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Présentation

Robert Luc, historien de la Croix-rousse.

Les Bambanes, les traboules de Lyon et les canuts de la croix-rousse.

robert.luc2@wanadoo.fr
04 78 27 11 51


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Les tisseurs et les négociants

Pour mieux comprendre l'organisation de l'industrie lyonnaise de la soie au XIXème siècle, ce témoignage d'un ouvrier socialiste lyonnais de cette époque (1871) Joseph Benoit :

"Le mot de fabricant, quand il s'adresse au négociants, est impropre et ne rend pas compte de la situation véritable. Le négociant-fabricant est simplement un capitaliste qui engage des fonds dans l'achat des matières premières pour les revendre ouvrées. Son capital n'a pas d'autre destination. Tout le matériel utile à la fabrication appartient aux chefs d'atelier qui y ont un capital énorme engagé ; capital dont le négociant-fabricant seul profite pour faire concurrence aux fabriques étrangères qui sont placées dans d'autres conditions. Aussi, à Lyon, pour être fabricant et pour faire des affaires considérables, la mise de fonds est de beaucoup inférieure à celle qu'exige la plupart des industries. On sait comment, avec cette organisation, les fortunes des fabricants sont rapides et étonnent, à juste titre, ceux qui ne connaissent pas le mécanisme habile qui les produit".

Publié le 22 juillet 2005 à 10:20:23 dans Chroniques Croix-Roussiennes | Commentaires (1) |

Le 22 juillet....1799

Pauline Jaricot naît rue Tupin. Elle est une des rares femmes à qui la Ville attribue une rue. Même si l'Eglise tarde à la reconnaître, au contraire de Claudine Thévenet et d'Elise Rivet, ils sont nombreux les hommes de foi à célébrer sa vie et son action. « Pauline Jaricot, c'est l'église universelle, le zèle brûlant de l'Evangile porté dans les pays les plus lointains ». Et le cardinal Decourtray devant le pape Jean-Paul II le 4 octobre 1980 dans l'amphithéâtre des Trois Gaules : «... Pauline-Marie n'a pas versé son sang, mais la persécution qu'elle dut subir pendant vingt ans ne s'apparente-t-elle pas aux martyres de celles et ceux qui périrent ici ? » En effet, on ne lui fit pas de cadeau quand elle crée ce que l'on appellera la Propagation de la Foi. « Je suis faite pour aimer et agir. Mon cloître, c'est le monde », dit-elle. Et parmi le monde, celui des ouvriers. Son regard se porte à la fois sur la misère d'outre frontières et mers et sur celle des tisseurs sur soie. Elle va se lancer dans l'aventure industrielle en reprenant une fonderie en faillite « qui pourrait fournir une situation favorable à d'honnêtes ouvriers et à leur familles ». Quand on met les « mains dans le cambouis », on s'expose. Elle tombe sur trois escrocs et échoue dans ce projet. « Une mystique engagée » comme l'a décrit Jean Butin qui la classe dans les Lyonnaises qui ont marqué leur temps.

Publié le 22 juillet 2005 à 07:47:22 dans Ce jour là.... | Commentaires (0) |