créer un blog ou un site | www.i-citoyen.com | www.i-rhonealpes.com | www.i-grandlyon.com | www.i-lyon.com

Présentation

Robert Luc, historien de la Croix-rousse.

Les Bambanes, les traboules de Lyon et les canuts de la croix-rousse.

robert.luc2@wanadoo.fr
04 78 27 11 51


Nous trouver Nous trouver

Octobre

DiLuMaMeJeVeSa
      1
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
3031     

Inaugurations des écoles Jacquard et Commandant Arnaud

           L'inauguration des écoles Jacquard et Commandant Arnaud

 

Le 19 septembre 1886 les deux premières écoles de l'arrondissement sont inaugurées. Un événement considérable qui donne lieu à une polémique dans les journaux. Voici quelques extraits qui montrent les tensions vives qui opposaient les tenants de l'enseignement laïc à ceux des écoles tenues par les religieux.

 

Extraits du Progrès. Journal Républicain.

 « .... Cette fête a pris le caractère d'une grande manifestation patriotique qui fait honneur à la population de cet arrondissement. Les maisons, les établissements publics sont pavoisés comme au 14 juillet et dès midi, une foule de vingt mille personnes a envahi l'immense boulevard pour vois défiler les nombreuses sociétés invitées à la fête et qui viennent se grouper devant la mairie du 4ème arrondissement. »

Thévenet, député du Rhône, prend la parole à l'école Jacquard :

« ... le sympathique député du Rhône, après avoir adressé les remerciements aux organisateurs de la fête, qui est manifestation républicaine de tout l'arrondissement, félicite le Conseil Municipal de Lyon de ne s'être point laissé arrêter par les critiques de la réaction et d'avoir construit ces palais où l'enfant de l'ouvrier pourra respirer, avec l'air et le lumière qui fortifient les corps, l'air, la lumière et le liberté qui grandissent les caractères et font les citoyens. Le conférencier étudie ensuite le programme républicain de l'instruction. C'est parce que les républicains voient dans l'enfant non un sujet et un esclave mais un véritable citoyen, c'est parce qu'ils le considèrent comme une recrue pour l'avenir qu'ils ne comptent pas les sacrifices et les dépenses. La réaction ne maudit nos écoles que parce qu'elle a peur de la lumière, nous dit l'orateur, nous voulons laisser l'enfant libre de choisir Dieu qu'il veut adorer et ne pas lui imposer de prendre parti pour l'une ou l'autre de ces divinités qui se disputent les intelligences et les coeurs. 

M. Thévenet montre ensuite ce qu'a fait pour l'enfant le gouvernement républicain ; il le prend au premier âge pour le protéger, il crée ces écoles maternelles qui secondent si bien la mère retenue au foyer par son travail ; il a rendu l'école primaire gratuite, et son enseignement permettra à tous les citoyens l'entrée dans toutes les carrières. L'enseignement professionnel s'étendra de jour en jour et nous donnera cette génération d'industriels qui souvent mieux qu'une armée, préparent la revanche. (...) Thévenet termine en demandant aux citoyens qui l'écoutent de faire de la propagande pour peupler ces belles écoles. »

Au même moment, le député Burdeau donne une conférence à Commandant Arnaud.

« Le conférencier a pris pour thème l'instruction, il établit la comparaison entre l'éducation données autrefois par les associations religieuses et celles des instituteurs laïcs de nos jours. Les maisons d'école primaire étaient presque des gouges où l'enfant privé d'air, dépérissait. On mettait entre les mains de l'enfant, en fait de livres, un abécédaire, le psautier, un catéchisme, la civilité chrétienne, et c'était tout. Cinq heures sur sept étaient consacrées à la prière ou à l'étude du catéchisme. Il montre la jeunesse confisquée par l'Eglise et l'histoire de France passait après l'histoire de Rome. Le patriotisme était étouffé dans les âmes. »

 

Les deux journaux lyonnais Le Nouvelliste et Le Salut Public, donnent leur version.

Le Nouvelliste : « Une grande animation régnait hier à la Croix-Rousse, le plateau était en ébullition ; On inaugurait là-haut deux palais scolaires. Inauguration d'un palais scolaire signifie baptême laïque d'un monument très coûteux, par ces temps de misère, et répondant rarement à son affectation. Sur les plages bretonnes et ailleurs, Dieu merci, le marin prie le prêtre de bénir sa barque avant de la confier à l'Océan. Ici, nos gouvernements ne sauraient employer la traditionnelle et sainte coutume. Avant d'introduire dans ces bâtiments luxueux les enfants du peuple pour leur apprendre l'Oubli de Dieu, et partant celui de leur famille, point n'est besoin de prêtre. Une sarabande démocratique est plus en rapport avec l'usage du groupe scolaire qu'une cérémonie religieuse. Et voici comme on procède :

F. Burdeau et F. Thévenet, députés à la suite d'une erreur du suffrage universel, sont convoqués pour présider à la fête. Ils s'y rendent, accompagnés de musiques diverses, précédés par des enfants qui n'en peuvent mais, et suivis de frères et amis. Après avoir pris possession du bâtiment scolaire, F. Burdeau et F. Thévenet prononcent un discours, plus ou moins indigeste, sur n'importe quoi, excepté sur quelque chose d'utile ; puis les musiques jouent des airs variés, on lance un ballon, on tire un feu d'artifice et quelque fois on danse, et puis... «  e finita la commédia... ». Car en somme, ce n'est là que de la comédie. (....) Voilà qui doit bien faire plaisir à nos braves tisseurs qui, depuis longtemps, hélas ! ne connaissent plus le bien-être que donne le travail, cette source féconde tarie par la République. »

