Extraits de la Semaine de la Fenotte, ouvrage paru aux Editions du Mot Passant. Les contes de Perrault revus et corrigés.
LA CHATTE MAITRESSE OU LA GREFFIERE BOTTEE
Il était une fois un canut qui défunta. Ainsi va la vie. Sa famille, ses amis, le mirent dans un grand trou après l'avoir pleuré dix minutes en énumérant ses innombrables qualités que personnes jusqu'à présent ne soupçonnait. Sur la tombe on sema des pissenlits afin qu'au printemps il puisse les fumer par la racine. Une fois les tire-jus imbibés de larmes aux origines plus ou moins crocodilesques, séchées, on parla d'héritage. Veuf, le tisseur défunté n'ayant que trois enfants, la procédure fut vite expédiée.
Dans un coin de la salle de l'auberge « Chez la Marie-Thé » ses trois garçons eurent tôt fait de se partager les biens, sans notaire en cravate, sans juge en hermine, sans témoin oculaire. L'aîné hérita de l'atelier et de métier en parfait état, le cadet eut une charrette qui servait à transporter les ballots de soie et le plus jeune dut se contenter d'une chatte grise à la queue blanche. L'aîné régla les consommations, le cadet laissa un maigre pourboire que le plus jeune subtilisa en douce pour acheter des boîtes de ronron et du mou chez le tripier du marché de la Croix-Rousse. Les trois frères se firent peter la miaille comme il sied entre frères, de timides bisous sur des joues mal rasées, et ils se séparèrent. L'aîné rejoignit l'atelier, le cadet la charrette, le benjamin prit sa chatte sous le bras en maugréant : « Mes frangins vont gagner leur vie honnêtement en se mettant de collagne, tandis que moi, lorsque j'aurai mâchonné la greffière et que je me serai fait une casquette de sa peau, je n'aurai plus qu'à m'inscrire aux Restos du coeur. »
Une fois arrivé dans sa cabiotte, il déposa son héritage sur le divan et s'apprêta à regarder son émission favorite sur son téléviseur.
- On a autre chose à faire que de borgnasser des gognandises, miaula une voix.
Surpris il tourna la tête.
- Faut que j'arrête de boire.
- C'est une bonne idée, mais ça n'a rien à voir. C'est moi qui cause.
- Voilà que les chattes parlent maintenant ! railla le gone. Tu me prends pour un niguedandouille.
- C'est possible... mais avouez que vous êtes en train de barjafler avec moi !
L'argument était irréfutable. Il ne réfuta point. Il se servit un grand verre d'arquebuse de la Déserte et attendit résigné.
- Puisque tu parles, qu'as-tu à me dire ? Je t'écoute, je suis tout ouï.
- J'ai une grande affection pour vous et je compatis à votre douleur.
- Arrête ! Mon père était un vieux con, il battait sa femme et nous a élevés à grands coups de grolles dans le darnier ! Alors ma douleur...
- Je ne parle pas de celle-ci, interrompit la chatte. Je parle de votre maigre héritage concrétisé par ma modeste personne. Du moins à première vue.
- Pour ça tu l'as dit ! Ce n'est pas pour te vexer, mais entre un atelier de canut que l'on peut revendre à des bobos et une chatte grise à queue blanche, y a pas photo numérique !
La chatte, sans s'offusquer, bondit hors du divan et vint se frotter aux fumerons du gone.
- Eh ! Doucement ! Tu vas peut-être te transformer en princesse des mille et quelques nuits ! Je veux pouvoir choisir la couleur de la toison parce que si elle ressemble à ton pelage...
La chatte se mit à miauler un rire rassurant.
- Aucune crainte, je n'aime que les femmes.
- Moi aussi, on est fait pour s'entendre.
La chatte retourna sur le divan en tortillant du darnier, la queue droite comme une bugne. Elle passa sa patte sur son oreille et s'adressa au gone avachi dans son fauteuil.
