Publié le 27 octobre 2005 à 08:06:14 dans Ce jour là.... | Commentaires (0) | Permaliens
Publié le 26 octobre 2005 à 07:45:27 dans Ce jour là.... | Commentaires (0) | Permaliens
Publié le 25 octobre 2005 à 06:48:56 dans Ce jour là.... | Commentaires (0) | Permaliens
Publié le 24 octobre 2005 à 07:00:15 dans Ce jour là.... | Commentaires (0) | Permaliens
Puisque le stade situé rue Philippe de Lassalle va prendre le nom de Grégory Coupet, profitons en pour évoquer ce secteur baptisé il y a quelques années « Espace Lamartine ».
Lamartine a en effet séjourné en 1801, il avait 11 ans dans une institution privée nommée « Pension de l'enfance » ou encore « Maison de la Caille », créée par Monsieur Pupier. Cet établissement au moment de la venue du poète, est tenu par le fils Philippe Pupier et une des filles chargée des questions matérielles. Cette maison, construite en 1746 avait à l'origine pour vocation d'abriter à la fois un asile d'aliénés et un pensionnat de jeunes filles. La propriété s'étendait entre les rues actuelles, Henry Gorjus, Hermann Sabran et Philippe de Lassalle. Alphonse arrive à la Croix-Rousse le 2 mars 1801. Il écrira dans ses Mémoires : « Je sentis mon coeur défaillir. Tous les murs étaient murs de prison ; toutes les figures visages de geôliers. J'aperçu, en suivant le concierge, une grande cour pleines de deux cents écoliers en récréation, nous regardant entrer d'un air méchant ou moqueur qui disait : « Tant mieux ; en voilà un qui ne sera pas plus heureux que nous ! Ma mère fondit en larme et me laissa pleurant moi-même, puis la porte se referma entre nous, et je fus lancé dans les cours, comme on lance un condamné à mort dans l'éternité. Je restai muet, je m'assis sur le fût d'une des colonnes qui entouraient le cloître où jouaient mes camarades (...). Quelques écoliers qui venaient de Mâcon, entre MM. de Veydel, fils d'un avocat, arrivés depuis peu de jours, s'approchèrent de moi et essayèrent de me consoler. »
Sa mère n'est pas plus joyeuse quelques mois plus tard. Elle écrit dans son journal : « Mon Dieu, que c'est affreux de déraciner ainsi cette jeune plante du coeur où elle a poussé, pour la jeter dans ces maisons mercenaires ».
La deuxième année ne se passe pas trop mal mais la troisième... c'est la catastrophe ! Philippe Pupier n'est pas un tendre et « en sa qualité de propriétaire, venait de temps en temps punir et même battre les élèves récalcitrants ». Un des élèves, Eugène Siraudin est pour une faute légère, frappé par Pupier. Il a seize ans, il se rebelle, prend le dessus. Les cuisiniers accourent, frappent le jeune homme et le jettent dans un piteux état dans la rue. Lamartine envisage sérieusement de fuir. Après ce premier fait un autre va le convaincre définitivement. Le Philippe Pupier emmène ses pensionnaires « au Bois de la Caille, célébrer je ne sais quelle fête pour les écoliers, » écrit le poète. « Le Bois de la Caille était un lieu de réunion pour les ouvriers en soie des deux sexes des faubourgs de Lyon. Nos yeux innocents y étaient témoins de beaucoup de scandales ; cela n'était sain ni pour les regards ni pour les oreilles de l'enfance ». (Ce qui prouve que les Canuts ne pensaient pas uniquement aux révoltes ! NDLR)
Il va donc « s'évader » avec les Veydel. Ils seront rejoints à Fontaines et ramenés par Philippe Pupier et un gendarme. « Il entra le premier dans la maison, pour nous préparer une réception humiliante. Nous trouvâmes, en effet, toute la pension rangée en double file pour nous recevoir. Il donna le signal des huées, mais les murmures provoqués ne partirent pas ; notre entrée eut plutôt l'air d'un triomphe. On nous conduisit dans des prisons séparées et on me relégua dans une petite chambre sous les toits. (...) Tous les jours, un des professeurs les plus bienveillants, un de nos camarades les plus raisonnables, avaient mission de venir causer amicalement avec moi et de ma provoquer au repentir. Je causais avec plaisir ; j'étais touché de leur bonté et de leur amitié, mais ils ne gagnèrent rien sur moi. J'étais résolu à ne point fléchir. Un mois se passa ainsi. J'étudiais, je lisais, je rêvais et je ne fléchissais pas. »
Sources : Chroniques Croix-Roussiennes de Georges Rapin.
