Avec près de dix fraudes à la minute chaque jour, et un coût de 270 millions d'euros, la France a encore du travail à faire en matière de sécurité bancaire. Dans son ouvrage, “Fraudes à la carte bancaire”, Pascal Colombani nous donne quelques points de repères pour mieux comprendre ce fléau économique. L'auteur brise notamment un mythe : celui de la puce bancaire, réputée inviolable. Un chiffre colossal contredit fortement cette affirmation. En effet, en 2002, les banques ont du rembourser à leur client 15,7 millions d'euros à cause de fraudes réalisées grâce à de fausses cartes bancaires à puce contrefaite (source de l'Observatoire de la sécurité des cartes de paiement). A titre informatif (et non incitatif!) le matériel nécessaire à la fabrication de fausses cartes est loin d'être inaccessible. Une simple carte à puce programmable , un lecteur programmateur, un logiciel de création et un numéro complet de carte bancaire suffise au fraudeur. Autre idée préconçue : le code secret d'une carte est le meilleur verrou à la fraude. Détrompez-vous. Dans plus de six cas sur dix, le code est loin d'être un obstacle pour le fraudeur. Différentes techniques sont alors utilisées, comme le décryptage de la carte magnétique, l'espionnage vidéo, le détournement à la source (carte neuve et code secret non parvenu)...Internet n'échappe pas non plus à la fraude. Pensez à bien vérifier les systèmes de paiement sécurisé des sites d'achat .Soyez donc prudent et attentif. Pensez à consulter régulièrement vos comptes et signalez à votre banque toute anomalie.