 

Le Salut Public : « ... Ce sont bien, en effet, deux palais que ces monuments destinés à recevoir de pauvres enfants qui, dans les mansardes de leurs parents, ont à peine, par ce temps de crise industrielle, un morceau de pain à se mettre sous la dent. Ce n'est pas le luxe de leurs maisons d'école qui fera oublier à ces enfants d'ouvriers le nécessaire qui leur manque chez eux. En attendant, ils auront emporté, pour se consoler, la bénédiction laïque des orateurs qui ont pontifié hier. MM. Burdeau et Thévenet, après avoir dit à la jeunesse qui allait prendre possession de ces demeures magnifiques qu'elle était l'avenir du pays, leur ont parlé un peu de tout, de Mirabeau, de l'ancien régime, de l'extirpation des abus sacerdotaux, judiciaires, despotiques, de la victoire remportée sur le sanglier d'Erymanthe, sur le lion de Némée, sur l'hydre de Lerne etc... L'auditoire n'y comprenait rien, mais il applaudissait tout de même. Cependant, beaucoup de pauvres tisseurs se disaient tout bas, et en entendant toutes ces choses et en regardant les palais scolaires, que la République ferait mieux de s'occuper un peu plus de leur bien-être et n'engloutir pas toutes nos finances dans les constructions luxueuses et ruineuses, où leurs enfants apprendront surtout à mépriser la condition précaire de leurs parents. »

Publié le 12 octobre 2005 à 16:07:30 dans Chroniques Croix-Roussiennes | Commentaires (0) |

Le 12 octobre....1867

Décès de Claude-Joseph Bonnet. C'est en 1811 qu'il crée, à l'aide de prêts familiaux sa première maison de soierie à Lyon. En 1835 il édifie dans son pays natal Jujurieux une manufacture chargée principalement de la préparation des soies. C'est un des pionniers de l'industrialisation. Son établissement de Jujurieux est le type même du pensionnat industriel. L'usine est composée exclusivement de jeunes filles dirigées par des religieuses qui les surveillent à l'atelier, au réfectoire et au dortoir. Un système qui hésite entre l'abbaye et le pensionnat. Les moralistes chrétiens se félicitent que les filles soient "astreintes à un genre de vie qui les séparait du monde et les préservait de toute tentation et de tout péril". Lyon le 4 mars 1870 va honorer ce soyeux en lui attribuant la rue croix-roussienne qui va de la rue Tabareau à la rue Philippe de Lasalle. Provocation du second Empire ? C'est dans cette même rue que les Canuts pendirent son effigie en 1831 lors de la révolte. En effet C-J Bonnet fut un de ceux qui refusa d'accepter le tarif négocié au préalable.

Publié le 12 octobre 2005 à 08:34:44 dans Ce jour là.... | Commentaires (0) |

Le 11 octobre....1748

Naissance de François Grognard. Négociant, il était spécialisé dans le tissage des étoffes d'argent, d'or et de soie. Le roi de Pologne l'avait nommé conseiller au commerce et il fut inspecteur du mobilier de la couronne sous l'Empire. Il a donné une rente annuelle de 4500 francs pour l'éducation d'un enfant de négociant infortuné (il y en avait !), pour instituer deux prix à l'école de dessin et pour servir à faire peindre, graver ou sculpter les portraits "des artistes lyonnais qui ont illustré la patrie". Lyon à donné son nom à la rue, toute en escalier, qui va de la rue Audran à la rue des Fantasques. Une société de boules dynamique et sympathique, qui oeuvre au pied du fort St Laurent, porte également son nom : Les Grognards !

Publié le 11 octobre 2005 à 07:23:52 dans Ce jour là.... | Commentaires (0) |

L'Hospice de la Charité

Service du Dr Voron : La pouponnière de la maternité.

Publié le 10 octobre 2005 à 20:38:52 dans Images du passé | Commentaires (4) |

L'Hospice de la Charité

Service du Dr Chatin : La couveuse.

Publié le 10 octobre 2005 à 20:37:10 dans Images du passé | Commentaires (0) |

Le 10 octobre....1796

Impliqué dans le complot du camp de Grenelle, l'ex-maire de Lyon Antoine-Marie Bertrand est condamné à mort.

Il était né le 1er mars 1757 à Lyon. Fils d'un négociant il fut marchand de soierie, associé à Chalier. Après la démission de Nivière-Chol et à la suite du retrait forcé de Gilibert, il est élu maire le 8 mars 1793. Arrêté le 30 mai il passe tout le siège de Lyon par la Convention en prison. Réintégré dans ses fonctions le 10 octobre 1793.

Publié le 10 octobre 2005 à 07:51:52 dans Ce jour là.... | Commentaires (0) |

L'Hospice de la Charité

Galerie de la salle Saint-Augustin. Trop de petits garçons pour les installer dans la salle proprement dite .

Publié le 09 octobre 2005 à 20:30:18 dans Images du passé | Commentaires (0) |

L'Hospice de la Charité

La façade de l'hôpital sur la place de la Charité vers 1860. L'hôtel de Provence et des Ambassadeurs est le lieu du décès du chirurgien de Napoléon 1er, Larrey.

Publié le 09 octobre 2005 à 20:27:43 dans Images du passé | Commentaires (0) |

<< |1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| 9| >>