Samedi 15 octobre il est proposé une journée entière sur la colline de la Croix-Rousse :
Samedi à 10 h devant la mairie du 4ème, deux heures de bambane avec Robert Luc sur le plateau croix-roussien. (5 euros pour les plus de 12 ans)
Samedi à 15 h 30 visite de la Maison des Canuts (durée 1 h ) puis promenade sur les traces des tisseurs sur soie, du quartier des immeubles ateliers à la place du Griffon. (durée 2 h) (visite couplée 9 euros.)
Renseignements et inscriptions
Pour le samedi matin : Robert Luc 04 78 27 11 51
Pour le samedi après-midi : Maison des Canuts 04 78 28 62 04
Publié le 13 octobre 2005 à 13:06:32 dans Actualités croix-roussiennes | Commentaires (0) | Permaliens
Publié le 13 octobre 2005 à 06:49:28 dans Ce jour là.... | Commentaires (0) | Permaliens
L'inauguration des écoles Jacquard et Commandant Arnaud
Le 19 septembre 1886 les deux premières écoles de l'arrondissement sont inaugurées. Un événement considérable qui donne lieu à une polémique dans les journaux. Voici quelques extraits qui montrent les tensions vives qui opposaient les tenants de l'enseignement laïc à ceux des écoles tenues par les religieux.
Extraits du Progrès. Journal Républicain.
« .... Cette fête a pris le caractère d'une grande manifestation patriotique qui fait honneur à la population de cet arrondissement. Les maisons, les établissements publics sont pavoisés comme au 14 juillet et dès midi, une foule de vingt mille personnes a envahi l'immense boulevard pour vois défiler les nombreuses sociétés invitées à la fête et qui viennent se grouper devant la mairie du 4ème arrondissement. »
Thévenet, député du Rhône, prend la parole à l'école Jacquard :
« ... le sympathique député du Rhône, après avoir adressé les remerciements aux organisateurs de la fête, qui est manifestation républicaine de tout l'arrondissement, félicite le Conseil Municipal de Lyon de ne s'être point laissé arrêter par les critiques de la réaction et d'avoir construit ces palais où l'enfant de l'ouvrier pourra respirer, avec l'air et le lumière qui fortifient les corps, l'air, la lumière et le liberté qui grandissent les caractères et font les citoyens. Le conférencier étudie ensuite le programme républicain de l'instruction. C'est parce que les républicains voient dans l'enfant non un sujet et un esclave mais un véritable citoyen, c'est parce qu'ils le considèrent comme une recrue pour l'avenir qu'ils ne comptent pas les sacrifices et les dépenses. La réaction ne maudit nos écoles que parce qu'elle a peur de la lumière, nous dit l'orateur, nous voulons laisser l'enfant libre de choisir Dieu qu'il veut adorer et ne pas lui imposer de prendre parti pour l'une ou l'autre de ces divinités qui se disputent les intelligences et les coeurs.
M. Thévenet montre ensuite ce qu'a fait pour l'enfant le gouvernement républicain ; il le prend au premier âge pour le protéger, il crée ces écoles maternelles qui secondent si bien la mère retenue au foyer par son travail ; il a rendu l'école primaire gratuite, et son enseignement permettra à tous les citoyens l'entrée dans toutes les carrières. L'enseignement professionnel s'étendra de jour en jour et nous donnera cette génération d'industriels qui souvent mieux qu'une armée, préparent la revanche. (...) Thévenet termine en demandant aux citoyens qui l'écoutent de faire de la propagande pour peupler ces belles écoles. »
Au même moment, le député Burdeau donne une conférence à Commandant Arnaud.
« Le conférencier a pris pour thème l'instruction, il établit la comparaison entre l'éducation données autrefois par les associations religieuses et celles des instituteurs laïcs de nos jours. Les maisons d'école primaire étaient presque des gouges où l'enfant privé d'air, dépérissait. On mettait entre les mains de l'enfant, en fait de livres, un abécédaire, le psautier, un catéchisme, la civilité chrétienne, et c'était tout. Cinq heures sur sept étaient consacrées à la prière ou à l'étude du catéchisme. Il montre la jeunesse confisquée par l'Eglise et l'histoire de France passait après l'histoire de Rome. Le patriotisme était étouffé dans les âmes. »
Les deux journaux lyonnais Le Nouvelliste et Le Salut Public, donnent leur version.
