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Présentation

Robert Luc, historien de la Croix-rousse.

Les Bambanes, les traboules de Lyon et les canuts de la croix-rousse.

robert.luc2@wanadoo.fr
04 78 27 11 51


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Charles Fleury Tabareau

Célèbre pour ses jeux de boules lyonnaises, aujourd'hui remplacés par la pétanque, la place Tabareau évoque un grand professeur de physique (1790-1866) et l'organisateur de l'Ecole de la Martinière. Il est intéressant de connaître sa conception de l'école en lisant cet extrait publié par le journal des tisseurs "L'Echo de la Fabrique" dans son numéro 38 de juillet 1832.

« Dans un pensionnat, il faudrait offrir aux jeunes apprentis l'adoption entière qu'ils trouvent dans les ateliers des arts : il faudrait les nourrir et pourvoir à tous leurs besoins. Ces frais considérables, et les dépenses également très élevées des ateliers, réduiraient à un très-petit nombre les élèves de la Martinière, dont l'éducation deviendrait ainsi un privilège en opposition avec nos nouvelles moeurs sociales ; et le magnifique présent qui dotera la ville de Lyon de près de cinquante mille francs de rente, après l'acquisition d'un vaste bâtiment, mériterait à peine d'être élevé au rang des institutions de bien public, si, au sein d'une nombreuse population, toute son influence se bornait à améliorer le sort de quelques familles. 

  Nous ne développerons pas davantage cette pensée d'éducation industrielle ; c'est par l'exercice même qu'elle doit acquérir toute la valeur et l'utilité dont elle est susceptible. Il est réservé à l'institution La Martinière de faire connaître avec quelle simplicité de moyens on pourrait rendre les hommes plus adroits et plus industrieux ; et un jour viendra peut-être où tous les systèmes d'éducation adopteront cet enseignement technique élémentaire qui n'exigera que peu de temps et de dépenses. Les jeunes gens qui, jusqu'à présent, n'ont cherché qu'à acquérir des talens d'agrémens, auraient aussi des talens d'utilité industrielle, dont les heureuses conséquences seraient de faire concourir au perfectionnement de l'industrie les hautes intelligences dont le développement est le fruit des éducations les plus distinguées, d'ennoblir des professions que les préjugés de quelques classes de la société repoussent, même comme un refuge dans leurs besoins les plus pressans, et d'établir un nouveau lien d'éducation parmi les hommes. 

La classe ouvrière ne doit plus rester étrangère aux premiers élémens des hautes sciences. Il est un ordre de connaissances qui doit faire le passage de la pratique des arts aux théories qui les éclairent : c'est la terre commune, rendez-vous de tous les hommes utiles, où les savans et les plus simples ouvriers doivent se rencontrer, s'entendre et favoriser mutuellement leurs travaux. 

Décorez d'un peu de gloire tout ce que l'éducation offre de pénible ; faites battre le coeur des pères de famille en entourant de louanges et d'honneur leurs fils qui se sont distingués, et vous verrez cette jeune génération, qui serait restée indifférente au froid calcul de l'intérêt personnel, accourir dans vos nouvelles écoles pour recueillir tout ce qu'il y a de glorieux dans l'estime et les applaudissemens des hommes

Par ces primes annuelles consacrées à l'indigence et au mérite, le pauvre recueillera une plus riche part de bienfaits que par le pensionnat, adopté à une autre époque par l'académie. Les frais du mobilier et du personnel nombreux d'employés qu'exigerait une institution de pensionnaires diminueraient considérablement le nombre des élèves qui recevraient, au nom du major-général Martin, l'existence dans leurs jeunes années et l'instruction qui doit protéger leur avenir. »

Publié le 25 juillet 2005 à 21:55:02 dans Chroniques Croix-Roussiennes | Commentaires (0) |

Le 25 juillet....1703

Mort de Gérard Audran membre d'une célèbre famille lyonnaise de graveurs. Lyon a donné son nom à la rue qui relie la montée Saint-Sébastien au boulevard de la Croix-Rousse. On peut voir sa statue sur la fontaine de la place des Jacobins. On lui les gravures de la "Bataille de Constantin contre Maxence" et du "Triomphe de Constantin" commandées par Le Brun. Louis XIV le nomma conseiller de l'Académie royale de peinture.

Publié le 25 juillet 2005 à 07:28:15 dans Ce jour là.... | Commentaires (0) |