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Présentation

Robert Luc, historien de la Croix-rousse.

Les Bambanes, les traboules de Lyon et les canuts de la croix-rousse.

robert.luc2@wanadoo.fr
04 78 27 11 51


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Le 24 juillet....1905

Naissance de Jean Long. La ville honore ce médecin en ayant attribué son nom au cours qui va de l'avenue Lacassagne au cours Richard Vitton. Dès 1941 il rejoint l'organisation de résistance "Coq Enchaîné" et donne des soins aux résistants. Il est en relation avec différents mouvement et est en contact avec André Philip. En représailles des attentats perpétrés par la Résistance, il est enlevé le 22 octobre 1943 à son domicile (au 18 du cours Henri... qui deviendra le cours du Docteur Long) par un groupuscule baptisé Comité national anti-terroriste. Son corps est retrouvé à Feysin au lieu dit "les quatre chemins" avec une inscription : "Terreur contre terreur cet homme paie de sa vie, le meurtre d'un national". L'avis de décès sera censuré et la mention initiale "lâchement assassiné" remplacée par "décédé".

Publié le 24 juillet 2005 à 06:57:08 dans Ce jour là.... | Commentaires (0) |

Le 23 juillet....1793

Riard de Beauvernois est guillotiné place des Terreaux par les autorités lyonnaises opposées à la Convention. Révolutionnaire, chef de la légion de la garde nationale, il était un des amis de Chalier. Après le siège de Lyon, le 28 octobre 1793, la nouvelle municipalité va donner son nom à la rue qui relie l'avenue Adolphe Max à la rue Ferrachat (aujourd'hui rue Monseigneur Lavarenne).

Publié le 23 juillet 2005 à 07:33:37 dans Ce jour là.... | Commentaires (0) |

Les tisseurs et les négociants

Pour mieux comprendre l'organisation de l'industrie lyonnaise de la soie au XIXème siècle, ce témoignage d'un ouvrier socialiste lyonnais de cette époque (1871) Joseph Benoit :

"Le mot de fabricant, quand il s'adresse au négociants, est impropre et ne rend pas compte de la situation véritable. Le négociant-fabricant est simplement un capitaliste qui engage des fonds dans l'achat des matières premières pour les revendre ouvrées. Son capital n'a pas d'autre destination. Tout le matériel utile à la fabrication appartient aux chefs d'atelier qui y ont un capital énorme engagé ; capital dont le négociant-fabricant seul profite pour faire concurrence aux fabriques étrangères qui sont placées dans d'autres conditions. Aussi, à Lyon, pour être fabricant et pour faire des affaires considérables, la mise de fonds est de beaucoup inférieure à celle qu'exige la plupart des industries. On sait comment, avec cette organisation, les fortunes des fabricants sont rapides et étonnent, à juste titre, ceux qui ne connaissent pas le mécanisme habile qui les produit".

Publié le 22 juillet 2005 à 10:20:23 dans Chroniques Croix-Roussiennes | Commentaires (1) |

Le 22 juillet....1799

Pauline Jaricot naît rue Tupin. Elle est une des rares femmes à qui la Ville attribue une rue. Même si l'Eglise tarde à la reconnaître, au contraire de Claudine Thévenet et d'Elise Rivet, ils sont nombreux les hommes de foi à célébrer sa vie et son action. « Pauline Jaricot, c'est l'église universelle, le zèle brûlant de l'Evangile porté dans les pays les plus lointains ». Et le cardinal Decourtray devant le pape Jean-Paul II le 4 octobre 1980 dans l'amphithéâtre des Trois Gaules : «... Pauline-Marie n'a pas versé son sang, mais la persécution qu'elle dut subir pendant vingt ans ne s'apparente-t-elle pas aux martyres de celles et ceux qui périrent ici ? » En effet, on ne lui fit pas de cadeau quand elle crée ce que l'on appellera la Propagation de la Foi. « Je suis faite pour aimer et agir. Mon cloître, c'est le monde », dit-elle. Et parmi le monde, celui des ouvriers. Son regard se porte à la fois sur la misère d'outre frontières et mers et sur celle des tisseurs sur soie. Elle va se lancer dans l'aventure industrielle en reprenant une fonderie en faillite « qui pourrait fournir une situation favorable à d'honnêtes ouvriers et à leur familles ». Quand on met les « mains dans le cambouis », on s'expose. Elle tombe sur trois escrocs et échoue dans ce projet. « Une mystique engagée » comme l'a décrit Jean Butin qui la classe dans les Lyonnaises qui ont marqué leur temps.

Publié le 22 juillet 2005 à 07:47:22 dans Ce jour là.... | Commentaires (0) |

Un bon gone...

