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Présentation

Robert Luc, historien de la Croix-rousse.

Les Bambanes, les traboules de Lyon et les canuts de la croix-rousse.

robert.luc2@wanadoo.fr
04 78 27 11 51


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Le temps du cinéma Saint-Augustin

Gnafron, quelque peu vieillissant, vante encore une marque de vin à l'angle de la rue Bournes et de la rue Henry Gorjus. Mais dans le rectangle au dessous aujourd'hui vide, était affiché le film que le cinéma Saint-Augustin projetait pendant le week-end. L'impasse pour parvenir à la salle, était tout de suite après la clinique, elle aussi disparue, avant la maison de l'acceuil de jour et la rue Philippe de Lassalle.

Publié le 19 août 2005 à 20:29:31 dans Sites disparus | Commentaires (0) |

L'enseigne du père Abri

Cette enseigne, rue Henry Gorjus est celle d'un marchand de charbon, Monsieur Abri. Aujourd'hui ce commerce a disparu mais beaucoup se souviendront de la charrette tirée par un âne et de l'hiver 1953-54 où l'on voyait les tas de charbon dans la cour, diminués peu à peu. 

Publié le 11 juillet 2005 à 10:40:51 dans Sites disparus | Commentaires (0) |

Les anciennes mesures

Les anciennes mesures à Lyon

 

Le système métrique ne fut rendu obligatoire que par la loi du 4 juillet 1837. Avant, chaque province, chaque ville, chaque village avait ses propres mesures. Bonjour les problèmes ! Un aperçu des diverses mesures pratiquées à Lyon... qui peuvent par exemple, par temps de pluie cet été, agrémenter joyeusement les devoirs de vacances de nos chères têtes brunes et blondes...

 

Mesures de longueur :

La toise : 2,5688458 mètres  (la toise de France est à 1,9490362 m)

Le pied : 34,2512 centimètres

Le pouce : 2,86 centimètres

La ligne : 0,24 centimètres

 

Mesures itinéraires :

Lieue ancienne : 4,444 mètres

 

Mesures pour aunage :

1,187891 mètres

 

Mesures de surface :

Toise carrée (dite de la ville) : 6,59896861 m²

Pied carré : 11,7315 décimètres²

Pouce carré : 8,1469 centimètres²

Ligne carrée : 5,66 millimètres²

 

Mesures agraires :

Bicherée (196 toises carrées) : 12 ares 93 centiares 3978

Hommée : 4 ares 31 centiares 1326

Coupée : 3 ares 23 centiares 3494

 

Mesures de capacité pour les liquides :

Vin :

Année de vin (charge d'un âne) : 93,22205 litres

Pot ancien : 1,0593 litre

(Le pot de Tarare faisait 1,0711 litre, le pot de Belleville, 1, 5105 litre et la pinte de Paris, 0,9313 litre.

Mesures de capacité pour les grains :

Bichet de grenier : 34,27726 litres

Bichet de bateau : 34,99455 litres

 

Mesures de capacité pour le charbon, la chaux, le bois et le foin :

Benne pour le charbon : 7,407 décalitres

Voie de charbon de bois : 17,217 décalitres

Benne à chaux : 4,004 décalitres

 

Mesure de poids :

Livre poids de soie (ou de Beaujeu) : 0,4589117 Kg

Livre poids de ville : 0,4187570 Kg

Once poids 2,61723 décagrammes

Publié le 01 juillet 2005 à 21:51:41 dans Sites disparus | Commentaires (0) |

Le mystère des fresques de la rue Dumenge

Je ne saurai trop vous conseiller de vous rendre à la galerie de photographies contemporaines, rue Dumenge. Pour les expositions qu'elle offre bien sûr, mais aussi pour les étranges fresques qui se trouvent au sous-sol. Des soldats napoléoniens y défilent en silence. Cette salle était-elle un lieu de rendez-vous des nostalgiques de l'Empereur ? Une cave de l'augerge au-dessus qui pourrait être l'Auberge du Chariot d'Or ? Mystère, mystère....