- Cessez de jouer les blasés et écoutez-moi. J'ai de quoi vous rendre heureux jusqu'à la fin de vos jours. Après ça ne me regarde plus. Vous allez me donner un filochon, me confectionner une paire de bottes pour que je puisse me lantibardaner dans les broussailles et vous verrez que vous n'êtes pas si malheureux que vous croyez.
Le maître de la chatte se leva en se grattant le coqueluchon. Voilà une demande bien curieuse. Il se pinça plusieurs fois le bras pour s'assurer qu'il ne rêvait point. Après tout les chats sont des animaux mystérieux, leurs exploits en tous genres ne cessent d'alimenter la chronique.
- Allez, je n'ai rien à perdre dans l'histoire.
Il courut chercher la matière pour réaliser une paire de bottes, trouva un sac sous un cuchon de chaussettes qui attendait patiemment que la machine à laver daigne arrêter sa grève perlée de gouttes de rosée. Une heure plus tard il remit son ouvrage à la chatte.
- Merci. Maintenant restez là, soyez zen, cool, pénard, sage. Je m'absente une quinzaine de jours. A la revoyure !
La chatte entreprit de chausser ses pattes de derrière, mit la corde du filochon autour de son cou, s'admira dans le miroir et releva ses babines.
- Voilà qui me botte ! dit-elle en sortant.
Publié le 18 mai 2005 à 08:31:20 dans Textes croix-roussiens | Commentaires (0) | Permaliens
Je fis signe à mon téléphone qu'il pouvait bien s'agiter de nouveau, j'étais résolu à aller voir les raisons du comportement étrange de la rue Burdeau. Dehors je cherchai des yeux la camera et le cuchon de techniciens sensé s'affairer autour d'elle. Rien. Je me dirigeai du côté de la rue du Griffon et c'est alors que je tombai sur l'écrivain Jean Butin en grande conversation avec un homme assez corpulent. Nous nous secouâmes vigoureusement les mains comme il est de tradition, puis il se tourna vers son interlocuteur.
-Je te présente Henri Béraud...
-Ah, ah ! Comme l'écrivain ! dis-je assez fier d'étaler mes connaissances littéraires.
Pour toute réponse le père Butin m'écafoira les arpions avec son grollon et me pétafina l'embuni avec un coup de coude qui me plia en deux voir en quatre. Puis se saisissant par la peau du cotivet il me redressa, m'assena une grande claque dans le dos qui me projeta à trois centimètres de la miaille du sieur en question et barjaqua dans mon oreille comme si j'étais en train de lantibardaner du côté de Brindas :
-C'est lui-même !
J'aime bien Jean Butin. Homme de grande probité, de grande culture, convivial et néanmoins sérieux, pas comme ces babians toujours prêts à, disait ma grand-mère, peter plus haut que leur cul ! Une espèce loin d'être en voie de disparition. Et bien là, je vous avoue que pour la première fois, je doutai de l'esprit de mon ami. Overdose de chaleur, consommation immodérée de soleil, abus de marche à pied, que sais-je ? Car Henri Béraud, mes belins, belines, il est mort... à l'île de Ré... en 1958 !
Le Jean Butin fit comme s'il ne voyait pas ma mine décomposée et, s'adressant à moi :
-Il est revenu sur les lieux de son enfance. Rue Pouteau...
Je hochai la tête distraitement. Mes pensées étaient dans un tel désordre qu'il aurait pu m'annoncer n'importe quelle nouvelle saugrenue, la paix dans le monde par exemple ou la justice partout, que j'aurai agité mon coqueluchon de haut en bas et vice et versa. Et voilà que le soi-disant Béraud ouvrait la bouche.
-«Tu iras à l'école de la rue Pouteau... » m'avait-on dit. Vous pensez, j'entends cela comme dans un rêve... Aller tout seul, quatre fois par jour, à l'autre bout de la ville, en plein pays croix-roussien...