Le Philippe Chevillard que l'on voit ici accoudé à une camionnette au parfum nostalgique est toujours Croix-Roussien ! Il a sévi un temps rue Duviard en créant un restaurant convivial le "120 rue de la gare" qui a aujourd'hui changé de nom. Epris de liberté et de contacts humains, il s'est reconverti dans le débarras de greniers et de caves, plus de petits travaux. Il fait partie du charme croix-roussien. Numéro de téléphone : 06 14 84 80 96

Publié le 21 juillet 2005 à 14:59:30 dans Actualités croix-roussiennes | Commentaires (1) |

La presse est en retard à Lyon

Nom d'un rat, le père Glaudius n'imaginait pas que la presse en était là !Déjà inquiet en voyant des correspondants du quotidien Lyonnais, rédiger des articles sur leurs propres associations ou leurs établissements commerciaux, il est cette fois catastrophé ! On vient de lui confier au creux de son oreille finement ourlée que dans l'Est de la France, un journal compte dans ses collaborateurs... des élus ! Il a tort de se morfondre ! Youppi ! Demain à la Croix-Rousse, Dominique Bolliet pourra envoyer directement le compte-rendu du Conseil d'arrondissement (il sera payé évidemment)et Emmanuel Hamelin sur la réduction du chômage à la Croix-Rousse (il sera payé également) ! L'information de proximité se porte bien ! 

Publié le 21 juillet 2005 à 12:24:34 dans L'humeur du père Glaudius | Commentaires (1) |

Le 21 juillet....1774

Naissance de Jean-Claude Fulchiron au 2 de la rue Mulet. Député, pair de France, il contribua aux frais d'élargissement du quai qui porte aujourd'hui son nom (du pont Bonaparte au quai des Etroits). Il fut très ami avec le ministre de Louis-Philippe, Casimir Perrier. Il est député du Rhône au moment de la révolte des Canuts de Novembre 1831 et prend la parole à la Chambre au cours de la séance du 19 décembre pour déclarer :

"... ce n'était pas la misère qui avait poussé les ouvriers de Lyon puisque les plus minces journées étaient de 28 à 32 sous et que quelques ouvriers touchaient jusqu'à 5 frs."

L'Echo de la Fabrique, le journal des tisseurs, en réponse "à la déclaration de Fulchiron puisée dans un rêve un peu ministériel" va chiffrer les revenus d'un chef d'atelier (canut propriétaire de métiers à tisser) : 336 Frs par an soit 85 centimes par jour. "Pour toute punition nous souhaitons à Mr le député qu'il soit obligé de vivre avec le double !" écrit le journal.

Les "Mr Fulchiron" ne manquent pas aujourd'hui !... L'Echo de la Fabrique...si !

Publié le 21 juillet 2005 à 07:10:46 dans Ce jour là.... | Commentaires (0) |

Guignol et le pouvoir

Pas si aimé que ça le théâtre de Guignol ! Pour preuve cette note de 1856 écrite par le sénateur administrateur du Rhône au sous-préfet de Villefranche :

« Le 18 de ce mois vous m'avez transmis en l'appuyant de votre recommandation, une demande par laquelle le Sieur Manissier, cafetier à Villefranche sollicite l'autorisation d'ajouter à son établissement un théâtre à la Guignol. Avant d'accorder cette autorisation je désire Monsieur le sous-préfet, que vous vous pénétriez bien des inconvénients que présentent pour l'ordre et la morale les théâtres à la Guignol. Les scènes qu'on y joue ne sont composées que de rapsodies les plus détestables et rarement la pièce se termine sans faire l'apologie du viol et même de l'assassinat. A Lyon j'ai été obligé de prendre des mesures énergiques contre ces établissements dont le nombre se trouve restreint aujourd'hui.à quatre et j'ai décidé qu'il ne serait pas augmenté. Tous les soirs un certain nombre de sergents de ville y font le nécessaire pour le maintien de l'ordre et empêchent la représentation de pièces interdites et encore ce déploiement de force est insuffisant pour réprimer les abus qui s'y commettent. Ces établissements ne sont en général fréquentés que par ce qu'il y a de plus infâme dans la classe ouvrière et la mère de famille hésite souvent à y mener sa fille tant elle appréhende le germe des mauvaises pensées que la jeunesse y puiserait infailliblement s'ils cessaient un instant d'être de la part de l'administration l'objet d'une surveillance active. L'ordre et la morale publique y trouveraient les plus grands dangers. J'ai cru Monsieur le sous préfet, devoir vous faire part des inconvénients que pourrait présenter un théâtre à la Guignol dans la ville de Villefranche et j'attendrai vos nouvelles observations avant de statuer."

Publié le 20 juillet 2005 à 16:04:02 dans Chroniques Croix-Roussiennes | Commentaires (0) |

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