Samedi 15 octobre il est proposé une journée entière sur la colline de la Croix-Rousse :
Samedi à 10 h devant la mairie du 4ème, deux heures de bambane avec Robert Luc sur le plateau croix-roussien. (5 euros pour les plus de 12 ans)
Samedi à 15 h 30 visite de la Maison des Canuts (durée 1 h ) puis promenade sur les traces des tisseurs sur soie, du quartier des immeubles ateliers à la place du Griffon. (durée 2 h) (visite couplée 9 euros.)
Renseignements et inscriptions
Pour le samedi matin : Robert Luc 04 78 27 11 51
Pour le samedi après-midi : Maison des Canuts 04 78 28 62 04
Publié le 13 octobre 2005 à 13:06:32 dans Actualités croix-roussiennes | Commentaires (0) | Permaliens
Deux possibilités s'offrent demain samedi 8 octobre pour découvrir le travail et la vie des tisseurs sur soie. Le matin, rendez-vous à 10 h devant la mairie du 4ème, 133 bld de la croix-Rousse pour deux heures de bambane à travers le quartier de la Croix-Rousse. L'après-midi, possibilité de visiter la Maison des Canuts à 15 h 30 et continuer à 16 h 15 par une promenade sur les pas des tisseurs à travers les traboules, jusqu'à la place du Griffon, le quartier des soyeux.
Renseignement pour le matin : 04 78 27 11 51
Pour l'après-midi au 04 78 28 62 04
Publié le 07 octobre 2005 à 16:09:40 dans Actualités croix-roussiennes | Commentaires (0) | Permaliens
Publié le 06 octobre 2005 à 11:01:44 dans Actualités croix-roussiennes | Commentaires (0) | Permaliens
Dans le cadre du débat qui semble s'amorcer sur la vogue et son devenir, quelques témoignages sur la vogue d'antant qui pourrait contribuer à la réflexion des Croix-Roussiens et des forains.
La vogue dans la première moitié du XXème siècle. Texte extrait du livre "Pierre Joly, canut".
« Lorsque approchait l'automne, une agitation fébrile s'emparait du quartier. Bientôt s'ouvrirait la vogue aux marrons et au vin blanc. Un évènement de taille, puisqu'à cet effet, une partie de Boulevard était interdite à la circulation : une rue piétonnière avant l'heure. Des limonaires dévidaient des airs à la mode, tandis que ça et là fleurissaient les étals des marchands de marrons. Le parfum des marrons grillés, des gaufres et du caramel se mêlait à celui qui montait de l'immense pressoir où des tonnes de raisins blanc allaient être écrasées. Elles donneraient un délicieux vin doux. Les « fatmas » qui se produisaient dans de rudimentaires baraques de toiles n'étaient sans doute que d'authentiques « payses » bien grimées... Quand aux « cannibales » dont les exhibitions avaient grand succès se situait dans le quartier proche du Plateau. La population devait être assez avide d'exotisme pour se satisfaire des prétendues danses typiques, « danses du ventre » et autres, qu'exécutaient ces bateleurs. D'ailleurs, les théâtres de ‘Puces savantes » qui vous invitaient à observer à travers un verre grossissant, les exploits de ces animaux, avaient tout autant de succès. Et l'on ne souciait guère de savoir pourquoi la main de la Femme Torpille donnait une décharge électrique à ceux qui avaient le courage de la serrer. Sans doute avait-on encore le sens de la fête. Sans briser le rêve, avec de vaines questions. Cracheurs de feu, femme sans tête, trapézistes enchantaient le monde des Canuts et tout ce monde « de bon command » qui envahissait le boulevard. La vogue c'était un évènement. »
Publié le 05 octobre 2005 à 09:10:16 dans Actualités croix-roussiennes | Commentaires (1) | Permaliens
La vogue de la Croix-Rousse
On ne sait trop pourquoi mais certains persistent à écrire que la vogue a 150 ans. S'il est difficile de préciser la date exacte de sa création, on peut la situer à l'époque de la construction par les Augustins en 1624 de la chapelle (consacrée en 1714) et dédiée à l'évêque Denis de Marquemont. C'est l'actuelle église Saint-Denis. Or la saint Denis se fête le 9 octobre, époque de la récolte des marrons et du premier vin blanc peu fermenté. Les paroissiens ont décidé de célébrer le saint patron. Au fil du temps elle est devenue vogue. Quand à sa configuration, voilà le témoignage d'un ancien, rédigé à la fin du XIXème siècle.
« Toute la Grande-Rue était encombrée de faiseuses de matefaims, de marchands de pâtés aux poires cuisse-dame ou aux brignoles, et de rissoleurs de marrons ; car vous n'ignorez pas que la vogue de la Croix-Rousse est en possession de privilège immémorial d'offrir aux promeneurs les premiers marrons de la saison et le premier vin blanc – l'un, sans doute, corrigeant l'autre. Sur la place, c'était une cohue dont on ne peut se faire une idée, en se rappelant que le boulevard n'existait pas et que tout était massé sur le marché (petite place de la Croix-Rousse NDLR) et l'étroit carré où s'élevait la croix (à la limite de Caluire et de la Croix-Rousse NDLR). A peine quelques baraques perdues s'aventuraient à l'entrée du cours des Tapis. De tradition, le cirque était toujours dressé contre le gymnase militaire (le gymnase occupait le secteur de la poste actuelle et le terrain du Crédit Lyonnais NDLR) et M. Roque, « physicien du roi », trônait le long du rempart. Maintenant, les baraques se sont transformées en « loges » ; il y a des banquettes qui affectent la prétention d'être rembourrées ; plus de lampions fumeux à la graisse ; la paillasse s'appelle « clown » ; les hercules sont des « artistes », et les escamoteurs des « professeurs de prestidigitation ». Mais il faut avouer que le répertoire n'a guère changé. Au moins dans les bienheureux temps, la moitié des tours s'exécutaient dehors, « gratis pro Deo et coram populo », et si l'envie vous prenait d'aller voir la suite dedans, il ne vous en coûtait, malgré tout les superlatifs de l'annonce, que quinze centimes, trois sous. »
Publié le 05 octobre 2005 à 08:41:02 dans Actualités croix-roussiennes | Commentaires (0) | Permaliens
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