Publié le 23 juillet 2005 à 07:33:37 dans Ce jour là.... | Commentaires (0) | Permaliens
Pauline Jaricot naît rue Tupin. Elle est une des rares femmes à qui la Ville attribue une rue. Même si l'Eglise tarde à la reconnaître, au contraire de Claudine Thévenet et d'Elise Rivet, ils sont nombreux les hommes de foi à célébrer sa vie et son action. « Pauline Jaricot, c'est l'église universelle, le zèle brûlant de l'Evangile porté dans les pays les plus lointains ». Et le cardinal Decourtray devant le pape Jean-Paul II le 4 octobre 1980 dans l'amphithéâtre des Trois Gaules : «... Pauline-Marie n'a pas versé son sang, mais la persécution qu'elle dut subir pendant vingt ans ne s'apparente-t-elle pas aux martyres de celles et ceux qui périrent ici ? » En effet, on ne lui fit pas de cadeau quand elle crée ce que l'on appellera la Propagation de la Foi. « Je suis faite pour aimer et agir. Mon cloître, c'est le monde », dit-elle. Et parmi le monde, celui des ouvriers. Son regard se porte à la fois sur la misère d'outre frontières et mers et sur celle des tisseurs sur soie. Elle va se lancer dans l'aventure industrielle en reprenant une fonderie en faillite « qui pourrait fournir une situation favorable à d'honnêtes ouvriers et à leur familles ». Quand on met les « mains dans le cambouis », on s'expose. Elle tombe sur trois escrocs et échoue dans ce projet. « Une mystique engagée » comme l'a décrit Jean Butin qui la classe dans les Lyonnaises qui ont marqué leur temps.
Publié le 22 juillet 2005 à 07:47:22 dans Ce jour là.... | Commentaires (0) | Permaliens
Naissance de Jean-Claude Fulchiron au 2 de la rue Mulet. Député, pair de France, il contribua aux frais d'élargissement du quai qui porte aujourd'hui son nom (du pont Bonaparte au quai des Etroits). Il fut très ami avec le ministre de Louis-Philippe, Casimir Perrier. Il est député du Rhône au moment de la révolte des Canuts de Novembre 1831 et prend la parole à la Chambre au cours de la séance du 19 décembre pour déclarer :
"... ce n'était pas la misère qui avait poussé les ouvriers de Lyon puisque les plus minces journées étaient de 28 à 32 sous et que quelques ouvriers touchaient jusqu'à 5 frs."
L'Echo de la Fabrique, le journal des tisseurs, en réponse "à la déclaration de Fulchiron puisée dans un rêve un peu ministériel" va chiffrer les revenus d'un chef d'atelier (canut propriétaire de métiers à tisser) : 336 Frs par an soit 85 centimes par jour. "Pour toute punition nous souhaitons à Mr le député qu'il soit obligé de vivre avec le double !" écrit le journal.
Les "Mr Fulchiron" ne manquent pas aujourd'hui !... L'Echo de la Fabrique...si !
Publié le 21 juillet 2005 à 07:10:46 dans Ce jour là.... | Commentaires (0) | Permaliens
Publié le 20 juillet 2005 à 07:15:40 dans Ce jour là.... | Commentaires (0) | Permaliens
Publié le 19 juillet 2005 à 06:54:30 dans Ce jour là.... | Commentaires (0) | Permaliens
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