Publié le 17 juin 2005 à 12:13:56 dans Sites disparus | Commentaires (0) |

Le canular des bateaux-Mouche

 

 

                     Le canular des bateaux-Mouche

 

Certes, les bateaux-Mouches parisiens n'ont plus dans leurs formes, leur capacité, qu'un lointain rapport avec ceux qui sortaient des ateliers de Michel Féruzat. Pourtant c'est bien le quartier de la Mouche qui a donné son nom à ces embarcations. L'origine un peu mystérieuse du nom fut prétexte à un canular.

 

En 1953, un journaliste parisien, sans doute épris de purisme grammatical, mais qui ne connaissait sans doute pas le lône de nos créateurs lyonnais, s'insurgeât de lire sur l'enseigne des embarcadères : Bateaux-Mouche sans le S. Ainsi notre journaliste et parisien de surcroît, avait confondu les nobles bateau du quartier de la Mouche avec celles qui sont certes des virtuoses de l'escalade de murs lisses mais également des bourdonnantes têtues, les vaches ne peuvent nous contredire. Un académicien ayant eu vent des remarques désobligeantes et du courroux dudit journaliste, et plus est, ne le portant pas dans son coeur, se renseigna auprès de Bruel, le propriétaire des pontons. Bien lui en prit. Sachant  de quoi il retournait, il décida de monter avec quelques amis dont Roger Escarpit du « Monde » un canular. Pourquoi ne pas créer un Jean-Baptiste Mouche, ingénieur ? La bande de joyeux drilles dénicha aux puces un admirable buste à l'effigie d'un anonyme barbu, puis dans la foulée lui inventa une vie des plus plausible. Voilà Jean-Sébastien Mouche bébé, Mouche premier communiant, Mouche militaire, Mouche dans son atelier et enfin Mouche vieillard honorable digne de figurer sur les bords de la Seine. Le dossier de presse bouclé, il est envoyé dans les journaux. La presse prend acte du jour de l'inauguration... le 1er avril 1953 ! Discours, sapeurs-pompiers de la brigade fluviale, fanfare et buffet : un succès !

Les élèves de l'école des Beaux-Arts de Lyon vont également monter un canular et répandre partout qu'un Monsieur Mouche était constructeur de bateaux à Vaise !

Comment alors s'étonner que de nos jours beaucoup de Lyonnais soient persuadés qu'un ingénieur prestigieux de ce nom est existé. Il se pourrait même que certains regrettent que la ville de Lyon ne l'honore pas d'une rue, d'un boulevard, d'une place ou d'une avenue.

Publié le 14 juin 2005 à 19:32:04 dans Sites disparus | Commentaires (1) |

Le fort de la Vitriolerie

Fort de la Vitriolerie

 

                              Souvenir d'un temps...

 

Pour beaucoup de Lyonnais, la Vitriolerie étaient synonyme de passage à l'âge dit adulte. En effet, le Centre de Sélection n°8 accueillait les futurs bidasses pour une période limitée. Les trois jours ! En fait, cet apéritif de la vie de caserne ne durait qu'un jour et demi. Mais quand même... se retrouver brusquement dans un environnement d'uniformes procurait une sensation étrange. Certains s'affirmaient, du moins en apparence, d'autres, dont je faisais partie, cachaient mal une sourde angoisse. Celle que personne ne voulait appeler par son nom, la guerre d'Algérie, était dans nos esprits. Les tests que nous allions passer étaient censés déterminer si nous étions aptes à pacifier et dans l'affirmative, dans quelle arme ?

Elle était loin, la cérémonie des conscrits passée quelques mois plus tôt. Cérémonie qui tenait plus, du moins à nos yeux de 18 ans, du folklore initiatique permettant de faire la tournée des belles en tentant de les embrasser chastement, que des prémices de l'incorporation future. C'était d'ailleurs une curieuse coutume qui consistait à défiler tout nu dans une salle de la mairie devant des képis sérieux chargés apparemment de vérifier, de visu, si nous avions tout ce qu'il faut, là où il faut. Les temps ont bien changé et on se plaît à imaginer ce rituel à notre époque où les meurs ont tant évolués.

