réalisée par Pascal Lagahe pour RCS news e-tV




www.sorenosphere.com

Publié le 30 juillet 2005 à 22:09:04 dans Concert, culture, cinéma | Commentaires (0) |

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