-De la « Gerbe d'Or », la boulangerie des parents Béraud, au 8 de la rue Ferrandière, il y a trente bonnes minutes de chemin, précisa à mon intention Jean Butin admiratif.
Le gone qui se prenait pour Béraud eut un sourire.
-A Lyon, on appelle cela une rue. C'est manière de parler. Il s'agit d'un escalier haut comme cinq ou six maisons l'une sur l'autre. En bas c'est la ville des soyeux ; en haut c'est la ville des canuts. Quatre cents marches à grimper, entre deux rampes de fonte, que l'usure des mains fait briller comme des anguilles. Toutes les cinquante marches, il y a un palier. Quand on lève la tête, on voit, sur ce palier, rouler des voitures. Au sommet il y a la Croix-Rousse. Les derniers degrés affleurent la crête, sous la place des Bernardines.
-Bravo ! Vous savez votre texte par coeur, nom d'un rat ! m'écriai-je.
J'avais compris. Il s'agissait d'un acteur pour un film qui devait historique si j'en croyais les tenues des canuts et les véhicules qui se croisaient dans un indescriptible désordre. Mes compliments n'eurent sur son visage aucun signe de manifestation. Il haussa les épaules et tourna les talons. Il n'avait fait que quelques mètres quand, se ravisant il revint en arrière et se planta devant moi.
-Vous me traiter d'acteur... ce n'est pas une injure et j'en ai essuyé d'autres. Qu'importe. Mais je voudrai vous parler du quartier du Griffon bien avant qu'il se transforme en un marché de location d'amour virtuel et d'ombres titubantes rotant la bière dans les petits matins où pointent déjà des regrets. Si je ne devais laisser au monde que quelques phrases, retenez celles là : » De hautes maisons couleur d'averses et d'avarice y traçaient déjà ce gluant labyrinthe où, pour mieux se cacher, la fortune emprunte le visage de la misère. Chez nous, rien ne change, ni le ciel, ni la pierre, ni les âmes. Sur les pavés toujours gras, qui semble renvoyer au ciel plus de clarté qu'ils n'en reçoivent, le jour tombe à plomb comme une pluie de cendres. Sans relâche, un relent de latrines s'exhale des cours et des impasses, où les gens glissent en silence, comme des noyés. C'est le Griffon. C'est le quartier des millionnaires. »
Il disparu, Jean Butin le suivit. Je restais planté sur le bord du trottoir, les images déclanchées par ses mots ne s'étaient pas encore évanouies. Le quartier des soyeux... comme c'est loin... même les phrases du père Valla évoque un temps à jamais disparu.
« Tolozan les heures de presse
Ca bouge, ça bruite, ça carriole
Ca s'engueule. »
Certes, mais pour une place de parking, un regard de travers... Que dit-il encore notre poète :
« Et puis ça deale déjà
Les étoffes, les matières et les teintes
Le métrage.
Griffon
L'arrière du décor
Et dans les ruelles, les cafés pleins, les restaurants
Les passants, les amours, Mathurins et Pernelles. »
Ouais... Je me massai le menton, signe d'une réflexion rondement menée à l'intérieur de mon cabochon. Quelques boutiques évoquaient vaguement le passé glorieux de ce qui était le centre économique de l'industrie de la soie mais combien elles me parurent fragiles. A tord peut-être... mais le chaleur ne m'encourageait peu à l'optimisme. Je haussai les épaules et jetai un coup d'oeil du côté d'une autre scène que les acteurs de l'économie soyeuse avaient arpenté. La Ficelle Croix-Pâquet...
(La suite est dans le livre publié aux éditions du Mot Passant "les Pentes de la Croix-Rousse au fil du Temps". Livre vendu dans les librairies qui ne pratiquent pas l'exclusion régionalisme... si, si ça existe...
