Virgil est boxeur. Il enchaîne les succès sur le ring. Jusqu'au jour où son père (et entraîneur) est incarcéré pour homicide. La gloire et la rage ne sont plus au rendez-vous. Virgil décide alors de plaquer les salles de boxes. Peur de décevoir et envie de faire rêver, le jeune homme va, par la suite, enchaîner les mensonges, au parloir, face à un père qui n'est pas dupe.
Premier round réussi
Qu'on se le dise : Virgil n'est pas un énième film sur la boxe. “Virgil”, c'est avant tout l'histoire d'hommes et de femme (une seule, jouée par Léa Drucker). Des histoires de quartier, de relations humaines, dures, vraies mais emplies d'humour et d'optimisme. Inspiré par les classiques de Boxe Movies (Rocky, Ali, Raging Bull...) mais aussi par la série Les Sopranos, le jeune réalisateur de 28 ans, Mabrouk el Mechri fait preuve dans ce premier long métrage d'une grande habileté cinématographique. Avec,comme premier atout indiscutable, une mise en scène sensible et travaillée, largement mise en avant par Jalil Lespert (“Le promeneur du champs de mars”) et Jean-Pierre Cassel, entre autre, qui se fondent sans faux semblant dans cet univers urbain, pour une fois loin des clichés (le parloir, la salle de boxe, le restaurant Kébab)
Quelques regrets cependant du côté du scénario, en mal de rugosité. A trop vouloir faire ressortir la tendresse de ces personnages, le réalisateur en oublie un peu l'émotion pure et dure. Mais beaucoup se délecteront d'un sens de la réplique drôle et percutant.
P.L (article réalisé en partenariat avec Infos loisirs.com)