www.i-rhonealpes.com | www.i-grandlyon.com | www.i-lyon.com

Qui sommes nous?

Web journal citoyen
51 rue Eugène Pons
69004 LYON

Contact : 06 61 76 67 71
paslag@yahoo.fr

Etudiants, citoyens, journalistes...vous pouvez participer bénévolement à RSNews en couvrant l'actualité de votre quartier.

Nous trouver Nous trouver

Newsletter

Email

Compteur

Depuis le 03-05-2005 :
36594 visiteurs
Depuis le début du mois :
0 visiteurs
Billets :
167 billets

<< Universités : un long chemin à parcourir | RICHARD III | En t'chat avec le Maire >>

RICHARD III


Texte de Shakespeare ; mise en scène de
Philippe Calvario.
Théâtre des Célestins. Du 23 novembre au 10 décembre
2005.

« Mon royaume pour un cheval ! » Telle sera la dernière et célèbre réplique de Richard III (« The last but not the least » !). Shakespeare retrace l'ascension de ce roi éphémère, du début de son complot à sa chute de cheval... et du trône, puisqu'il périt sur le champ de bataille. C'est donc d'une page bien sombre de l'histoire d'Angleterre que l'auteur tire son drame historique. Richard III est l'histoire d'un monstre, le duc de Gloucester, prêt à tout pour
accéder au pouvoir ; il veut s'offrir une revanche sur la nature, qui l'a fait hideux, difforme et cadet d'une famille de trois princes. Il ne renonce à aucun moyen pour mener sa quête, pas même au fratricide. Après la mort de ses deux frères, il s'attaque à ses neveux et au reste de son entourage, dès l'instant où il devient gênant. Ses projets sont machiavéliques et d'autant plus noirs qu'ils se dressent contre des innocents. Il apparaît ainsi comme entièrement tourné du côté du mal, presque diabolique... Avec lui, Shakespeare a offert au théâtre un de ses rôles les plus fascinants et les plus sombres. Et Philippe Torreton de l'incarner à la perfection !


Il excelle dans l'ironie cynique caractéristique de Richard III. Il joue extrêmement bien le froid calculateur, misogyne et misanthrope, sans aucun scrupule. Il fait même de nous, spectateurs, les complices de ses pensées les plus perverses. Il nous rend témoins de ses agissements les pires, telle que la séduction de Lady Anne, veuve éplorée à cause de lui. Son brio finit par nous séduire, nous aussi. L'humour, très noir, des propos de Richard III ressort
admirablement de son jeu et nous fait rire. Nous sommes sous le charme de l'acteur, devenu pourtant incarnation du mal. 

Et comme le reste de la distribution lui donne parfaitement la réplique, nous assistons à une très belle version du drame de Shakespeare. Il est remarquablement mis en scène par Philippe Calvario. Celui-ci reste fidèle à l'esprit de
Shakespeare qui ne lésinait pas sur le spectaculaire ; on voit donc beaucoup de sang, de meurtres, de spectres et autres faits singuliers sur scène. Le jeu des comédiens, lui, à l'instar des décors, demeure sobre, mais ménage quelques moments inattendus, telle la sortie de Richard III sur fond de « Sweet dreams » d'Eurythmics. C'est là que Calvario ajoute sa touche personnelle. Ces clins d'oeil anachroniques à l'univers du spectateur contemporain ont un effet heureux, ne dénaturant en rien l'intrigue shakespearienne. Les costumes, qui participent de cette touche personnelle, sont très réussis ; soulignons donc le talent de la costumière, Aurore Popineau. Les gardes royaux,
habillés par elle, prennent des allures de « guerriers des étoiles » et les petits brigands soudoyés par Richard III, des airs de blues brothers. Le spectacle fait ainsi preuve d'une grande recherche esthétique. Et si Richard ne fait finalement pas de « sweet dream», le public, lui, apprécie le défilé de spectres qui lui est offert et ressort ébahi par la beauté de la mise en scène.
                                                                     
Caroline Vernisse (avec www.theatrotheque.com)






Publié le 02 décembre 2005 à 08:47:11 dans Concert, culture, cinéma | Commentaires (0) |

Ajouter un commentaire

Nom :
Email :
Url :
Sujet :
Texte :
Code :
si vous n'arrivez pas à voir le code Cliquez ici
Pour prévenir les abus, nous gardons votre adresse IP.