Coup d'envoi de l'opération “sans voiture”. Jusqu'à samedi, les modes de transports dit “doux” seront à l'honneur. Profitez en donc pour ranger vos clefs de voiture et ressortir vos bonnes vieilles jambes!
L'été fait un pied de nez à l'automne et ce n'est pas pour déplaire à la municipalité. Avec une fin de semaine qui s'annonce ensoleillée, la ville de Lyon a, en effet, une chance de plus de mettre les Lyonnais dans sa poche. Avec un objectif avoué et revendiqué : convaincre la population de se déplacer autrement.
Mais Lyon a t-elle vraiment les moyens de ses ambitions en matière de déplacement urbain?
Des points positifs
Premier constat : les efforts sont indéniables et les avancées non négligeables. Avec la mise en place du système Vélo'V, la ville a su trouver un équilibre en écologie et exigences de la vie urbaine (manque de temps, manque d'argent ) en mettant de nombreuses stations à disposition (à terme, les utilisateurs devraient en trouver tous les 500 mètres) et surtout, en proposant des tarifs très avantageux. La mise en route a certes était laborieuse, mais aujourd'hui le pari est réussi (déjà près de 15 000 abonnés)
Du côté des transports en commun, Lyon n'est pas en reste. L'agglomération voit défiler chaque jour des milliers de bus réparties sur une centaine de ligne. Ajouté à cela, les quatre lignes de métro, modernes et efficaces, et bien sûr les deux tramways inaugurées en 2001.
La ville n'a pas non plus oublié les automobilistes. Des parcs relais et des forfaits stationnements longues durée leur sont proposés afin qu'ils aient la possibilité d'user leurs pneus et leur réservoir au minimum.
Les mauvaises surprises
Il serait cependant utopique et inapproprié de parler de paysage urbain idéal. A l'image de la voiture, ces modes de transports ont aussi leur petits désavantages, souvent dénoncés par les usagers. Exemple : les couacs techniques des Vélo'V subsistent et les stations ne sont pas toujours pourvues de vélos à 60% de leur capacité. Quant au bus, c'est la ponctualité qui fait parfois défaut. Mais aussi, le nombre restreint de lignes de nuit.
P.L