Publié le 16 mai 2005 à 17:56:46 dans Textes croix-roussiens | Commentaires (0) | Permaliens
Je m'étais donc pincé... et j'avais toujours le même spectacle sous le regard, une rue piétonne, bruyante de conversations, d'appels et de cris. Quelques hommes portaient sur leurs épaules de longs et lourds rouleaux de soie. Certains remontaient en direction de la rue Pouteau, d'autres se dirigeaient vers le quartier de la rue du Griffon. Je décidai de descendre, persuadé que l'on devait tourner un film, comme c'est souvent le cas sur les pentes croix-roussiennes. Je n'eus pas le temps de franchir la porte de ma cabiotte, le téléphone se manifesta de nouveau, un sourire en coin qui ne me disait rien qui vaille. Je décrochai. Aussitôt des effluves parfumés envahirent la pièce. Parfums de mangues et de goyaves, de citons verts et de rhum blanc. J'étais habitué, les pentes sont le territoire de ses fragrances venues d'ailleurs, mais en discernant une odeur iodée, je sus que mon éditrice était à l'autre bout du fil, le regard perdu sur l'horizon bleuté.
-Allo ?
-C'est moi.
C'était elle, je vous avais prévenus.
-Oui ?
-Tu avances ?
Franchement, elle exagère !
-Heu... oui ! mentis-je.
-Bien. Mais tu n'oublies pas de parler d'Horace Pitrat.
-Vous pouvez compter sur moi !
Elle raccrocha.
Pitrat ! Je fermai les yeux, ouvrai les oreilles et une chanson demanda poliment à mes tympans de l'entendre.
« Babolat, sais-tu la nouvelle ?
La tour Pitrat vient de s'abouser !
Bah ! J'crois que tu peux te gausser,
N'y a qu'un moment j'étais sur elle
Ous'que j'voyais le soleil de près,
Et comment qu'il avait l'nez fait ! »
Horace Pitrat, un gone qui avait fait fortune au XIXème siècle en construisant les immeubles des canuts sur le plateau croix-roussien, ces immeubles capables d'accueillir les grands métiers Jacquard, était propriétaire d'un terrain à l'emplacement de l'ancienne clinique Saint-François d'Assise. Il se mit dans le coqueluchon, l'idée de construire une tour assez haute pour qu'en son sommet, on puisse voir la mer. Trois cents pieds, qu'elle devait faire ! Hélas, à mi-chemin de son rêve, il dut constater les dégâts. Elle s'écafoira sur les pentes du Mont Sauvage, tuant au passage, une fillette qui berçait sa poupée de chiffon... Les rêves des uns font le malheur des autres...
Publié le 15 mai 2005 à 17:29:57 dans Textes croix-roussiens | Commentaires (0) | Permaliens
Publié le 14 mai 2005 à 15:45:04 dans Actualités croix-roussiennes | Commentaires (0) | Permaliens
Publié le 14 mai 2005 à 15:41:40 dans Actualités croix-roussiennes | Commentaires (0) | Permaliens
Publié le 14 mai 2005 à 15:36:07 dans Actualités croix-roussiennes | Commentaires (0) | Permaliens
Publié le 13 mai 2005 à 08:44:03 dans Les bambanes | Commentaires (0) | Permaliens
Elle habitait rue de l'Annonciade, au 12. Mon père y était né au lendemain de la guerre, celle de 14-18. Des tranchées boueuses et sanglantes, mon grand-père avait ramené quelques médailles et la tuberculose. La croix de guerre fut placée sous verre et mon papi sous terre quelques années plus tard. La tuberculose n'était pas avare, elle laissa à ma soeur un souvenir qui lui fit connaître les hôpitaux lyonnais, ses sommités, et les exils sur la presqu'île de Gien. Je me souviens que le dimanche, nous prenions le « 13 Cimetière » pour rendre visite à ma grand-mère et nous descendions à l'arrêt de la place Rouville. Ne cherchez pas, Rouville n'a jamais existé. Guillaume Roville ou Rouille... si. Un imprimeur, gendre de Sébastien Gryphe, qui publia les oeuvres de Clément Marot, le Décaméron et une bible en latin. Surplombant la place, l'imposante maison Brunet et ses 365 fenêtres. Je tendais l'oreille pour entendre l'écho des combats de 1831, les canuts s'y étaient installés et l'avaient transformée en véritable citadelle.
