Les Seigneurs de Dogtown de Catherine Hardwicke, avec Emile Hirch, Victor Rasuk, John Robinson
Los Angeles. 1970. La californie connaît une sécheresse sans précédent. Certains propriétaires sont contraints de vider leur piscine. Un nouveau terrain de jeu est né pour Stacy, Tony et les Z-boys. Fous de surf et de planche à roulettes (à peine inventée), cette bande de potes, un peu largués et miséreux, va alors donner une toute autre dimension au béton. En skatant les trottoirs et les piscines de leur ville, les jeunes blondinets découvriront le succès, l'argent, les sponsors et les désillusions. Mais surtout, ils deviendront les précurseurs d'une culture urbaine toujours présente en 2005 : celle du skate.
IMPRESSION MITIGEE
Deux ans après son premier long métrage “Thirteen”, Catherine Hardwicke revient, avec , entre les mains, un film plus que prometteur : celui des véritables origines du skate. Écrit par Stacy Peralta (ancien membre des Z-boys,reconverti aujourd'hui dans le cinéma) , le scénario des “ seigneurs de dogtown” mêlent amitié, humour, cascades, le tout en donnant une image réaliste de l'univers du sponsoring. Mais malgré tous ces bons ingrédient de bases, le film peine à trouver son rythme. La première partie s'attarde beaucoup trop sur les frasques de cette bande d'ados, plus enclins à la provoc' qu'aux études. Résultat : la (désagréable) sensation de se retrouver dans une vidéo des Jackass ou dans les “11 commandements” de Mickael Youn, version peroxydée. Ouf de soulagement... (une minute de plus et l'on regrettait le prix du ticket) la seconde partie suscite beaucoup plus d'émotions. Catherine Hardwicke met de côté les gros plans et les cascades pour se concentrer sur la psychologie de ses héros.
Un film grand public, qui ne volera pas la vedette au documentaire de Stacy Peralta “Dogtown and Z-boys”, réalisé par l'ex skateur en 2001 et acclamé dans de nombreux festivals.
A voir, avec ou sans son skate.
P.L