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<< LA TÉLÉ EXPLIQUÉE A L’ECOLE | Ah, la fessée... | Economisez votre souffle >>
Interdite dans les établissements scolaires, la fessée ne semble pourtant pas s'être évanouie dans nos foyers français. Un dernier sondage réalisée en 1999 montrait que seulement 16% des parents ne tapaient jamais leurs enfants. Dans son recueil “La fessée”, Olivier Maurel, professeur de lettres, dresse un état des lieux des châtiments corporels.
Frapper un enfant est toujours le résultat d'un échec. Fatigue, stress, cri, caprice...en une seconde, à bout de nerf et de solutions, vous vous voyez donner une fessée ou pire, à votre enfant. La faute est pardonnée, et la colère vite oubliée si ce geste reste rarissime. Mais qu'en est -il si la mère ou le père répètent les violences quotidiennement? Quelles conséquences ont ces châtiments sur la santé physique et mentale de l'enfant? Et surtout, est-ce réellement efficace? Dans son ouvrage, Olivier Maurel est sans équivoque : la fessée et autres châtiments corporels n'ont aucune raison d'être.
Premier argument : “En frappant un enfant, on ne lui communique pas la civilisation mais la violence”. N'oubliez pas que l'enfant apprend par imitation et prend exemple sur les adultes. Pensez au dicton :”Faites ce que je dis, mais ne faites pas ce que je fais” Les enfants ne sont pas idiots.
Deuxième argument : l'autorité ne se construit pas avec la violence. Un parent autoritaire, qui sait se faire obéir et respecter par son enfant n'est pas un parent violent. On n'éduque pas un enfant dans la peur.
Troisième argument : “les coups peuvent provoquer des lésions physiques graves”. Un enfant est un être fragile qui ne fait pas le poids face à la force d'un adulte.
Quatrième argument : “Toutes les victimes ne deviennent pas bourreaux. Mais tous les bourreaux ont été victimes”, Alice Miller L'éducation d'un enfant n'est pas une tâche facile. Mais le rôle des parents est de former son enfant afin qu'il devienne un citoyen respectueux, généreux et surtout non violent. Autant dire que le plus beau métier du monde mais aussi le plus déterminant dans le fonctionnement d'une société reste celui de parent. Et plus largement celui d'éducateur.
Publié le 01 juin 2005 à 18:26:37 dans Question de famille | Commentaires (0) | Permaliens