-Que fais-tu ? me demanda mon père.
Je levai la tête. Quand on est enfant on passe son temps à lever la tête pour répondre aux adultes.
-Il me semble entendre le bruit du canon.
Il se mit à rire.
-C'est le feu d'artifice, grand gognand !
Sur la place Rouville, tout un cuchon de fenottes et de gones s'était massé en cette soirée du 14 juillet. C'est l'endroit idéal pique-plante en face de Fourvière.
-Oh la belle rouge !
-Ah et celle-là ! Ah la belle bleue !
Et ça pétait fort dans ma poitrine. Mémé avait apporté son pliant, il faisait chaud, j'étais gauné en dimanche et je tenais fort la main de mon père. Même les paupières fermées, le bouquet final continuait à m'offrir ses couleurs bruyantes.
Parfois, nous faisions une surprise à ma grand-mère. Débaroulant les pentes en empruntant les traboules, nous allions la surprendre sur son lieu de travail. Lieu magique, inquiétant aussi ou régnait une odeur froide aux teintes de beurre, de lait et de fromages, vision de chairs nues, rosées. Nous étions aux halles de la Martinière. Elle officiait à gauche en entrant, dans un petit local. Pendaient sur des crochets de métal, des lapins écorchés, des poules impudiques à la chair blanche et je frissonnais quand l'une d'elle paraissait me reprocher de les contempler dans le plus simple appareil. Mon père, invariablement se souvenait :
-Quand j'étais petit...
J'étais toujours étonné de savoir qu'il avait été un enfant. J'avais du mal à l'imaginer en culottes courtes, même quand il me montrait sa photo de premier communiant, un brassard brodé à la manche. L'image n'était guère une preuve, sachant que mon paternel jurait comme un charretier, traitait les curés de corbeaux et votait pour la faucille et le marteaux, seuls outils pour lui, susceptibles d'abattre le capital et ses valets, les propriétaires, les flics, et autres chefs de tous poils. Bref, j'étais loin de comprendre comment un papa qui devait se raser tous les matins, pouvait avoir été petit puisque censément je ne le voyais pas non plus tendre la langue, agenouillé au bas de l'autel de l'église Saint-Vincent. D'ailleurs n'était-il pas le premier à proclamer dans les cérémonies que sont les repas familiaux, « le seul intérêt de la messe, c'est le pinard que le curé s'envoie dans le corgnolon ! » La vocation serait-elle qu'un prétexte à se rincer le gésier ? Faut bien avouer que les évangiles ne sont avares de scènes où il est question du jus de la treille...
-Ecoute moi au lieu de rêvasser ! gronda mon père. Donc, quand j'étais petit, je ramenais de la halle, des pattes de poulets. Nous aimions bien les faire cuire dans un court-bouillon mais j'en gardais plus que nécessaire. Je les enveloppais dans les pages du Progrès qui était républicain à cette époque et je guettais la montée du trolleybus. Dès qu'il apparaissait venant de la rue Terme, je me préparai et laissai tomber le paquet qui allait s'écafoirer sur le toit du « 13 ». Je n'avais plus qu'à attendre qu'il fasse son circuit et repasse sous mes fenêtres. Ce n'était plus un trolley anonyme !
Et il partait d'un grand rire à l'évocation de ses jeux d'enfant unique. Je mêlais le mien au sien, bien que, franchement, j'avais du mal à le croire... surtout qu'il m'interdisait absolument de suivre sa carrière de lanceur de pattes de volaille.Publié le 11 mai 2005 à 21:22:18 dans Textes croix-roussiens | Commentaires (0) | Permaliens
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