Les 3 jours, c'était autre chose. Certainement du sérieux... ce qui n'empêchait pas les bruits les plus farfelus de circuler. « Ne dis pas que tu es comptable, ils vont te mettre aux cuisines ! » D'autres bruits avaient pour but de donner la recette la plus infaillible pour échapper à l'incorporation. A l'évidence, il était bien illusoire d'échafauder des stratagèmes. A moins de préférer un mal encore plus grand ! Curieusement, nous avions la sensation d'être très loin de Lyon et il y avait un soupçon de mélancolie dans les coeurs. Pour gommer ce reste d'enfance, nous choisîmes l'heure du film qu'offrait l'armée. Les dialogue des acteurs furent inaudibles tant ceux, c'est-à-dire nous, qui n'étions pas encore des bleus soumis à la discipline martiale mais plus tout à fait des civils indépendants et libres, firent un chahut à faire déserter un adjudant. Un chahut spontané, un baroud d'honneur, car nous savions que, dans quelques mois, il ne serait plus question de manifester ainsi nos angoisses. A cette époque, nous n'avions même pas le droit de vote...

Publié le 12 juin 2005 à 16:37:14 dans Sites disparus | Commentaires (0) |

La bèche et la plate

 

                              La bèche et la plate

 

Le Rhône et la Saône jouent un grand rôle dans la vie lyonnaise. Il en a toujours été ainsi. Deux mots évoquent une pratique aujourd'hui disparue, la bèche et la plate.

 

La bèche

  C'est un bateau de petite dimension, garni de cerceaux, recouverts par une toile. On s'en servait pour traverser la Saône avant la construction du grand nombre de ponts, mais aussi pour se promener sur l'eau. Elle était conduite par des femmes. En 1821 l'avocat général M. de Fortis fait une description charmante de ces dames :

 « Leur habillement est blanc et d'une propreté recherchée ; il ressemble à peu près à celui des paysannes du Lyonnais, à l'exception de la coiffure qui est un grand chapeau de paille, orné d'un ruban noué sous le menton. Les jours de dimanche et de fête, vous les voyez, assises sur le parapet du quai, à la file les une des autres, comme autant de sentinelles, cherchant à deviner au costume et à la démarche des passants s'ils arrivent pour faire une promenade sur la Saône ; elles les engagent, les pressent par des phrases caressantes et sonores, en leur parlant de la chaleur du jour et des agréments d'un voyage par eau. »

Une description des plus sensuelles :

 « La position de ces nautonières, assises sur la proue du bateau, le mouvement de leurs bras nus qui déploient deux rames légères, donnent beaucoup de grâce à leur pose. Les voyageurs remarquent ordinairement que l'on trouve à Lyon et dans les environs beaucoup plus de belles femmes dans la classe du peuple que dans les autres provinces de France ; l'on en cite plusieurs parmi les batelières, et l'on a vu quelques unes de celle-ci passer de leurs modestes gondoles dans les beaux salons, par de riches mariages. »

 

Les bèches étaient aussi des établissements de bains froids quand elles étaient amarrées par 4 ou 5 à la deuxième pile du pont de Pierre du côte du quai de la Pêcherie.

 

La plate

 C'est un bateau à laver. Le Lyonnais Besson eut le premier l'idée d'agencer une plate à l'usage des laveuses. Nizier de Puitspelu écrivit à la fin du XIXème : « Lorsqu'une bonne vous apporte quelques nouvelle importante, comme par exemple, celle du mariage du fils de la bouchère ou celle de la grossesse de la fruitière, demandez-lui d'où elle le tient, elle vous répondra infailliblement : Madame, on me l'a dit à la plate... » La première plate à eau chaude remonte à 1860. On compta jusqu'à 110 plates sur le Rhône et la Saône. La dernière fut construite en 1910. Elles disparurent au milieu du XXème s. Il existe à Vaulx en Velin un chemin des Plates.

Publié le 09 juin 2005 à 18:55:30 dans Sites disparus | Commentaires (0) |

La gare de voyageurs de la Galoche

C'était il y a bien longtemps... en 1953. Au début de la rue Jacquard, la gare de voyageurs qui permettait aux gones de se rendre jusqu'à Trévoux. On peut rêver et imaginer aujourd'hui un tram non polluant empruntant le boulevard des Canuts...

Publié le 22 mai 2005 à 13:17:54 dans Sites disparus | Commentaires (0) |

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