Le Nouvelliste : « Une grande animation régnait hier à la Croix-Rousse, le plateau était en ébullition ; On inaugurait là-haut deux palais scolaires. Inauguration d'un palais scolaire signifie baptême laïque d'un monument très coûteux, par ces temps de misère, et répondant rarement à son affectation. Sur les plages bretonnes et ailleurs, Dieu merci, le marin prie le prêtre de bénir sa barque avant de la confier à l'Océan. Ici, nos gouvernements ne sauraient employer la traditionnelle et sainte coutume. Avant d'introduire dans ces bâtiments luxueux les enfants du peuple pour leur apprendre l'Oubli de Dieu, et partant celui de leur famille, point n'est besoin de prêtre. Une sarabande démocratique est plus en rapport avec l'usage du groupe scolaire qu'une cérémonie religieuse. Et voici comme on procède :
F. Burdeau et F. Thévenet, députés à la suite d'une erreur du suffrage universel, sont convoqués pour présider à la fête. Ils s'y rendent, accompagnés de musiques diverses, précédés par des enfants qui n'en peuvent mais, et suivis de frères et amis. Après avoir pris possession du bâtiment scolaire, F. Burdeau et F. Thévenet prononcent un discours, plus ou moins indigeste, sur n'importe quoi, excepté sur quelque chose d'utile ; puis les musiques jouent des airs variés, on lance un ballon, on tire un feu d'artifice et quelque fois on danse, et puis... « e finita la commédia... ». Car en somme, ce n'est là que de la comédie. (....) Voilà qui doit bien faire plaisir à nos braves tisseurs qui, depuis longtemps, hélas ! ne connaissent plus le bien-être que donne le travail, cette source féconde tarie par la République. »
Le Salut Public : « ... Ce sont bien, en effet, deux palais que ces monuments destinés à recevoir de pauvres enfants qui, dans les mansardes de leurs parents, ont à peine, par ce temps de crise industrielle, un morceau de pain à se mettre sous la dent. Ce n'est pas le luxe de leurs maisons d'école qui fera oublier à ces enfants d'ouvriers le nécessaire qui leur manque chez eux. En attendant, ils auront emporté, pour se consoler, la bénédiction laïque des orateurs qui ont pontifié hier. MM. Burdeau et Thévenet, après avoir dit à la jeunesse qui allait prendre possession de ces demeures magnifiques qu'elle était l'avenir du pays, leur ont parlé un peu de tout, de Mirabeau, de l'ancien régime, de l'extirpation des abus sacerdotaux, judiciaires, despotiques, de la victoire remportée sur le sanglier d'Erymanthe, sur le lion de Némée, sur l'hydre de Lerne etc... L'auditoire n'y comprenait rien, mais il applaudissait tout de même. Cependant, beaucoup de pauvres tisseurs se disaient tout bas, et en entendant toutes ces choses et en regardant les palais scolaires, que la République ferait mieux de s'occuper un peu plus de leur bien-être et n'engloutir pas toutes nos finances dans les constructions luxueuses et ruineuses, où leurs enfants apprendront surtout à mépriser la condition précaire de leurs parents. »
Publié le 12 octobre 2005 à 16:07:30 dans Chroniques Croix-Roussiennes | Commentaires (0) | Permaliens
Publié le 12 octobre 2005 à 08:34:44 dans Ce jour là.... | Commentaires (0) | Permaliens
Publié le 11 octobre 2005 à 07:23:52 dans Ce jour là.... | Commentaires (0) | Permaliens
Publié le 10 octobre 2005 à 20:38:52 dans Images du passé | Commentaires (4) | Permaliens
Publié le 10 octobre 2005 à 20:37:10 dans Images du passé | Commentaires (0) | Permaliens
Impliqué dans le complot du camp de Grenelle, l'ex-maire de Lyon Antoine-Marie Bertrand est condamné à mort.
Il était né le 1er mars 1757 à Lyon. Fils d'un négociant il fut marchand de soierie, associé à Chalier. Après la démission de Nivière-Chol et à la suite du retrait forcé de Gilibert, il est élu maire le 8 mars 1793. Arrêté le 30 mai il passe tout le siège de Lyon par la Convention en prison. Réintégré dans ses fonctions le 10 octobre 1793.
Publié le 10 octobre 2005 à 07:51:52 dans Ce jour là.... | Commentaires (0) | Permaliens
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