Publié le 23 octobre 2005 à 12:39:08 dans Textes croix-roussiens | Commentaires (1) | Permaliens
Publié le 22 octobre 2005 à 20:30:30 dans Ce jour là.... | Commentaires (0) | Permaliens
Publié le 22 octobre 2005 à 08:02:59 dans Ce jour là.... | Commentaires (2) | Permaliens
L'aumonier des forains Dominique Joly répond à quelques question concernant la vogue. Une contribution au débat.
Quand vous entendez ou lisez des réactions d'agacement concernant la vogue, quel est votre sentiment ?
Je suis un peu triste de lire et d'entendre des réactions négatives à l'égard de la vogue de la Croix-Rousse, car la fête est là pour réjouir les gens et les réunir, non le contraire...
Mais vous comprenez que la vogue puisse gêner ?
J'essaie de comprendre. La fête existe depuis longtemps. Doit-on demander la destruction de tout ce qui fait notre environnement et qui existait avant nous pour le simple prétexte que cela nous gêne ? Des projets voient le jour, comme celui de la construction du parking souterrain au Gros Caillou. Quel dommage qu'au moment de les concevoir, les responsables ne soient pas préoccupés de leurs conséquences pour la vogue ! On entreprend, sans consulter les intéressés et ensuite on gère les problèmes quand la crise se déclare... C'est un peu inconséquent...
C'est si important la vogue ?
Quelle chance est la vogue ! Elle est un loisir populaire. Elle fait partie de notre histoire, de notre patrimoine. Mieux qu'un monument elle est vivante ! Elle dérange : j'ai envie de dire entre guillemets : tant mieux. Comme la vie serait triste si rien ne venait la bousculer de temps à autre. La fête nous rappelle que, dans notre vie, tout n'est pas tourné vers la rentabilité, mais qu'il peut y avoir de la gratuité, du rêve, de l'inattendu.
Reste que nous sommes témoins de tensions...
Il faut se rendre à l'évidence. Il y a un malaise qu'il est facile d'expliquer : au fil des années, les vogues de quartier ont disparu pour différentes raisons ; seule demeure celle de la Croix-Rousse qui doit assumer le rôle de fête foraine pour toute l'agglomération lyonnaise, ce qui est une gageure ; la fête a pris de l'embonpoint ; c'est comme un enfant qui grandit et qui n'arrive plus à rentrer dans ses pantalons.
Mais existe-t-il des solutions ? Ou du moins dans quel sens les responsables devraient-ils s'engager ?
Je suis convaincu que les problèmes se poseraient sous un tout autre jour si Lyon se dotait d'une place pour les fêtes, les cirques et autres manifestations qui manquent cruellement actuellement : dans un lieu qui valorise les activités qui s'y déroulent, pas trop éloigné du centre car le coeur de la fête doit battre au coeur de la ville, cependant assez éloigné des habitations à cause du bruit, bien desservi par les transports en commun, muni d'un parking ; il faut aussi penser à accueillir les professionnels et leurs familles de façon décente. Tout cela est possible si nos élus ont la passion de la fête et s'ils sont convaincus d'en faire une priorité. A quand une belle vogue de Lyon du 8 décembre aux fêtes de fin d'année ?
Un dernier mot ?
Pour apaiser les tensions, j'invite forains et gens du quartier à dialoguer. Le dialogue est une force aux effets insoupçonnés...
Publié le 21 octobre 2005 à 08:32:45 dans Actualités croix-roussiennes | Commentaires (2) | Permaliens
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