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L'HOMOPHOBIE A L'ECOLE
Le 17 mai a été marqué par la journée mondiale de lutte contre l'homophobie. Une conférence débat était organisée par l'IUFM (rue anselme à la Croix Rousse) sur le thème “Homophobie et orientations sexuelles”. Animée par la CIL(Comité d'intervenants lyonnais), la rencontre s'adressait principalement aux enseignants.
Lorsque l'on aborde l'homosexualité, les préjugés sont tenaces. Un malheureux constat qu'ont justement souligné les intervenants, hommes et femmes, du CIL, lors de la rencontre débat sur l'homophobie et l'orientation sexuelle. C'est donc pour démontrer l'absurdité de certaines idées reçues et stéréotypes que ces derniers étaient présents mardi dernier à l'IUFM. Les conférenciers se sont penchés sur des questions plus ou moins actuelles telles que la déportation et l'extermination des homosexuels durant la seconde guerre mondiale, l'utilisation de termes insultants, une vision du monde hétérosexuel... S'adressant à un public composé en majorité d'enseignants, les intervenants ont bien évidemment abordés le sujet sensible des causes et des conséquences de l'homophobie en milieu scolaire. Avec un conseil unanime : lutter contre l'idée que les hiérarchies entre les sexes sont naturelles. “Elles sont surtout le fruit de constructions sociales et culturelles” . Ne dit-on pas souvent à tort, “bleu pour les garçons” “roses pour les filles”. “En milieu scolaire, le poids du groupe et des stéréotypes sexuels est très fort. C'est aussi à ce moment qu'apparaissent les premiers signes de virilité et de féminité”, constate l'un des conférenciers. Un fait qui explique pourquoi les conséquences de l'homophobie sur les enfants et adolescents s'avèrent souvent désastreuses. “L'homophobie engendre sur les victimes une image négative de soi et une absence de réaction”. La peur du rejet du groupe peut alors devenir un frein à l'acceptation de son orientation sexuelle. Au-delà de ces sujets liés à l'individu, les membres du CIL ont soulevé un problème plus profond : celui de l'invisibilité des lesbiennes dans la société. “Pour beaucoup, les lesbiennes sont des femmes déçues qui n'auront pas réussi à trouver un homme ou un simple fantasme masculin.Il y a un vrai déni à leur égard.” Pour preuve : “Êtes vous capable de citer au moins trois lesbiennes célèbres, artistes ou politiques? Face à une telle question, les réponses de l'auditoire se sont faites plutôt rares. L'on comprend alors l'importance du travail du CIL. “Notre but est de pouvoir intervenir en milieu scolaire, dans les lycées surtout. Mais les démarches pour obtenir les autorisations sont longues””, explique Barbara Schwartz, l'un des intervenantes. En soulignant que les enfants ne sont pas spécialement homophobes mais finalement influencés par leur entourage, la jeune femme livre un dernier conseil pour les enseignants : “L'enjeu aujourd'hui est de prendre du recul par rapport à sa propre conception de l'homosexualité. Il ne faut pas véhiculer des préjugés. Car cela a un impact fort sur les enfants. Et surtout, essayer de dédramatiser.”
Si vous avez des questions : cil@homonormalité-lyon.org
Publié le 19 mai 2005 à 14:57:17 dans Reportages | Commentaires (1) | Permaliens
19-05-2005 15:58
De RobertLuc Sujet:
Homophobie